‹ Archives de neurologie (volume 2)Chapitre 39 sur 87 · I. — section de neurologie et de pstcuiatrie · texte numérisé non relu

I. — section de neurologie et de pstcuiatrie

PassiDKNCB DR MM. Snbll, Mbynf.ht, Scbrœtkr,

M. Pœtz (d'AU-ScherbiU). De la construction des quartiers de surveillance continue, — Publié in-extenso *.

M. ScBRSTsa (d'Eichberg. ïk ta brièveté anormale du corps calleuse, ^ Idem ».

M. TcczBR (de Marbourg). Des troubles nerveum dans la pellagre (avec démonstration). -- Etudes ifailes dans [a haute Italie, et prouvant qu*il s'agit d'une intoiioalion par usage longtemps pro* fongé de mais alléré. Les psjchopalhies qui en émanent, sont : en première iiçne, la mélancolie à forme stupide — rarement la manie —jamais ht folie systématique. Dans le cas où, à la suite de l'accumulation des années d'empoisonnement, on trouva un affaiblissement intellectuel avec euphorie, on constate un complexuB symptomatique semblable à celui de la démence paralytique, mais sans caractère progressif, ni manifestation du côté des nerfs crftniens. il n'y a rien de nouveau ft dire sur les vertiges, les convulsions épi lepti formes (épitepsie corticale), ni sur les troubles d'origine spinale (parestfaésies, phénomènes d'excitation et de paralysie motrices, accidents vaso-moleurs). Sur plus de trois cents cas, on constate, eu un tiers des cas, de l'exagération, mèmeclonique, du réflexe tendineux patellaire, associée , en vingttrois faits à du clonus podalique, à de rexagération des réflexes tendineux sur les extrémités supérieures, à des signes de paralysie spinale spasmodique ; sept exemples témoignaient de la disparition du phénomène du genou; aucun fait ne révélait de l'ataxie-^ enfin, chex les autres malades, les réflexes tendineux étaient affaiblis, ou n'avaient subi aucune modiflcation, mais il était fréquent de constater des variations d'un c6té à l'autre. L'af-

• Le Congrès de 1886 n'a pas été publié en Allemagne. Voyez donc Archives de Neurologie, t. XIl, p. 399.

• Voy. Revues analytiques,

• Idem.

•'^00 S0CIBTK8 SAVANTES.

fection de la poau, à laquelle doit soa nom la maladie, n'a rien de pathognomonique en faveur de retilité morbide, mais elle existe constamment et s'exaspère de temps à autre, de concert avec les autres manifestations pathologiques. Ues photographies montrent les principales psychoses pellagreuses, Taffeclion cutanée les troubles trophiques de la langue (fîssurée, crevassée, dépouillée de son épithélium). L*anatomie pathologique consisterait, d'après huit autopsies, en : dégénérescence funiforme de la moelle soit exclusivement dans les cordons postérieurs fdeux cas), soit con* currcmment dans les cordons postérieurs et les parties postérieures des cordons latéraux (lésion symétrique bilatérale associée). Généralement les zones d'entrée des faisceaux radiculaires dans les cordons postérieurs sont épargnées, ou la lésion n'y est que faible. L*étude microscopique parait démontrer que le processus aiiatomique ne marche que par poussées. Ce qu'on trouve presque toujours, ce sont: des corpuscules amyloîdes accumulés en masse sur la plus grande partie de la coupe transverse de la moelle ; un canal central oblitéré par une proliféralion endothéliale de Tépendyme; des cellules nerveuses, surtout celles des cornes antérieures, très pigmentées; un ras témoigna (il s'agissait d'une sclérose systématique combinée)d'une atrophie pigmentaire extrême descèilules nerveuses, avec transformation de la substance grise en un tissu spongieux constitué par des cellules-araignées occupant le centre des deux cornes antérieures de la moelle cervicale. D'ordinaire, même dans les colonnes de Glarke, la substance grise est normale (préparation à l'appui). Analogie de ces lésions avec celles de l'ergotisme, du iathyrisme, de l'anémie pernicieuse, des expériences rotatives de Fuerstner * (vulnérabilité des cordons postérieurs et postéro-latéraux) ; ressemblance de l'élément psychopathique dépressif accompagné de contraction des fibres musculaires lisses et d'affaiblissement de la contractilité des muscles stries, avec les mêmes syndromes produits tantôt par des poisons, tanlôt spontanément. Pas plus que dans l'ergotisme, l'alcoolisme et les autres intoxications les troubles nerveux du maïdisme ou de la psychonévrose maldique ne sont progressifs.

