BiNswANGËR. {Ncurol. Centralbl
Rien n'est variable, non seulement en général, mais chez un même malade, suivant le moment et tes condilions de chaque cas particulier, comme la sensibilité tabétique. A fortiori, pour peu que l'intelligence ait subi quelque atteinte. Dans une série d'observations, dont l'auteur fournit un type, la sensibilité cutanée varia en étendue, mode, quantité à diverses époques de l'examen; des fluctuations se firent sentir pour les régions considérées à des intervalles de temps très courts. Les troubles de la conductibilité, les changements de l'irritabilité cérébrale, l'aptitude variable à la réceptivité des stations terminales de la moelle et du cerveau, l'excitabilité modifiable des expansions nerveuses à la périphérie de la peau, la prolongation même de l'examen (exercice de la fonction), transforment k vue d'œil l'état de la sensibilité (une observation), ainsi que l'application de l'aimant et des courants galvaniques minuscules (une observation), même dans ces maladies à lésions, P. K.
IV. Contribution a la question de l'acoustique; par A. Forel. '— Répliques aux précédentes remarques ; par P. f lechsig. — Contribution A LA QUESTION DE LORIGINK. DU NERF AUDITIF ET A l'iM-
PORTANCE PHYSIOLOGIQUE DU NERK VESTIBULAIRE ; pai* W. USCIITEREW
{Neurol. CentralbL, 1887).
. Nous n'enireroiis pas dans la discussion soulevée par MM. Fore! el Flechsig, à propos des nerfs et noyaux et de la priorité, ou de rcxcellence de leurs vues que nous avons déjà résumées en leur temps. Il ne sera pas sans iuiérôt cependant de condenser le mémoire de M. Bechterew. Du développement du système nerveux chez des fœtus humains, il est arrivé à établir que :
La racine postérieure de racoustique, qui constitue le prolonj^ment du nerf cochléaire, se divise, après son entrée dans le bulbe, en deux branches, de même que la racine antérieure du même nerf (prolong^ement du nerf veHibulaire), — L'une de ces branches pénètre dans le noyau antérieur de racoustiqutj (noyau antérieur de Meynert), en connexion par des fibres du corps lrapézo!de avec l'olive du même côté et du côté opposé. — L'autre branche (interne) d'abord côtoyée par le noyau antérieur, le dépasse en arrière, embrasse les flbres restiformes, fait un crochet en dedans, et gagne ce qui reste des fibres restiformes au niveau du plan supérieur de la formation réticulaire; ici cette branche devient un noyau supéro-dorsal, au voisinage du raphé; mais ses libres ne sont point en rapport avec le noyau interne ou supérieur du même côté (Henle, Schwalbe,Edinger). La racine antérieure de Tacoustique, après avoir atteint la partie supérieure du noyau de Deiters, gagne le noyau situé en arrière, en dehors, au-dessus de celui-ci (noyau angulaire de Bechterew; noyau principal du nerf vestibulairc de Flechsig); une partie de cette même racine i>'lnfléchit PU bas pour former la racine ascendante de l'acoustique.
Les racines des nerfs périphériques ne sont pas du tout en relation avec le cervelet, elles sont déjà pourvues de myéline, bien avant que le cervelet en ait. Mais le noyau principal du nerf vestibulaire est en connexion, par un trousseau spécial qui traverse le segment interne du pédoncule cérébelleux, avec les noyaux centraux du cervelet. Et la racine ascendante de l'acoustique est le prolongement de la deuxième branche de la racine antérieure du même nerf. Enfin, au point de vue physiologique, il y a lieu de considérer comme démontrée la diversité des fonctions du rameau cochléaire et du i*ameau vestibulaire, de même que du limaçon et des canaux semi -circulaires (Forel,Onufrowicz, llœgyes, Flourens, Brown-Séquard, Goltz, Cvon, Lœvemberg, Scolucha, Loysaiier, Bechterew}. ' P. K.