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REVUE D'ANATOMIE ET DE PHYSIOLOGIE

I. Sur la névrogue; par L. Witkowski. [Arrh, f, Psych., XIV. I.)

Si Ton traite le système nerveux central de *4*eml)ryon par une solution de pepsine chlorhydrique, on roit ta substance fondamentale se digérer complètement, ce qui n*a pas lieu quand on fait subir le même traitement aux centres nerveux parfaitement développés. Quand donc la névroglie embryonnaire digestible se transforme-t-elle en névroglie indigestible de Tadulte? L*examen comparatif d'embryons d'un certain âge et de nouveau-nés montre que la solubilité de la névroglie est dans un rapport exactement inverse avec le développement parfait de la myéline. Quand la myéline manque tout à fait, les parties se dissocient complètement^ n'y-a-t-il qu*une petite quantité de myéline, les tissus se ramollissent et finissent par se détruire totalement ; enfîn quand la genèse de la myéline a progressé dans de fortes proportions, la névroglie devient inattaquable. M. Witkowkski en conclut qu il existe un rapport histogénique et chimique entre la substance myélinique et la névroglie, parlant, qu'il n*y a pas de gaines de Schwann. Un fait pathologique prouve encore, selon lui, que la névroglie est bien de la matière nerveuse. 11 s'agit d'une dégénérescence consécutive à une hémorrhagie, qui avait détruit le lit de la scissure de Sylvius ; non seulement la substance grise avait disparu, mais les parties fondamentales gliomateuses étaient anéanties. La participation de la névroglie à cette destruction pare nchy mate use du système nerveux central indiquerait que la névroglie est de nature nerveuse et qu'elle eut en particulier semblable à la myéline. Sans vouloir changer son nom, il faudrait se résoudre désormais à ne plus parler de prolifération de la névroglie. Ce qui prolifère, c'est la vraie substance conjonctive qui, elle, peut se transformer finalement on tissu conjonctif véritable. Mais alors la substance fondamentale disparaît et cède le pas à la néoplasie pathologique. Suivant que la néopiasie ou la disparition atrophique des éléments qui nous occupent constitue le premier phénomène, on aura affaire à une sclérose primitive ou à une dégénération primitive. Telle est la teneur de ce mémoire. P. Kéraval.

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II. Recherches sur la substance grise centrale de la moelle épi- NièRE et de la moelle ALLONGÉE ; par W. Ainslie Hollis. {Journal ofAnat. andPhysioL, vol. XVII et XVni.)

L*auteur présente d'abord quelques remarques au sujet du développement de la névroglie dans la substance grise de la moelle (substance poliosynectique). — Puis étudie les cellules ganglionnaires de cette substance ; parmi les figures qui sont jointes à son travail, il en est une qui représente deux de ces cellules unies par une seule fibre formée par un prolongement de chacune d'elles. Chez les enfants et les jeunes chats, les prolongements polaires des cellules font souvent défaut ou sont très courts, il y a quelquefois deux noyaux. Les cellules des colonnes de Glarke etdutractus intermedio-lateralis n'ont qu'un prolongement, deux tout au plus, la racine de celui-ci apparaît à un fort grossissement comme une fibre spirale enroulée autour d'une fibre directe et d'un aspect assez analogue à celui-ci, signalé par Beale et Arnold dans certaines cellules du sympathique de la grenouille.

Dans l'olive, le diamètre des cellules varie moins que dans les répons précédentes^ mais est plus petit; elles sont sphéroïdales, unipolaires et leur corps est réuni au tissu synectique voisin par un délicat stroma de fibrilles ; elles sont quelquefois réunies les unes aux autres par de courts prolongements.

Hollis attribue la transparence plus grande des coupes de la moelle dans la substance grise à ce que le tissu synectique à ce niveau possède un indice de réfraction assez voisin de celui des substances employées pour le montage des pièces.

Il étudie le tractus intermedio-lateralis, et les colonnes vésiculaires de Clarke, qui, d'après lui, s'étendent jusqu'au commencement dufilum terminale; mais les groupes cellulaires sont plus abondants à la partie inférieure de la région dorsale; ces colonnes vésiculaires disparaissent à la région cervicale, c'est à peine si parci par-là une cellule enfouie dans un amas de tissu synectique indique leur continuation vers les parties supérieures, mais on les retrouve au niveau deladécussation des pyramides et au niveau de la partie inférieure de Tolive, c'est elles qui forment le nucleus cuneatus.