DUcussion : M. Lippu ann. Est-ce que la pellagre n'est pas une maladie microbienne, est-ce qu'on n'y rencontre pas des microorganismes, notamment dans les centres nerveux? £st-ce que cette maladie, qui vient d'apparaître en Galabre, n'étend pas sa sphère d'action plus qu'avant?

M. TuczBK. Sans doute Maioki a rencontré dans le sang et les tissus un bacille qui est le même que celui du maïs corrompu,

' Voy. Archives de Neurologie, XIU Congrès des neurologues et aliénistps (te rAlleinagne du Sud-Ouest.

mais, avant d'admellrc que c*est là le corps du délit palho^'éaétique, il faut faire des expériences de culture et dp contrôle. Les essais faits jusqu*ici ont été exécutés avec un maïs si corrompu, qu'il était complètement inutilisable comme aliment.

M. Haupt. Combien durent les premiers accès ? En quoi consiste le traitement?

M. TuczKK. Traitement tonique simple.

M. EuLENBUBG. M. Tuczek sait-ii quelque chose de la ehorée éLe^ trique du Nord de Tltalie? Emploie-t-on encore les transfusions dans la pellagre ? — Réponse négative.

M. GuYK (d'Amsterdam}. De Caprosexie, psychose produite par des troubles nasaux» Cette maladie consiste en Fimpossibilité de diriger sou attention, de l'appliquer à un objet déterminé, à raison de la gène de la respiration due à des tumeurs adénoïdes de l'espace uaso-pharyugieu, à des polypes du nez, etc.. C'est ainsi qu'un jeune garçon de sept ans ne put pendant une année complète apprendre à l'école que les trois premières lettres de l'alphabet ; opéré de ses tumeurs adénoïdes, il apprenait l'alphabet entier en une semaine. Elèves de gymnases et étudiants ont remarqué que si, dans ces conditions, ils font des efforts pour apprendre, les voilà pris de céphalalgie, vertiges ; qu'au contraire ils lisent sans attention six ou sept fois de suite, mais sans penser non plus à autre chose, une proposition d'un journal du sens de laquelle ils ne se préoccupent point, ils ne se trouvent pas fatigués. C'est ce qui distingue cet état de la distraction commune. L'aprosexie peut encore survenir à la suite de surmena^'e psychique. Pathogénie. La pression exercée par les tumeurs sur la muqueuse du nez entrave la circulation lymphatique en retour de Tencéphale; c'est un épuisement cérébral par rétention produisant en somme les mêmes symptômes que l'épuisement par fatigue. Avis conforme de M. Hartma.nn, otiatre de Berlin.

Discussion : M. Jehn. Ce n'est pas là un complezus morbide bien arrêté; c'est plus souvent une affection symptomatique do l'hébéphrénie, un double de développement Juvénile simple, qui, du reste, d'après la communication même de M. Guye, n'est pas toujours lié à des maladies du nez.

M. Arndt. Rappelons les manifestations cérébrales du rhume de cerveau, surtout chez les personnes nerveuses. L'orateur communique une observation de psychopathie guérie chez un individu de plus de trente ans, par le traitement d'une affection nasale datant de la puberté.

