LE BACTBRIUM COU COMMUNE
mons, des plèvres, des méninges, des voies urinaires, et enfin dans le sang. Nous allons passer en revue ces différentes affections.
ENTÊRITBS INFECTIEUSES
Choléra nostras. — Hueppe * examinant les selles d'un enfant altiiut de choléra nostras y trouva en prédominance un bacille qui, cultivé sur gélatine, ressemblait au bacille typliique, au bacille napolitain d'Emmerich et au B. coli d'Escherich. Il coagulait le lait et était mobile, comme leB. d'Emmerich, dont il ne se distinguait que par une action pathogène beaucoup moins considérable chez le cobaye.
HH. Gilbert et Girode ont les premiers ' démontré avec certitude la présence du B. coli dans certains cas de choléra nostras. Leur note porte sur 3 cas de choléra nostras, chez des malades ayant présenté les accidents caractéristiques du choléra vrai. Dans ces 3 cas, les selles ont fourni des cultures presque pures de B. coli. Dans les 2 premiers cas» le sang n'a pas été examiné, mais dans le 3* quelques gouttes d'ezsudat sanguinolent, retiré pendant la vie d'un poumon hépatisé à l'aide d'une seringue, stérilisé, donnèrent des cultures pures de B. coli. Une heure après la mort, on ensemença du suc de poumon, du Toie, de la rate, et de l'épanchement pleurétique. Ces ensemencements donnèrent le même résultat.
Tous ces organes contenaient le B. coli à l'état de pureté. La durée totale de ce dernier cas avait été de 2 jours; il s'était accompagné d'un exanthème. La température, pendant les 5 derniers jours, oscillait entre 38<* et 39^ v^^^ ^^ An, il y avait eu complication de lésions pulmonaires, pleurales et péricardiques. Gilbert et Girode ont d'ailleurs reproduit un choléra expérimental en faisant ingérer, à un cobaye, 2 ce. et demi de culture dans le bouillon, du B. coli isolé des selles riziformes de leur premier malade. Ces cobayes sont morts après avoir eu de la diarrhée et à l'autopsie on constata toutes les lésions d'un véritable choléra expérimental.
Widal, Chantemesse et Legry ' ont publié un cas de choléra nostras avec autopsie faite 6 heures après la mort. Le sang du cœur et les parenchymes des différents viscères ensemencés ne donnèrent lieu à aucun développement. Les selles, la bile, les parois intestinales conte naient en grande abondance le B. coli. La cavité péritonéale le contenaient en moins grande quantité. Les cultures se montrèrent d'une extrême virulence.
M. Rénon * a étudié 4 cas de choléra ayant présenté tous les symptômes classiques du choléra asiatique ; 2 fois snr 4 il a isolé le B. coli.