Quant aux faisceaux de Goll, ils renfermeraient, au niveau du bulbe, une assez grande quantité de substance grise sous forme de substance synectique, dans laquelle se trouveraient même à la partie inférieure du l)ulbe un nombre considérable d'éléments cellulaires d'aspect pyriforme. P. M.

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lil. Sur la disposition centrale et périphérique des fibres du nerf

OPTIQUE, ET SUR LE TUBERCULE BIGÉHINÉ ANTÉRIEUR ; par Sîgbert

Ganser. {Arch. f. Fsych., XIU, 2.)

I. Quels sont chez les mammifères les rapports anatomiques du faisceau de fibres qui subit Tentrecroisement et du faisceau de fibres direct, dans la bandelette optique, le chiasma et le nerf optique? Quel est le mode d'irradiation de ces deux faisceaux dans la rétine? Quelle part prennent-ils tous deux à Tinnervation de la maculai Tels sont les premiers problèmes que M. Ganser se propose de résoudre, à Taide de la vivisection, chez le chat. Cet animal, tout en ne le cédant en rien au chien comme intelligence, comme développement et poids du cerveau, se guide surtout par la vue et Fouîe, et possède un champ visuel étendu (situation des axes oculairessensiblementégaleàcellede l'homme; faisceau croisé remarquablement volumineux) ; sa rétine présente de plus une démarcation extrêmement nette des éléments cellulaires, delà substance nerveuse et de la substance conjonctive. — Pour isoler le faisceau non entrecroisé en épargnant le plus possible rencéphalej'auteur énuclée, trois jours après la naissance, un des yeux; il fait pénétrer parle trou optique une fine pince et s'en va, en rasant la ligne médiane, arracher la bandelette optique. Cet arrachement doit avoir pour résultat la destruction des faisceaux croisés des deux yeux, du faisceau direct deToeil enlevé et de toute la commissure inférieure, de sorte que Toeil conservé n'a plus à son service que le faisceau direct. Les allures de l'animal , au moment où il apprend à marcher, l'étude des altérations ophthalmoscopiques, l'examen histologique de la rétine, constituent autant de moyens de contrôles pour la distribution des faisceaux en question. Voici les résultats : chez le chat, les fibres du nerf optique directes forment dans le chiasma et le nerf optique un trousseau distinct qui suit le bord externe de ces deux organes ; il recouvre un peu la face supérieure du faisceau croisé, mais c'est à peine s'il existe entre les deux faisceaux une petite zone noyée de fibres mixtes. Le faisceau de fibres directes se distribue exclusivement à la moitié temporale de la rétine. On est tenté de croire que le faisceau entrecroisé fournit, lui aussi, des fibres à l'area centralis; mais il convient d'entreprendre de nouvelles expériences à cet égard.

II. Pour déterminer les rapports qu'affecte le lobe occipital avec la bandelette optique, M. Ganser le résèque chez des jeunes chats de deux ou trois jours, sur un hémisphère, en ayant soin de respecter les ganglions de la base. Il obtient une atrophie de la bandelette optique du même côté; cette atrophie se continue sur les deux nerfs optiques, mais est plus prononcée sur le nerf du côté opposé : par conséquent, le faisceau qui ne s'entrecroise pas est, chez le chat, plus petit que celui qui s'entrecroise. On constate

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en outre, un début d*atrophie des couches de fibres des moitiés homonymes des deux rétines, surtout dans la papille. L'auteur se garde de conclure encore à cause de l'existence^dans Tespèce, d'une hjdropisie ventriculaire.

III. Le tubercule bigéminé antérieur comprendrait, d'après M. Ganser, sept couches :

1o Une couche de fibres zoniformes périphériques, qui n'existe que

chez les mammifères supérieurs;

2« — grise superficielle ;

3« — de subst. médullaire superficielle; j strato-bianco 4° — — grise moyenne I cinereo de

50 — — médull. — I Tartuferi.

6« — — — profonde ;

7» — — grise — ou tubuliforme.

Des expériences comme celles que nous venons de rapporter, instituées chez des rats, le portent à conclure que la couche moyenne de substance blanche provient, en partie du moins^ de l'écorce du cerveau. P. Kéraval.