M. Tuczek. Les malaises émanant de la maladie du nez agissent comme excitant psychique à la manière des conceptions irrésistibles dcsobscssion?.

3Ui 80C1BTBS SAVANTES.

M. MKscneoE. rapporte un fait dans lequel, à un Irailement prolongé d'une affeclion na«ale, notamment par cautérisation succéda immédiatement de Térotomanie qui guérit en quelques semaines.

M. EuLRNBURG (de Berlin). Des courants de tension et de leur vUlisation thérapeutique, A l'aide d'un appareil simple et très amé* lioré par le constructeur M. W. Hirsehmann, M. Eulenburg a appli* que ce genre d'électricité jusqu'ici k 8oizante*qnatorze malades convenablement choisis atteints de névroses diverses graves, parmi lesquels six guérirent, trente-trois éprouvèrent une amélioration considérable, trente-cinq durent être soumis à un autre procédé. L'action la plus favorable fut obtenue dans les cas de neurasthénie avec prédominance de symptômes céphaliques (tension cérébrale, insomnie), — de céphalalgie de ditTéronts ordres (anémie hystérique, hémicranie), — de névralgies proprement dites. On eut à se louer des courants d'étincelles excitant fortement la peau dans les aneslhésies cutanées, les atrophies musculaires, les paralysies, atrophiques *. Dans Thystérie et l'hystéroépilepsie, la charge électrique n'est guère utile ou n'agit que par son facteur psychique. Les nerfs et les muscles paralysés et dégénérés se comportent d'une manière parallèle à l'égard des courants de haute tension (franklinéens et des courants farandiques).

Discussion : M. Stein. Il faut faire entrer en ligne de compte, comme agent curatif, ta production simultanée de Tozone.

M. EuLKNBURG cu dottle.

M. Haui>t. L'électricité de tension est extrêmement favorable dans la neurasthénie et Thémicranie; mais, danslaneurasthéniet il faut être prudent, se mélier de certaines susceptibitilés indivis duelles. L'orateur a vu chez une dame survenir non pas seulement de violents accès de vertige, mais une longue et grave attaque convulsive, alors que cette personne n'en avait jamais présenté antérieurement.

M. Mono attribue aux courants d'un potentiel élevé des actions mécaniques spéciales. Dans Vemploi général de i'électricité statique, cette action mécanique consiste en une exagération de la perspiration cutanée. Dans la franklinisation locale, c'est une action déshydratante ; c'est ce qui se passe dans les cas de collections liquides, entourant les nerfs (d'où les névralgies etc.), de rhun^alisuies musculaires chroniques, de distorsions articulaires ou d'hydropisies, la franklinisation agissant comme une espèce de massage central et améliorant les malades en quelques séauces.

* A rapprocher des friciions, massages, procédé» bydrothérapiques et à comparer avec le coup de soleil Mleclritiuc décrit par M. DefonUiiio. {Soc. de chirurgie, 1888). (P. K.)

II. Th. Mbynkrt. Du diagnostic des syno8iose$ crdniennes prénut' turées sur le vivant. — En rapprochant hahilement el judicieusement cerlaines mensurations, onpeut^ lorsqu'il existe une grossière altération de la forme du crdne (il ne saurait être ici question de finesse] diagnostiquer les anomalies morphologiques suivantes:

i^ L'oblitération associée de la partie latérale de la suture coronaire et de la portion postérieure de la suture sagittale ou oxycéphalie (têtes pointues,Udlesen cloche) ;

a. Vient, par sa circonférence boritontnle, après la'nanocéphalie ; elle atteint tout au plus la limite indéterminée de 490 millimètres chez rhomme et de 475 millimètres chez la femme.

