XV. Un cas DB SURDIMUrirê CBEZ un BVSTftRO-ÈPILKPTIOUE
Ipar K. Mkndel (NeuroL CentralbL, i887.)
Après avoir établi chez son malade (homme de cinquante-et-un ans), l'existence d'accidents hystériques, l'auteur fait remarquer que la surdimutité remonte à quinze mois seulement, qu'elle s'est présentée par accès plus ou moins prolongés, mais ayant bientôt
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laissé chaque jour au palienl un répit de trois heures le matin, cela depuis un an. De l'examen laryngoseopiqae et otoscopique pratiqué au moment des accès, et de la discussion du diagnostic, il résulterait qu'il s'agit d'un trouble paralytique fonctionnel et périodique do centre chargé de transformer en sons artîcaiés les représentations figurées du centre des mots par Taetion combinée de divers nerrs (facial, glossopharyngien, pneumogastrique, hypoglosse). Ce centre pourrait bien être le. noyau lenticulaire. En luéme temps, anesthésie d*un autre centre sous^ortical (tuber* cule quadrijumeau postérieur, — couche optique ?) expliquant la surdité. Intégrité psychique dans Tespèce. L'hypnotisme associé k Tapplication de Taimant et des courants continus détermina une amélioration. ' . P. K.
XVI. Un cas D'OPHTEALUOPLioiK BILATÉRALE AVKC ACCIOBICrS 0*ATAXIE ET PARÈâlB UNILATftEALB DE L*APPAREIL MUSCULAUB DB LA MASTI- CATION ; par Zifoi {Centralbl, f. Nervenheilk.^ 1887).
Observation complète avec discussion du diagnostic. Affection en foyer du cùté droit du pédortcul^ eérébrat ^lùéningite pi as ou moins circonscrite de la fosse moyenne du crâne}, avec lésioii diffuse du lobe frontal ou de ses enveloppes, par suite d exsudât consécutif à une altération vasfiuUire diffuse, syphilitique. Le traitement auli«yphilitique avec courants d^nductiou détermina de l'amélioration. P. K.
XVII. Un CAS D'oPHTUALMOPLiltillv KXTERNE PROGRESSIVE TERMINER PAR UNE PARALYSIE BULBAIRE SANS LÉSION NéCROSCOPIQUR ; par C. ElSK.\-
LOBR. — APPENDICE A. CETTE COMMUNICATION; par le même {N^ntrol- CentralbL, 1887).
Relation des accès de migraine avec la paralysie bulbaire et l'ophthAlmoplégie. Minceur et étroitcsse de plusieurs racines bulbaires; nombre infini de fibres étroites pouvant peut-Atre imposer ridée d'une perturbation dans le développement anatomique d'où trouble fonctionnel des nerfs périphériques (?),.inai$ intégrité des troncs radiculaires des nerfs moteurs des yeux. Aucune autre lésion organique à Tappui de la syphilis. Issue rapidement mortelle. . P. K.
XVIII. De LA PARALYSIE DU MOUVEMENT DB CONVIRQBNCB DES YEUX AU
DÉBUT DU TABES DORSAL; par A. DB WattKville {NeuvoL CentraîbL, 1887).
Une observation de paralysie isolée de la convergence avec entérorrhée, parmi les premiers signes du tabès. Aucun des yeux ne fiBebien un objet à i^ distance de un mètre, on a beau rapproche
SOCIÉTÉS SAYANTBS. i9B
Tobjet, ahseuce de conti*action convergenle (fixité, stabilité de rexpérience); pas de diplopie, acuité visuelle et fond de rœil nùvmaux. Des pointes de feu de Toccipatau sacrum, la faradtsation quotidienne de la nuque améliorèrent en huit jours. Il s'agit pour l'auteur, d'une altération de celte portion de Tare réûexe qui unit le centre optique au groupe des cellules de roculomoteur commun qui commandent au droit interne (lésions siégean t entre les tuber^ eules quad ri jumeaux et les noyaux bulbaires), simple altération fonctionnelle d'ailleurs. P. Kbraval.
XiX. Contribution a la question dk la localisation du t>HÊNOMÊNB DU GENOU DANS LB TABKs; par L. MiNOR [Neuvol» CentralbL, I8S?),
Observation dans laquelle le signe de Westphal fut le seul symptôme névropathique observé pendant la vie. La lésion fut constituée : dans la moelle dorsale, par une bande étroite immédiatement conliguë au côté interne des deux cornes postérieures (zane dintréeradiculaire de Westphal) : cette bande^ plus courte au sommet de la moelle dorsale, unit le milieu de Taréte interne de la corne
Sostérieure à la cloison de là pie-mère intermédiaire au faisceau eGoll et au faisceau de Burduch. P. R.