IV. L'influence de la faim sur les centres nerveux; par le D' RosENBACH. Laboratoire clinique du D' Mierzejewsky. (Messager russe,)

L'auteur nous présente tout d'abord toute une série des « dégénérescences » de cellules nerveuses dans diÔerentes parties de la moelle et du cerveau des animaux, qu'il faisait mourir de faim. Ensuite, il étudie Tinfluence sur l'excitabilité du cerveau (diminution), et enGn il nous rapporte toutes les observations et faits cliniques propres à cette question. T. Kahn.

V. Les phénomènes produits par la section des fibres optiques DANS l'hémisphère CÉRÉBRAL ; par le D' Betchbrew. (Ibid.)

Les expériences faites parFauteur sur les chiens, démontrent que les fibres optiques au delà du tubercule quadrijumeau ne s'entrecroisent pas; — les résultats de cet observateur seraient donc contradictoires k beaucoup d'observations cliniques connues. Quand il s'agit de troubles visuels, il me semble être bien difficile de tirer des conclusions des expériences faites sur les animaux ; et même chez l'homme pour conclure d'un défaut visuel quelconque, il faut recourir à un examen péri métrique très précis. T. K.

VL Sur les effets respiratoires de l'excitation du pneumogastrique ; par F. Henruean (de Liège). (Bulletin de l'Acad. des sciences de Belgique; 3« année, 4882, t. UL)

L'excitation du bout central du pneumogasti*ique provoque gé-

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néralement par voie réflexe des moaTeiDenU dUnspi ration beaucoup plus rarement des arrêts en expiration. Cette variété d'effets réflexes s'explique par la présence de fibres inspiratrices et de fibres expiratrices, les premières étant plus accessibles à l'excitation. Chez un lapin chloralisé l'excitation du bout central produit toujours un arrêt en expiration, Taction des fibres d'inspiration est donc momentanément suspendu.

Frédéricq attribue cette action du chloral à la paralysie du centre inspiratoire. — M. Franck, au contraire, prétend que l'inspiration qui suit l'excitation du nerf vagrue est une réaction douloureuse et qu'on la supprime en anesthésiant l'animal. Pour élucider cette question, M. Henrijean a répété l 'expérience de l'excitation du bout central du pneumogastrique après avoir enlevé les centres nerveux sensibles, c'est-à-dire les hémisphères centraux et, dans ces conditions, il n'a jamais obtenu l'arrêt en expiration qu'on observe chez les animaux chloralisés. 11 en conclut avec Frédéricq « que le chloral n'agit pas simplement comme anesthésique, mais qu'il paralyse le centre d'inspiration auquel aboutissent les fibres correspondantes du pneumogastrique». D.

VU. Contribution expérimentale a la connaissancb du corps resti-

FORME, DU NOYAU EXTERNE DE l'aCOUSTIQUE, ET OB LEURS RAPPORIS

AVEC LA moelle; par v.MoNAKow.(Arc^./. Psych.uNetxenk.j X1V,1.)

Sur la surface de coupe de l'acoustique, entre le corps resliforme et le noyau interne de ce nerî, sur les côtés du segment interne du pédoncule cérébelleux, et dans les mailles de ce dernier, existe une collection de cellules nerveuses multipolaires, de gros calibre, que Clarke a désignée sous le nom de noyau externe de l'acoustique. Presque tous les auteurs en font provenir des fibres de cette paire crânienne, mais tous ne sont pas d'accord sur leur direction. Deilcrs seul le considère comme un relai entre les fibres de la moelle (cordons antéro-latéraux) et les pédoncules cérébelleux inférieurs. Pour résoudre la question des connexions des cellules qui nous occupent, M. Monakow s'est proposé d'éliminer de la région les tractus issus de la moelle. Il a pratiqué chez le lapin nouveau-né une section transverse complète de la moitié gauche de la moelle^ immédiatement au-dessus de l'entrecroisement des pyramides. Un fait, dans lequel l'animal survécut assez longtemps pour que les dégénérescences examinées six mois plus tard fournissent le déblaiement projeté, permit l'analyse plus facile du corps restiforme, des prolongements du noyau considéré et de la terminaison d'une partie du corps restiforme dans le cervelet. Les conclusionstirées par l'expérimentation sont lessuivantes : Les cordons latéraux de la moelle participent à la formation du stratum zonak, montent obliquement dans le corps restiforme

