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812 S0CIBTR8 BAVANTES.
circulaires (BaiUarger et Falret) et des perturbations psychiques liées aux accès périodiques de Thystérie ou de Tépilepsie (épiphéoomènes ou équivalents), on n'a jusqu'ici décrit dans la fotie périodique que la manie et la mélancolie de cette forme, auxquelles il convient cependant de joindre les manifestations délirantes hallucinatoires de Kirn et de Krafft-Ebing, méritant, selon noas, ]*appellation de délire hallucinatoire périodique ^ Nous nous permettrons d'introduire la paranoïa (folie systématique) périodiqtie. A Tappuiy trois observations de paranoïa hallucinatoire qui puise tes éléments de diagnostic dans le concours et Tiiitrication d'idées de persécution et d'idées de grandeur sans aucune manifestation somatique» sans accidents dans le? commémoratifs, sans éléments épileptiquesy ni hystériques; les malades peuvent continuer leurs occupations ou se maintiennent au lit dans un semi-mutisme. Ces considérations sont décisives contre la manie, la mélancolie, le délire hallucinatoire pur. La réapparition régulière d'accès séparés par de courts Intervalles, s'installant et s'épanouissant brusquement, accès uniformes, homogènes, d'une fidélité d'aspect parfaite quasi photographique, dans lesquels on retrouve les mêmes hallucinations, les mêmes conceptions délirantes, et Thabitus extérieur identique Y ce tableau témoigne de la périodicité, de Tintermittence et exclut l'idée d'une récidive. La quatrième observation présente du reste les particularités suivantes de la transformation du mode. Une femme de cinquante-un ans primitivement affectée de mélancolie, ayant reparu régulièrement chaque année pendant les huit dernières années, est, en 1877, au lieu d'un dfiième accès, frappée de manie à phase prodromique lypémaniaque. En 1878, la mélancolie revient. Finalement c'est de la paranoia composée d'idées de persécution et d'idées de grandeurs, sans agitation considérable. L'étude du pronostic» toujours défavoraJ>le dans les affections mentales périodiques, mérite plus ample observation, plus ample Comparaison entre les autres folies et la folie systématique de cet ordre.
Discussion : M. Mœu. M. Westphal, quand en 1876 il a établi son type de folie systématique, a fait connaître les évolutions intermittentes de la maladie , procédant par poussées avec intervalles indemnes.
M. Aendt. J'ai fait connaître la stupeur et la catatonie périodiques. Mais les cas de folie systématique périodique, je. les rangerais, tantôt dans la manie, tantôt dans la stupidité. Plus éclairé, je préférerais les faire entrer dans le délire partiel de Griesinger. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'on n'y constate pas encore
• JUm.^DiepsriodisckenPtyehQsen. Stuttgart, 1878.— De Krafft-Ebing^ UhrbucH dfr Psychiatrie, S* édit.. p. 960, 1883,
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d'Affalblissemenl psychique vrai. Quant à la transmutation des aspects des formes psychopathiques, Ja folie étant la maladie d'un système nerveux fc^tii^ué, en élat de faiblesse irritable, de langueur se terminant parla déchéance, et, par suite, se prolongeant à traders le temps dans la vie d'un môme individu, il n'est pas étonnant qu'elle subisse, à son tour, les modiGcations de l'économie du sujet,
M. Thomsbn. Oui, il existe des cas de folie systématique périodique se distinguant de la paranoia intermittente en ce que les périodes sont espacées d'intervalles de lucidité pore.
M. Jaetrowitz. Toute cette question de la paranoia qui aujourd'hui embrasse des formes aigoés, alors que la folie systématique typique avait pour caractère fondamental d'être chronique et progressive, mériterait un remaniement terminologique. Quoi qu'il en soit, combien de fois M. Mendel a-tnl vu sa folie systématique périodique se transformer en folie systématique-type» indéniable. Nous préférerions le terme générique de folie périodique ou simplement de délire périodique hallucinatoire.
M. Mendel. 11 ne me semble pas que j'innove avec hardiesse en consacrant ce fait que tel malade continue ses occapations pendant qu'il délire et que sa folie systématique est véritablement périodique.
M. Jastrowitz. Délire hallucinatoire périodique, manie ou mélancolie périodique, et paranoia aiguë ne sont pas synonymes. Pour qu'il y ait paranoia, il faut constater un ensemble syllogistiqué de conceptions vraiment organisées dans lesquelles la déraison repose sur un fait faux ou sur une série d'assertions erronées. Sinon vous avez affaire à du désordre avec incohérence dans les idées d'origine hallucinatoire et revêtant la forme morbide aiguë, entité morbide qui se prolonge, traîne en longueur, comprend diverses espèces d'épisodes ou de syndromes, mais ne se termine pas par la paranoia.
M. Mbndbl. Ce n'est pas du tout le cas yisé par M. Jastrowitz. Evidemment ma paranoia périodique se transforme, en certains cas, en paranoia chronique, mais au bout d'un long temps, et tout à fait de la même manière que la manie et la mélancolie périodiques ; c'est-à-dire qu'elle peut également, à l'instar de celles-ci, occuper toute la vie d'un homme, sans cesser d'être périodique.
M. Jastrowitz (de Berlin). Contribution à la connaissance de la procédure actuelle en matière d^ interdiction, — Communication montrant qu'aux termes du Code de procédure civil allemand, une dame de haut rang, atteinte de délire de persécutions avec hallucinations, ayant intenté une action en divorce contre son mari, celui-ci obtint un examen médico-légal et l'interdiction. Les différentes yoles de défense des deux parties entraînèrent dix procès sur la question d'interdiction et trois instances en divorce.
314 SBNAT.
A la quali'ième, Tavocai de Tinterdile poursuit la desiiluUon de la tutelle du mari, parce quUi espère qu'an autre tuteur la met* tant en liberté, lui facilitera la défense légale par toutes les armes possibles. Il en résulterait pour le mari, des procès interminables, des dépenses sans fin et d'infinis contre-temps. Voilà ce que per* met le Gode actuel. Et les directeurs d'asile n'ont pas le droit d'intervenir d'aucune façon. C'estaux juges et aux lois de l'avenir à concilier les intérêts des malades et de leurs familles, avec l'équité el, par-dessus tout, quand il s'agit de gens peu fortunés ou indigents. Voici, par exemple, une malade à la charge de la commune, qui réclame sa sortie au tribunal, parce qu'elle se prétend guérie, le directeur-médecin consulté, affirme la persistance de l'aliénation mentale. On lui demande alors si cette malade serait en état de délibérer sur les suites de ses actes; cela cens* tilue, aux termes de la loi, un tout autre problème, absolument, séparé des divers points de vue de la séquestration dont a seul à s'occuper le directeur d*un établissement. Le tribunal réclame en conséquence sur cette malade, un certificat médical du médecin officiel (kreisphysikus) de TËtat. Mais cette pièce coûte de l'argent. On lui nomma un avocat d*office.
La discussion consécutive met en lumière la jurisprudence de plusieurs parties de l'Allemagne ou de diverses personnalités.
M. LiBBB. Du diabète en cUiénation mentale. — Observation d'une dame de cinquante-trois ans, atteinte de polysarcie généralisée, et souffrant depuis des années de légères crises de dépression mé* lancolique. 11 est \té% probable qu'elle était diabétique depuis un au. Sans cause déterminée, la psychose se transforme brutalement en un appareil symptomatique aigu, qui guérit ; simultanément, diminution et guérison de la meliiturie. Evolution presque parallèle des deux espèces d'accidents. {AUg.Zeitsch.f. Psychiat, XLiV 6.)
P. Kbeaval.