SOCIÉTÉ MÉDICO-PSYCHOLOGIQUB.
Séance du 2i décembre 1888. — Prksioencr de M. Cotard.
Classification des M aladiea mentales, (Suite de la discussion.) — M. LuYs croit qu'il est possible de jeter les premières assises d'utie classification sur Tanatomie pathologique. Pour lui, la classiflca-' tion mixte proposée par la Commission est. une œuvre plutôt diplomatique que scientifique, dans laquelle Topportunisme joue un trop grand rôle. Il s*étonne du peu aimportance qu'on semble accorder à ses recherches sur Tanatomie du système nerveux et fait a cette occasion passer sous les yeux de la Société le dessin d'une lésion du lobule paracentral qu'il a observée oheÉ une femme atteinte de folie & double forme. C'est à cette tésleit qu'étaient
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dues les illusions et les ballucinalions sensorielles présentées par sa malade.
Le délire, auquel on allache une trop grande part dans la classification proposée, n*esl que le cri d'un cerveau en souffrance comme la dyspnée, est le symptôme d'une maladie de poumon. Or, personne n'a jamais eu l'idée de baser sur la dyspnée, une classification des or^'anes respiratoires ! M. Luys critique aussi le terme de démence simple qui n'est pas un type morbide mais Tabpu tissant commun de toutes les psychoses. Oussé-je ôtre ajoute-t-il, le seul de mou avis, j*ai pensé qu*il était nécessaire de montrer le peu de consistance des éléments sur lesquels on veut édifier une classification et je reprends la proposition de M. Dagonet en demandant à la Société de s'en tenir comme classification d'attente, à la classification de Baillarger.
Elections. — Par 24 voix S contre 20 données à M. Bouchereau, M. Bail est nommé vice-président pour i88o.
M. Ball remercie la Société de l'honneur qu'elle vient de lu faire.
Homicide commis par un paralytique général. — M. Camuseti communique l'observation d'un paralytique ^'énéral qui a assassiné sa mère à Taide d'un chenet. Cet acte a été accompli avec une instanténe'ité et un acharnement dignes d'un épileptique. Le malade qui, passait pour avoir toujours été un peu original, avait quelques antécédents héréditaires nerveux.
M. Marandon db Momthyel voit dans cette observation la confirmation d'une idée qu'il émettait dans une autre société, à savoir que les paralytiques généraux qui commettent des crimes les accomplissent souvent sans préparation et d'une façon automatique peu en rapport avec la bienveillance que certains observateurs sont tentés de leur concéder.
M. Legrain trouve dans les antécédents héréditaires du malade l'explication de son impulsion.
M. Vallon pense qu'on a beaucoup trop abusé de cette prétendue bienveillance. 11 a actuellement dans son service un paraly-
* Le vice-président est ordinairement élu avec l'unanimité ou la presque unanimité des voix. Il est, en effet, dans les traditions de voter pour le candidat indiqué par le bureau. La faible majorité des voix données cette année à M. le professeur Ball, s'explique par ce fait que beaucoup de membres se sont rappelés que le tour de M. Bouchereau était arrivé. Depuis deux ans, en effet, M. Bouchereau, auquel la viceprésidence avait été offerte, s'était retiré pour des motifs que nous ignorons. Le bureau qui a proposé la candidature de M. Ball, paraît ravoir oublié. Cet oubli est d'autant plus inexplicable que c'est pn^cisément devant deux des membres de ce même bureau que M. Bouchereau, candidat cette année, s'était récusé les années précédentes,
tique avéré qui cherche toujours à frapper ceux qui l'approchent. U. Vallou rappelle à cette occasion l'histoire d'un autre paralytique qui, sous un prétexe futile s'est embusqué derrière une porte et a cassé un pot de tisane sur la lèle d'un infirmier du service do M. Dagonet.
M. Briand demande si le malade de M. Camuset était sujet à des altnques épilepliforme qui pourraient expliquer dans une certaine mesure, Tacle impulsif qu'il a commis.
M. Camuskt. — Mon malade a été frappé de sa première allaquo épileptiforme quelques jours après sou entrée à Tasile, par conséquent après l'homicide. J'ai souvent recherché, ajoute-t-il, sans jamais la rencontrer, la bienveillance qu*on donne comme signe dia^'nostic différentiel de la paralysie générale, dans la folie h double forme et je dois avouer que je l'ai vue au contraire i^ouvent remplacée par un caractère particulièrement malicieux.
