V. Dk la PARALYSIE ASCENDANTE SUITE DE COQUELUCHE
par p. J. Mœdius (CentralbL f. Nervenheilk.y 1887.)
Une observation. Après la coqueluche, il se développa une pan'sie d'abord des jambes, puis des hra«, des muscles do ia nuque et du diaphragme. Disparition des réilexos tendineux. Aucun trouble de la sensibilité, ni des réflexes superficiels, ni de la fonction des nerfs crâniens, ni des viscères. Les accidents moUnirs ne furent
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pas graves, ni atrophie, ni modiGcaiion de rexcitabiliié électrique. Prompte ^'uérison. La paralysie procéda par sauts, sans toucher aux muscles abdominaux, à ceux de la colonne vertébrale, aux muscles intercostaux; sinon, le diaphragme étant paralysé, la mort se JAt produite. Il est probable qu'il s'agissait de névrite mullilo* culaire périphérique, car la vessie et l'intestin demeurèrent inlanls. et rissue fut promptement favorable. Infection probablement analogue à celle qui donne Heu à la paralysie diphlhéritique (toxine coqueiuchale). L*auleur sif'iiale encore un cas du même ordre rappelant la poliomyélite aiguë. P. K.
YI.^Db L*Bv»TiRO*KPiLeFHB CHEZ LBs BARçoNs; par K. Laufbnauer {CentratU, f. Nervenhcilk., 1887).
L'bysiéro-épilepsie ra&le ressemble en tous points à rbystéioépilepsie femelle. 11 eu est ainsi pour Thystéro-épilepsie des fiarçons. Toutefois elle est chez Tenfant moins marquée, moins typique. Quatre observations. Dia^;nostic possible pur les sii^mates et la marche de l'accès, en ce qui concerne l'épilepsicl/hystéroépilepsie des garçons diffère de celle des hommes» par riné^«alité pupillaire, la fréquence des hyperesthésies, la nature terrifiante des délires qui succèdent aux attaques. Toujours héréditaire, elle éclate parfois à la suite d'une cause occasionnelle traumatique ou psychique ; la phthisie l'accompagne souvent. Elle guérit toujours par l'isolement, les toniques, l'électrisation faradique et statique, le massage, l'hydrothérapie. Ne donnez de bromure que si, au début, l'excitabilité psychique et physique est très vive ; ne prolongez pas lactiou du médicament. P. Keraval.
. VU. Dk la PARAPLÊGiB DANS US UAL DE Pott; par J. Althacs (Centruibl. f, yervenheilk^, 1887).
Observation. Carie des corps, des cartilages et des ligaments des 9* et 10* vertèbres dorsales ayant, par contiguïté, engendré une pacbyméningite externe, avec épaissi^sement et produits caséeux : compression ultérieure de la moelle. Myélite interstitielle des faisceaux pyramidaux (d'où paralysie avec exagération des phénomènes tendineux), et des cordons postérieurs (douleurs névralgiques podaliques) : intégrité probable de la substance grise. Bons effets du fer rouge. Pas d'abcès par congestion. Etude critique. Le fer rouge, mauvais dans les affections de la moelle, convient &ux affections de ses méninges. P. K.
VIII. De la NATl'RR DR LA MALADIE DE BaSEDOW; par P. J. MœbIUS,
{CentraWl, A Nervenheilk.y 1887).
U'après les chirurgiens (opérations), les physiologistes (extirpa-
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lions), et les médecins (niyxœdème), le corps thyroïde a une grande importance trophophysiologique sur Téconomie, et probablement il exerce une action chimique (cachexie strumipriva). Comparaison du crétinisme goitreux et du myxœdème, du crétinisme et du goitre exophthalmique, de la maladie de Basedow et du myxœdème. bans le myxœdème, la glande thyroïde a cessé de fonctionner ; dans la maladie de Basedow, elle est en élat d'activité pathologique, activité qui préexiste à Tensemble symptomatique, avant même qu'elle ait augmenté de volume. La cause de cette affeclion glandulaire doit ôtre un poison organique (leucomalne quelconque) qui agit chez un individu, déprimé, privé de résistance, de par une tare héréditaire, une émotion ou tout autre cause générale.
IX. Des troubles ob l'ouib kn des cas de paralysie faciale PERIPHERIQUE légère; par 0. Rosbnbach [CentralbL f. ftetvmkeUk,, 1887}.
Trois observations prouvant que, môme dans les formes légères de paralysie faciale rhumalismale, il peut exister un trouble assez considérable dans le domaine des perceptions acoustiques, et que, à moins qu'il ne s'agisse là que d'une coïncidence acciden telle, dont l'avenir fera jastice, il doit y avoir relation pathogénéti^uo entre les deux ordres de manifestations, car les troubles de l'ouïe diminuent de concert avec la diminuiion des symptômes paralytiques, et disparaissent complètement avec la teitituiio ad intC" ffrum du facial. Cette marche est caractéristique. Examen et dia^gnostic traités du reste à fond. L'idée qui vient à Tesprit c'est que l'inflammation du facial s'est transmise au nerf du muscle de rétrier ; en tous le^ cas il existe une légère paralysie du tronc de l'acoustique. P. Keraval.