à. Peut avoir un index 'de largeur égal à celui de la brachycéphalie, de Torthocéphalie, de la dolichocéphalie, Tindeide la hauteur dépassant celui de la largeur. On mesurera la hauteur sur ie vivant, du conduit auditif externe au bregma.

c. Le chiffre de Ftndex de la hauteur correspond à celui d'une brachycéphaKe caractérisée par ee fait qu*ici tMndex en question exprime la hauteur absolue du crânew

d. De la brièveté antérieure du crâne, il résulte que le globe oculaire se présente en avant, dans le plan même du bord de Torbite. OBil plat,

29 La sjnostose complète de la suture sagittale ou dolichocépfaalte pathologique, scaphocéphalie, se reconnaît chez le vivant aux caractères que voici s

a, La circonférence horizontale n'est pas au-dessous de la normale.

b, L*index de la hauteur dépasse celui de la largeur.

c. L'index de la hauteur ne correspond jamais au chiffre de l'index du brachycéphale, parce qu'il est le résultat non pas de la hauteur absolue, mais de l'expression relative de l'étroitesse des dolichocéphales.

d. Le crâne gagnant avec Torbite en longueur pour suppléer à ce qui lui manque en espace; d'autre part, le globe oculaire est anomalement enfoncé dans Torbite. Œil enfoncé.

3<> La synostose postérieure, de la suture saj?iltale avec compensation en hauteur du crâne par la région de la fontanelle. Ce qui dislingue ce crâne de Toiycéphale, c'est l'enfoncement de l'œil (tête en coin, sphénocéphalie).

Discussion : M. Abnot. 11 ne faut, en présence de srânes paraissant anormaux, penser à des conditions pathologiques que lorsqu'on peut exclure les caractères ethnographiques.

M, L. MiCYER rappelle qu'il a signalé sous le nom de crâne progène (progenœum) en relation intime avec la folie, mais seulement chez les Allemands, une forme qui constitue au contraire un type normal dans les races anglo-saxonnes, surtout chez les Anglais. Dans ce crâne, le diamètre Iransverse parait tordu de haut en bas et d'arrière en avant, le visage faisant une forte saillie par son segment inférieur, notamment par le menton. Chez

un Âllematid, un Français, un Slave, cette forme permet de conclure à ralu'.nalion mentale.

M. AuERBACH (de Francfort]. Des lobes optiques chez les poissons osseux. — L'auteur a étudié ces organes à la lumière du développement progressif et systématique des manchos de myéline. Voici ce qu'il a trouvé. Le faisceau longitudinal postérieur s'entoure de très bonne heure de substance blanche. Ce n'est que plus tard que les autres systèmes qui prennent part à laconstraction des lobes optiques s'entourent de myéline. Les nerfs optiques forment une racine postérieure et une racine antérieure séparées Tune de l'autre par de la substance grise. La racine antérieure envoie quelques fibrilles vers Taqueduc de Sylvius, mais elle se termine surtout dans les grosses cellules du toil ' qui sont pourvues de prolongements anostomotiques et d'un noyau apparent. La racine postérieure participe à la genèse d'un feutrage de fibres dans la substance grise du toit ; de ce feutraf^'e résultent des trousseaux assez forts qui se dirigent horizontalement, en formant des arcs, le long de la limite interne de la substance grise du toit, et donnent naissance à un système d'association tettokisal auquel appartiennent aussi les fascicules irradiant de la formation réticulairc de la base, les faisceaux qui, issus de la commissure inférieure (de Gudden) et de l'eutre-croisèment sous-thalamiquc (Ganser, Mayser) viennent s'entre>croiser sur la ligne médiane, enfin les fibres qui pénètrent dans le stratum zonal de ce qui sera le torus semi-circulaire (capsule interne). Tout ce système d'association tectobasal ne reçoit pas de fibres distinctes du nerf optique. La formation réticulairc de la substance grise de la base provient des rameaux de la partie postérieure du nerf optique, de la dissociation terminale du faisceau longitudinal postérieur, d'un fascicule originaire du cervelet, de fibres envoyées par le système d'association tectobasal. Cette formation réticulairc participe aussi à la genèse de la partie pos* téricure de la commissure antérieure qui, contrairement à ce qu'en dit Mayser, ne dérive pas exclusivement de fibres ascendantes. Les pédoncules cérébelleux supérieurs nepassentpasdans le torus semi-circulaire; ils se terminent dans des cellules ovales à noyau vésiculaire. Parmi les fibres ascendantes, il faut, en sus des faisceaux longitudinaux postérieurs qui perdent une partie de leurs fibres dans les plans d'origine du moteur oculaire commun, citer des tractus qui, aplatis sur la face ventrale, montent, et envoient un fort prolongement (fasciculus subépiphysaire) dans le ganglion de Thabenula'. Mentionnons finalement les fibres se dirigeant au-dessus du lobe inférieur.

