ÉTUDE DE LA TUBERCULOSE AVIAIRE CREZ LE LAPIN
environnant'. L'aspect de ces îlots de dégénérescence différait un peu de celui des foyers caséeux que nous avons observés dans la tuberculose humaine^ les masses paraissaient presque homogènes et se coloraient d'une façon encore plus intense . Les masses caséeuses contenaient — à leur périphérie surtout — beaucoup de grains de chromatine et abondaient en bacilles . Autour d'elles se trouvaient un grand nombre de cellules épithélioïdes, dont les plus rapprochées des Ilots caséeux avaient le protoplasma presque homogène et ressemblant beaucoup au contenu de ces îlots. Les particularités concernant le réticulum, les canalicules, les cellules fixes, les leucocytes mononucléaires (les formes polynucléaires manquaient) ne différaient pas de celles que nous avons observées dans la tuberculose humaine.
Les reins des lapins morts un à cinq' mois après l'inoculation intra-veineusese caractérisaient par la particularité suivante. Au milieu des foyers tuberculeux on trouvait toujours des îlots ayant toute l'apparence de coupes transversales ou obliques des canalicules et qu'on devait reconnaître comme les restes de ces canalicules (fig. 7). Ces endroits accusaient la dégénérescence caséeuse la plus prononcée. Leur structure était absolument désorganisée; tout était transformé en une masse presque homogène , très fortement colorée par l'éosine et contenant des quantités immenses de bacilles. Ce qui était le plus singulier, c'est que ces coupes étaient toujours très nettement limitées, décollées même de leur entourage, c'est-à-dire séparées par une petite zone vide et ne se confondant jamais avec le tissu entourant. Ce tissu présentait à' son tour des phénomènes de dégénérescence ; quelquefois on pouvait distinguer autour des restes canaliculaires des couches concentriques formées par la même masse homogène; quelquefois cette masse entourait les coupes canaliculaires d'une façon plus diffuse. Encore plus loin vers la périphérie on voyait des [cellules épithélioïdes
i. Ces particularités ont élé aussi signalées par M. Pfandbr dans son étude sur la tuberculose aviaire. Beitrag z. Histologie d, Hûhnertuàerkulose {Arbeit, aus d. Gebiete d.patk. AnaL u, Bakteriologie, aus d. path, ïnsl. zu Taàingen,, I, 1891. p. 309).