M. LE Secrétaire général donne lecture d'une note sur le sulfo* nal de MM. Claret et Béholt. Marcel Briand.
Séance du 28 janvier 1889. — Présidence de MM, Cotard f.t Ball.
M. Cotard avant de quitter le fauteuil delà FVésidcnce, résume en quelques mots, les travaux de la société pendant Tannée qui vient de s*éeoaler
Prix Belhomme. Une Commisdon composée de MM. Briand, Christian, Maquaus, Séglas et Vallon est nommée à réleclion, pour fixer le sujet du Concours Belhomme,
Des dangei*s de l'hypnotisme expérimental, — M. Chambabo convie la Société à mettre à Tordre du jour de ses séances une discussion sur les dangers de Thypnotisme expérimental dont il se borne, pour Tinslant, à résumer le programme. En dehors des amateurs, dit-il, deux classes de personnes se livrent d'une manière suivie à la pratique de Thypnotisme et de la suggestion. Ce sont les savants^ psychologiques ou médecins et les professionnels ^ professeurs de magnétisme donnant des représentations, directeurs de journaux et de cliniques magnétiques, somnambules extra-lucides dont la hiérarchie, s'étend de la Pythonisse à la mode « élève de M"« Lenormand» à la «dormeuse» des fôtes foraines. Il s'y fondra peut-être avant peu, une catégorie de coquins avisés qui, dédaignant les procédés ordinaires de vol et de meurtre encore en usage, emprunteront aux ouvrages des uns et aux démonstrations des autres des armes plus savantes et plus sûres.
Pratiqué par des hommes qui savent que leur droit de tout étudier a pour seule limite le devoir de ne jamais nuire, Thypnotisme fcientifique n'est qu'un merveilleux agent d'analyse psycho-
â98 SOCIETE» 8AVANTBB.
physiologique en atlendant peut élre qu'il devienne méthode de régénération intellectuelle et morale. Vhy^notismfi profenionncî au contraire, offre de graves inconvénients pour la moralité, la santé et la bourse de ses instruments et de ses dupes ; quant à rhypiio* tisme criminel, il n'est guère de crimes ou de délits prévus ou non par le code pénal auxquels ils ne puisse prêter son concours.
Illustrant celte partie de sa communication de quelques ezeoiples, M. Chambard conduit ses auditeurs dans ces sources de magnétisme où les somnambules du quartier invitent nombre de jeunes gens des deux sexes en quête de bonnes fortunes, et montre ainsi l'effet pernicieux de ces représentations publiques sur le fragile équilibre de quelques-uns de leurs spectateurs, licite même des exemples de crimes et délits dont les sujets hypnotisés ou suggestionnés peuvent devenir les victimes ou les instruments. H ne faut cependant rien exagérer, ajoute-t-il car l'impunité d'un crime hypnotique est subordonné à un ensemble de conditions qui ne seront que rarement réunies. Aussi, bien loin de croire l'hypnotisme appelé à se substituer dans la pratique courante du crime à la pince du voleur, à la plume du faussaire ou au couteau de l'assassin, M. Chambard ne voit-il en lui qu'une arme d*exception précise et puissante, mais compliquée et à double tranchant réservée à une élite de malfaiteurs qui pourront avec elle et dans quelques cas assez rares frapper sans bruit et faire coup double en se débarrassant de l'instrument du crime après en avoir sacrifié la victime.
Ces faits sont bien connusaujourd'hui et la Société médico-psycho* logique aura moins à en discuter la réalité qu'à en rechercher les mesures prophylactique et répressive qu'ils rendent nécessaires. Comme conclusion, M. Chambard demande la suppression des séances publiques d'hypnotisme déjà décidée dans quelques pays et réclame des poursuites énergiques contre les magnétiseurs coupables tout au moins d'exercice illégal de la médecine. Pour l'hypnotisme criminel, on ne peut que mettre le public en garde contre lui et le combattre avec ses propres armes. 11 importe que non seulement les médecins, mais encore les magistrats connaissent à fond les dangers de l'hypnotisme et de la suggestion et les moyens d'en déceler l'abus criminel ; aussi le moment parait*il venu de sceller l'accord indispensable de la science de l'homme avec celle de la loi, eu créant dans chaque faculté de droit un enseignement de la médecine légale dans lequel une large part, sera Taile à la physiologie morbide. Marcel Briand.
CONGRÈS DES iNATURALlSTES £T MÉDECINS ALLEMANDS
Session de Wir!^daorn, i887 ^ Sénncea du 18 au 24 septembre.