Maggiora, Centralblatt f. Bactériologie ^ fév
LK BACTëRIUM COLI COMMUNE. 155
sidère à juste titre cette invasion des organes par le B. coli comme une infection secondaire.
B. COLI DANS LES HERNIES ÉTRANGLéES. — CHOLÉRA HERNIAIRE
En 1861, M. Verneuil avait déjà émis l'idée que le liquide contenu dans le sac herniaire devait renfermer des matières toxiques et imtantes. Nepveu, en 1867 puis en 1883, signala la présence de bactéries dans la sérosité péritonéale des hernies étranglées.
Garré^ examinant 8 cas de hernie étranglée, n*a trouvé qu'une fois des niicrocoques.
Clado', dans plusieurs cas d'étranglement herniaire cholériforme, a rencontré dans le liquide du sac le B. coli, qui se retrouvait dans les viscères à l'autopsie des malades, morts d'étranglement herniaire, avec les svraptômes classiques du choléra herniaire.
Boennecken' a étudié expérimentalement, chez les chiens, l'étranglement herniaire. Il a trouvé, dans 15 cas, le B. coli 11 fois en grande abondance dans le liquide du sac. Il n'y avait pas de péritonite, sauf dans les cas de gangrène et de perforation. Dans le sang, il ne trouvait pas de micro-organismes.
M. Despreaux et moi sommes arrivés à des résultats analogues, dans des recherches inédites auxquelles nous nous sommes livrés, en liant l'intestin grêle d'une façon aseptique chez le lapin. Sur 5 lapinS; dont deux tués au moment où les animaux étaient expirants, nous n'avons constaté qu'une fois le B. coli dans le sang du cœur, deux fois dans le péritoine, et une fois dans l'exsudat du poomon atteint de congestion.
Bœnnecken admet que la mort est due à l'envahissement de Torgaoisme par le microbe, ou à une intoxication due aux produits sécrétés par ce microbe.
A. Frcenkeh pense même que la mort rapide, survenant à la suite d'opérations de hernies étranglées, tout à fait récentes, est due à la présence du B. coli dans le sac herniaire. Il y aurait résorption des substances toxiques sécrétées par le microbe, résorption qui déterminerait les accidents en question.
PÉRITONITES
Le B. coli peut déterminer des péritonites, soit quand il y a perforation intestinale, soit même sans qu'il y ait de communication directe entre le contenu de l'intestin et la séreuse abdominale.