Voyez Arvhtvende Scurologicy Revues aiialyll4|ucs.

SOCIÉTÉS SAVANTBS. 30o

M. ÂRNDT (de Greifswald). De la représentation graphique de la marche des psychoses. «- C'est la reprodaction du développement de son ouvrage ^

Discussion : M. Paeiz déclare qu*il a déjà essayé de représenter révolution par un système graphique, mais que la méthode de M. Arndt vaut mieux parce qu'elle permet de mieux détailler et en même temps d'offrir uuevue synoptique, qu'elle a en un mot une plus grande importance scientifique.

M. 0. MuELtER. Desfoi^mes initiales des psychoses.-^ Les premiers troubles de la santé mentale qui suivent les maladies épuisantes, les efforts intellectuels, les chagrins et les soucis, rentrent encore dans le cadre de l'état normal. Ils émanent de modiOcations de la nutrition attribuables.à ces causes qui ont affaibli le système nerveux. Ce sont des troubles gastriques, de l'atonie du tube digestif, de Tinsomnie, qui déterminent des souffrances du côté de la sphère sensible, de l'humeur (sensibilité morale), diminuent l'élasticité intellectuelle, la mémoire, émoussent la forée de volonté, Ténergie. Cet état peut, après avoir persisté sous une forme vague jurant des années, disparaître par le repos et ]ia restauration physique et mentale. Mais, si la dyserasieet les troubles de la circulation engendrés établissent l'insomnie en permanence, on voit apparaître de la dépression mélancolique, en un mot la psychasthénie primitive (état de fatigue psychique). Malgré cela, . ^i les conditions sont favorables et qu'il n'y ait pas de tare aévropathique, la guérison aura généralement encore lieu; au con* traire, dans les cas d'hérédité, de lacunes du côté du système ner« veux, l'aiïection progressera souvent rapidement et d'une manière inattendue, la forme changeant (paralysie progressive, neurasthénie psychopathique). Les causes somatiques en sont toujours trophiques, cette dystrophie portaoit finalement sur le sympathi« que qui commande à la digestion et à la circulation (affaiblisse* ment de l'énergie du cœur et stases qui se surajoutent en plein ' système nerveux central). Sortir le malade de chez lui, lui donner le plus grand calme psychique possible, lui prescrire au besoin le repos au lit, un régime convenable, agencer sa manière de vivre, son mode d'alimentation, lui faire respirer l'air pur des montagnes bien abritées, lui administrer des bains tièdes avec addition d'excitants (sel, moutarde, essence de pins), lui appliquer des compresses ou des affusions froides sur la tête, ou encore le soumettre (cas légers) à des frictions froides en frottant énergiquement la peau, employer peu les calmants, tels qu'opium, mor« phine, bromure, chloral, paraldéhyde ; enfin le masser, tel est le traitement.

Discussion : M. Bruns. Ne supprimez pas complètement l'acti-

* Voyes Archives de Neurologie^ Bibliographie»

Archives, t. XVII. 20

306 80CIBTBS SAVANTBS.

vite professionnelle, surtout en ce qui concerne Télémenl morbide hypocondriaque. Donnez contre Tinsomnie le chloral en une dose assez forte.

