ÉTUDE DE LA TUBERCULOSE AVIAIHE CHEZ LE LAPIN. 1T
mencement du second jour après Tinfection. Chez l'autre, après la disparition de Thyperémie conjonctivale, Toeil restait libre de phénomènes inflammatoires pendant deux mois, mais le corps vitré se trouvait trouble à Texamen ophthalmoscopique et la rétine ne se distinguait pas. Dans la conjonctive bulbaire, à l'endroit de la perforation, on observait déjà au premier jour la formation d*une petite saillie, qui restait dans le même état pendant des semaines ; puis, elle commençait à augmenter graduellement et à se continuer dans la direction de la cornée. Au commencement du troisième mois cette saillie avait atteint la grandeur d'un pois et franchi la limite de la cornée, dont la périphérie commence à se troubler autour d'elle ; un peu plus tard apparurent les vaisseaux néoformés. Le reste de cette membrane gardait sa transparence ; dans l'iris on n'apercevait pas de tubercules. Ce lapin ne présentait pas de symptômes morbides visibles; au contraire, son poids augmentait : il resta dans cet état jusqu'au soixante-et-onzième jour quand il a été sacrifié. À l'autopsie on n'a trouvé rien d'anormal dans les organes internes.
Des cinq lapins inoculés dans les veines trois ont péri dans des intervalles de temps variant entre 10 et 20 jours; d'abord ils ne présentaient pas de symptômes morbides, puis, quelques jours avant la mort, ils commençaient à maigrir. Le quatrième succomba au bout de 30 jours. Le cinquième (dont les yeux n'ont pas été inoculés) périt au bout du quatrième mois (c'est-à-dire au bout du sixième mois après la première inoculation). Ce dernier animal — une grande lapine — avait presque constamment l'air tout à fait bien portant : après la mise-bas, qui eut lieu quinze jours avant la mort, elle commença à maigrir rapidement. L'autopsie des trois premiers lapins n'a rien révélé, sauf une augmentation du volume de la rate contenant des bacilles. Chez le quatrième, la rate fut trouvée d'une grandeur frappante. Le cinquième présentait de la tuberculose généralisée pulmonaire et rénale. Toute la surface des poumons était parsemée par des tubercules ; des parties de cet organe étaient totalement transformées en masses caséeuses. Il se trouvait un épanchement pleurétique assez abondant. La rate était de grandeur nor-
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maie et ne contenait pas de tubercules, de même que le foie. Les deux reins présentaient quelques foyers de tubercules ayant une forme pyramidale avec le sommet dirigé vers le milieu de l'organe; en outre il s'y trouvait quelques tubercules solitaires. Le péritoine était libre de tiibercules.
EXÀMKN MICROSCOPIQUE.
L'examen microscopique des yeux et des reins des lapins fait dans les premiers jours après l'infection n'a rien révélé qui différât considérablement de ce que nous avons observé dans le 'même intervalle de temps en étudiant le développement de la tuberculose humaine. Il faut noter seulement que dans les expériences avec les bacilles de la tuberculose aviaire la leucocytosc polynucléaire était prononcée d'une façon hea,\xcouf plus inJense ; de même, la quantité d'exsudat fibrineux dans la chambre antérieure et dans le corps vitré était dans le cas de la tuberculose aviaire considérablement supérieure à celle qui s'observait dans le cas de la tuberculose humaine.
Au centre de Isicornéedxi lapin mort 30 jours après l'infection se voyait une grande accumulation de leucocytes polynucléaires et surtout de leurs débris; les cellules fixes, contenant souvent des bacilles, étaient gonflées; les cellules épithélioïdes ne se trouvaient pas. Le même tableau, mais avec une leucocytose polynucléaire plus prononcée, s'observait sur les yeux dans la cornée desquels s'étaient développés des ulcères avec de petits points sur leurs bords. Ces points ressemblaienl à l'œil nu à des tubercules; à l'examen microscopique ils se sont montrés composés de leucocytes polynucléaires et de leurs débris. Dans un seul cas (36 jours) nous avons trouvé de trois à cinq jeunes cellules épithélioïdes avec des bacilles; ces cellules siégeaient au bord de l'ulcère central, presque sous l'épithélium cornéen.
Un mois après l'introduction de la culture dans la chambre antérieure, on a constaté dans l'iris la formation de tubercules qui ne se distinguaient qu'au microscope; chez un autre lapin les tubercules manquaient dans Viris au trentre-troisième jour