‹ Archives de médecine expérimentale et d'anatomie pathologiqueChapitre 71 sur 298 · INFECTIONS HÉPATIQUES · texte numérisé non relu

INFECTIONS HÉPATIQUES

On a vu que la bile contient assez souvent, peu d'instants après la mort, le B. coli (Létienne).

La première constatation de la présence, à l'état pathologique, du bacille d'Escherich dans les voies biliaires et le foie a été faite par MM. Gilbert et Girode».

Cette constatation porta sur 2 cas, le premier d'angiocholite suppurée, le second de cholécystite et d'angiocholite suppurée ; ces cas s'étaient développés l'un et l'autre, au cours de la lithiase biUaire.

On examina la vésicule biliaire, sitôt après son ablation. Le pus contenait une culture pure de B. coli. Dans le premier cas, les conduits biliaires intra-hépatiques, purulents, contenaient le même micro-organisme, à l'état de pureté. Le B. coli peut donc être rencontré dans les voies biliaires et y déterminer des lésions suppuratives. On peut supposer que c'est ce bacille qu'ont vu et décrit en 1886 MM. Netter et Martha, dans un cas d'endocardite infectieuse compliqué d'angiocholite. Les cultures ne furent malheureusement pas faites, de sorte qu'on ne peut rien conclure de ce fait.

Page 1