‹ Archives de médecine expérimentale et d'anatomie pathologiqueChapitre 69 sur 298 · Bœnnecken, Virchows* Arch.y 1890, Bd CXX · texte numérisé non relu

Bœnnecken, Virchows* Arch.y 1890, Bd CXX

4. A. Frœnkel, Wiener klinische WochenschHftj 1891, no 13, 14, 15,

1B6 K. WUllTZ.

Péritonites sans perforation intestinale. — Dan? les expériences relatées ci-dessus, Glado et Bœuuecken ont montré qu'an début de l'étranglement herniaire, quand il y a simple infiltration séreuse des tissus, les bactéries traversent la paroi intestinale et viennent se répandre dans le liquide du sac et la sérosité de la grande cavité péritonéale.

M. Malvoz^ a publié 6 intéressantes observations de péritonite dans lesquelles le B. coii se trouvait presque à l'état de pureté et où l'autopsie n'avait révélé aucune perforation préalable, soit de l'intestin, soit des voies biliaires. Dans ces cas, la péritonite était consécutive à des thromboses de l'artère mésentérique, à un carcinome avee rétrécissement du rectum, à une entérite ulcéreuse aiguë, à un ulcère du côlon ascendant et à une appendicite; dans la sixième observation, c'étaient des ulcérations de la muqueuse biliaire qui avaient déterminé la péritonite. Il est probable, d'après M. Malvoz, que le B. coli avait envahi les voies biliaires, et qu'à travers les parois de la vésicule, il s'était insinué dans la cavité péritonéale.

Welch'a trouvé, dans l'exsudat séro-flbrineux de péritonites, sans perforation et non purulentes, 3 fois le B. coli à l'état de pureté.

Le rôle pathogène du B. coli, dans l'appendicite sans perforation, a été indiqué pour la première fois par Talamon. Adenot' a trouvé le B. coli dans des cas d'appendicite sans perforation, ayant amené une péritonite généralisée.

Péritonites par perforation, — Le rôle du B. coli, comme agent de péritonite par perforation, n'est pas absolument exclusif. En effet, quelle .que soit sa prédominance sur les autres bactéries qui habitent normalement l'intestin de Thomme, le nombre de ces autres espèces étant très grand, la flore microbienne intestinale est extrêmement variée. Dès qu'il y a effraction de ces microbes dans la séreuse péritonéale, ceux-ci peuvent donc s'y cultiver et s'y développer en même temps que le B. coli. Néanmoins, quand il y a perforation, bien souvent on ne rencontre qu'un seul microbe, et c'est presque toujours le B. coii.

C'est à Lamelle^ que revient le mérite d'avoir indiqué le premier le rôle du B. coli dans les péritonites par perforation. Il ii^ectait à des chiens et à des lapins du B. coli en suspension dans de la bile ou dans une émulsion de matières fécales stérilisées. 11 provoquait ainsi régulièrement une péritonite rapidement mortelle. Le B. coli injecté dans une culture ordinaire ne donnait aucun résultat. Lamelle conclut que le B. coli est l'agent véritable de la péritonite par perforation, quoique ce rôle ne lui revienne que dans certaines conditions.

Gravitz était déjà arrivé à des conclusions analogues, en étudiant

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