Renom, Ann. de Vïnstitut Pasteur , 1892, p
Dans un cas, il était associé au staphylococcus pjogenes aureus; dans le second cas, au bacille virgule.
Diarrhée cholériforme: — L'épidémie de choléra de 1892 a du reste permis de constater un grand nombre de faits semblables. M. Netter' dans Texamen de 20 cas de diarrhée cholériforme (avec 6 morts) a trouvé constamment le B. coli, soit seul, soit associé à d'autres espèces, en particulier au B. de Friedlander et au streptocoque. M. Netter n'a jamais constaté, dans des diarrhées cholériformes, la présence du B. virgule. Il conclut donc que ces diarrhées sont coniiplétement indépendantes du B. virgule qui appartient absolument au choléra.
Choléra infantile, — Dans le môme ordre de faits rentrent un certain nombre d'observations analogues, faites chez les enfants.
Wyss^ chez un nouveau-né de quelques jours atteint d'une entérite légère et mort brusquement, de fièvre, isola des difTérents viscères des plaques de Payer et des ganglions mésentériques le B. coll.
Âfacé et Simon' ont publié 3 cas d'entérite infantile produits par le B. coli.
Lesage^ dans 22 cas de diarrhées infectieuses, a conclu également que le B. coli virulent était l'agent de ces entérites.
Rossi-Doria* a étudié 20 cas mortels de diarrhée épidémique chez les enfants âgés de quelques jours à 20 mois. Il a trouvé, dans les selles et les frottis d'organes, des cultures pures de B. coli.
Dysenterie, — Marfan et Lion^ ont publié deux observations d'entérite dysentériforme caractérisées anatomiquement par des ulcérations du gros intestin et, cliniquement, par de la diarrhée, l'absence de fièvre, de tout symptôme typhique, et par un coUapsus algide terminal.
Le B. coli se retrouva dans les ganglions mésentériques, dans le liquide péricardique et, une fois sur deux, dans le sang du cœur.
Maggiora^ a observé une épidémie de dysenterie, dont il étudia 20 cas au point de vue bactériologique. Il rencontra le B. coli dans tous les cas, en grande quantité, parfois en culture pure. D'autres microbes : le proteus vulgaris, le B. fluorescens liquefaciens, le bacille de Gessard, les staph. aureus et albus lui étaient associés.
Le B. coli se montra très virulent pour les cobayes. L'auteur attribue les cas de dysenterie qu'il a observés à l'action du B. coli.
On peut faire cependant quelques réserves sur cette conclusion.
Péré, onze fois sur dix-huit observations, a reconnu le B. coli dans les urines de dysentériques du Tonkin, très sévèrement frappés. Il con-
1. Netter, Semaine médicale y 1892, n« 37, p. 294. . 2. Wyss, Centralblatt f. Bakteriotogie, 1885.
3. Macé et Simon, Revue Qénérale de clinique et thérapeutique, n« 49, 1891.
4. LssAOE, Entérite et B, coli. Soc. méd. des hôpitaux, janv. 1892.
5. Rossi-DoRiA, Centralblatt /*. Bakteriologie, 1892, n» 14, p. 458.