. M. Laquer. Il est difficile de séquestrer les paralytiques généraux au stade de début, les établissements ouverts n'en voulaat pas, et les parents ne comprenant que dinicilemcnt la nécessité de les séquestrer en des asiles fermés.

M. Jehn suit les errements de M. Pelmaa de ne donner des hypnotiques qu'à des intervalles d*un ou de plusieurs jours jusqu'à action. Les paralytiques généraux, relèvent dès le premier début de la maladie, d'un asile d'aliénés.

M. Klbncu. Si l'on ordonne aux neurasthéniques ou aux hypochondriaques qui accusent des troubles gastriques et abdominaux de Teau de Garisbad ou l'hydrothérapie, on voit immédiatement survenir une profonde dépression et de la mélancolie caractérisée, ou des accidents qui font penser au tabès (doulears lancinantes, paresthésies). Mieux vaut le traitement galvanique prudent associé à des bains tièdes.

M. EuLBNBURG. Si l'on ne peut, ce qui cependant serait désirable, enfermer de très bonne heure les paralytiques 'généraux en des établissements clos, il est préférable de les traiter chez eux temporairement que de les mettre en des asiles ouverts ou en des établissements d'hydrothérapie.

M. Meschrdb (de Kœnigsberg). Communications thérapeutiques» Quatre cas d'aliénation mentale chez des paralytiques généraux^ qui ont guéri par Vemploi d'un traitement antiphlogistique et chez les^ quels Veffjeacilé fatwrable des saignées locales se montra évidente. — Observation L Mégalomanie avec manie aiguë furibonde, état oongestif, parésie hémifaciale. Sangsues à la tête, compresses froides, tartre stibié à doses réfractées. Persistance de la guérison après 15 années. — Observation IL Même complexus; même traitement; guérison maintenue au bout de cinq ans. — Observation IlL Même complexus, immédiatement après la saignée locale, rétrogradation du délire des grandeurs, retour de la connaissance et du jugement. — Observation IV. A. la suite de phénomènes congestifs, dus à un surmenage intellectuel et physique, brutalement, au milieu de la nuit, manie avec délire anxieux bientôt remplacé par de la mégalomanie avec exaltation, (il est au paradis, il est Dieu). A la saignée succède un sommeil, suivi, le lendemain, de calme, conscience, jugement. — Il est vrai que ces quelques cas ne forment qu'une petite proportion sur un bagage d'observations datant aujourd'hui de 30 ans, mais ils montrent que, dans les cas récents, quand il existe des phénomènes cérébraux congestifs se traduisant par des accidents psychiques et physiques aigus, ily^a lieu d'instituer un traitement contre ces symptômes et qu'en les faisant

cesser ce traitement peut couper la paralysie générale, -r- M. Meschede rapporte encore un exemple (Vintooncatton atropinique procédant par une psychose hallucinatoire typique dans laquelle une injection sous-cutanée d'ésérine eut raison des accidents. -> Il mentionne aussi l'action défavorable des feuilles de coca en infu-* sion chez un mélancolique avec hallucinations et idées de persécution. Sous rintluence de ce traitement le malade se crut transformé en houe et en prit les allures et les impulsions ^énésiques; le médicament suspendu, ces phénomènes surajoutés disparurent sans que ceux de la mélancolie même eussent subi de changement.

La discussion tend à mettre en évidence par les arguments connus qu'il s agissait de simple manie congestive (Pœtz) ou transitoire (Auerbach), que M. Nasse a dû en rabattre relativement aux faits de paralysie générale qu'il avait annoncés comme guéris (Werner), que les seuls symptômes essentiels de la paralysie générale sont les troubles de la parole (Werner, Nasse), que la mégalomanie n'appartient pas, il s'en faut, exclusivement à la paralysie générale (Arndt), qu'il existe une paralysie générale et une folie paralytique comme le veut Baillarger (Jehn).

Page 1