X. Athétosb bilatérale; par Kurella {CenlralbL f. Nervenheilk., 4887).
Observation avec autopsie. AtUétose progressive et généralisée aboutissant à une espèce d'attaque avec perte de connaissance totale, représentant le maximum d'exagération de l'athélose en étendue, de même qu'en intensité : les convulsions portent à la fois sur les muscles déjà pris, à la fois sur ceux de la face^ de la langue : grincement des dents lésant lèvres, gencives, bord antérieur de la' langue ; convulsions des globes oculaires ; respiration irrégulière et stertor; expiration soufUante (fume la pipe). L'attaque dure 3/4 d'heure, elle cesse sous i'intluence de 0,02 de mor* phine : sommeil. Amnésie consécutive. Trois mois au lit. Se relève amélioré. Puis, nouvelle aggravation, gâtisme; alimentation passive. Phthisie pulmonaire, mort. L*auleur insiste sur l'origine
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congèoiale (12 ans); au début minime, elle s'aggrave à Tàge adulte. Pèie chorétque. Encéphalite corticale diffuse à la périodr d'atrophie et d organisation conjonctive au niveau des deux ascendantes des deux cAtés, et, à gauche, du lobule pariétal supérieur et de la première occipitale d'Ecker, Pathogéuie : hyperexcilabiiité inflammatoire, irradiations corticales et souscorlicaies. F. K.
XI. Observation:) neuropathologiqccs ; par M. Bernharot {CentralbL f. Ncrvenheilk., 4887).
I. Paralysie traumatique du radial. — Coup de couteau lancé à l'espagnole, ayant pénétré à la partie supéro-postérieure du bras et comprimé, par bascule naturelle du manche, le nerf contre les os (contusion). — II. Paralysie partielle de la sensibilité (gliome central de la moelle cervicale?). Lésion de la zone radiculaire des nerfs cervicaux gauches, gliome avec formation de cavités dans la substance grise centrale de la même région. Pas d*autopsie. P. K.
XII. Delà paralysie siHULTANiR de plusieurs nerfs crâniens; par P.-J. Mœbius {CentralbL f. Nervenheilk,, 1887).
Cinq observations, dont une avec nécropsie. Elles ont ceci de commun que plusiers nerfs crâniens furent lentement affectés, sans autres symptômes essentiels. Dans l'observation IV, il s'y ajouta, en sus, des symptômes de lésion cérébrale. Diagnostic, confirmé par Tautopsie précisément de cette observation IV : lésons de la base, siégeant principalement dans la fosse crânienne moyenne, mais, dans quelques cas, portant aussi sur la fosse antérieure. D'où l'atteinte des troisième, quatrième, cinquième, sixième, septième et même dixième, onzième, douzième paires. Dans l'observation V, fracture^ de la base. Syphilis supposable avec inflltration primitive des troncs, pour trois de ces faits. Pas de tuberculose. P. K.
XIII. Contribution a la morphologie et a la morphooénîîse du tronc DES HÉMISPHÈRES CÉRÉBRAUX; par G. Jelgkrsha. Ttaduit du kolkm' daiSf par Kurella [CentralbL f, Nervenheilk,, 4887).
Cette étude des ganglions de la base et de leurs organes descendants est basée sur l'analyse anatomique de l'encéphale de cinq idiots. L*auteur conclut ce qui suit. Le bulbe et le tronc des hémisphères contient trois systèmes : A, un système intellectuel qui est formé de faisceaux conducteurs et d'oasis de cellules dégénérant dans leur totalité à la suite d'une lésion deTécorce; B, uu système d'association reliant l'appareil intellectuel k l'arc réflexe et se composant d'une partie centrifuge (^^yslèiue pyramidal) et
d*une partie centripète (ruban de Reil) ; C, un arc réflexe qui comprend aussi ie premier relai central des nerfs auditifs et optiques et les faisceaux de conjonction des divers centres primitifs. Les hémisphères se formant bien après que le tronc du cerveau est terminé, c*est par degrés que le centre intellectuel, poussant ses racines au travers de Tare réflexe, crée le tronc de la base. Chacun des organes des sens s'accentue et s'individualise dans le bout central de Tare réflexe. Ënfln Tappareil intellectuel ressort net* tement des dégénérescences typiques de Tidiotie, et forme un cercle fermé de l'écorce au cervelet et du cervelet à Técorce (double voie en sens inverse).
SCBiXA
Eoorce cérébrale.
Capsule interne. Couche optique. Capsule interne.
Noyau rouge. Pied du pédoncule cérébral.
Raphé. Protuljérance Olive.
Pédoncule cérébral. Raphé. Raphé.
Noyau dentelé. Pédoncule cérébel. moyen. Corps re<^tifortne.
Cervelet. Cervelet, l/apparcil intellectuel- se relie donc à l'arc réflexe : I, dans le cerveau : par le système des pyramides et le ruban de Réil. — 11, dans le cervelet : par le faisceau latéropyramidal et les flbres cérébellobulbaires. I.e cervelet s'associe en somme aux opérations psychiques du cerveau. P. Keraval.