dont ils occupent d'abord le champ latéral puis, suprày le champ moyen, continuent avec le corps restiforme leur trajet dans le cervelet, et se terminent sans doute dans Técorce du vermis supérieur du même côté. Une petite partie du cordon latéral constitue un faisceau compact qui, affectant toujours la même direction, gagne en haut la protubérance; il parait entrer en rapport avec les fibres latérales du ruban de Reil. Le corps restiforme reçoit encore des fibres issues des fibres arciformes de la formation réticulaire, qui concourent à la formation du stratum zonale. Le faisceau cunéiforme du même côté lui envoie également un fascicule. — Une partie assez importante des fibres du corps restiforme , ou du faisceau cunéiforme qui marche avec lui , trouve une fin provisoire dans les grandes cellules du noyau externe de Tacoustique. Peut-être le faisceau cunéiforme fournit-il encore au cervelet, mais ce doit être bien peu. — Au-dessus du noyau externe de Tacoustique, de nouveaux tractus de fibres doivent exister; ces nouveaux tractus émanent vraisemblablement des fibres arciformes de la formation réticulaire, qui viennent de la racine ascendante du trijumeau. — En somme, le corps restiforme comprend tout à fait en dedans, des fibres issues du faisceau cunéiforme ; une couche moyenne formée des cordons latéraux cérébelleux ; une zone externe presque entièrement constituée par les fibres arciformes issues de la formation réticulaire. — Quant au noyau externe de l'acoustique, il n'affecte aucun rapport étroit avec le nerf acoustique ; il dépend bien plus de la moelle et doit être regardé comme un noyau du faisceau cunéiforme. Le segment interne du pédoncule cérébelleux touche peu au noyau envisagé ici.

I. Coliques de plomb. Encéphalopathie saturnine; par M. Comby.

Un homme de trente-sept ans, à la suite d'une colique de plomb de moyenne intensité, fut pris de délire, de convulsions et de coma; il succomba en huit jours à des accidents encéphalopathiques. La moelle, le cervelet et le bulbe contenaient des traces de plomb. (France méd,, »88î, t. 11.) G. D.

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II. Contribution a la pathologie kt a la thérapkutiqli: du tabbs dorsal; par Th. Ruhpf. (Neurol. Centrtilbl., 188J.)

Sur vingl-sepi tabétiques examinés quant à la syphilis^ M.Rumpf trouva la proportion de 66 p. 400; tous ces syphilitiques avaient présenté des symptômes d'infection extraordinai rement légers, aussi n'avait-on institué à leur égard qu'un traitement court et peu énergique : circonstance capable d'expliquer les différences dans les anamnestiques et l'explosion de la maladie tahétique. En tout cas les résultats du traitement antisyphilitique sont, dans l'espèce, rarement grands. L'auteur en rapporte cependant un cas bien et dûment diagnostiqué guéri à la suite de qualre-vin^t-huit onctions hydrargyriques. Quoi qu'il en soit, considérant les excellents effets do pinceau faradique dans le tabès ordinaire, l'auteur procède chez le tabétique syphilitique à la double médication tpécifiquê et faradique ; il en a obtenu de très bons résultats ; l'association est surtout heureuse quand il existe des douleurs et des troubles de la sensibilité et que Tataxie n'est pas très prononcée. P. Këhaval.

m. Sur des attaquks apoplectîformes et épileptiforhes survenues

DANS les premiers STADES OU DANS LE COURS DU TABBS ; par

M. Bernhardt. {Arch, f. Psych,, XIV, 1.)

Deux observations sont relatées. La première concerne un homme de quarante-sept ans atteint depuis cinq ans d'ataxie locomotrice ; pas de complications psychiques, pas de syphilis, pas d'affection cardiaque. En quelques semaines, attaques répétées, passagères, caractérisées par une pertede la parole, tantôt unique, tantôt accompagnée de monoplégie (du membre supérieur) on d'hémiplégie (des deux membres) du côté droit. Ni céphalalgie, ni perte de connaissance; le malade était en étal de penser, mais il ne pouvait émettre aucun mot. Durée des attaques, dix minutes à dix heures environ; aphasie avec agraphie. Hépétitiou jusqu'à vingt-deux fois en vingt-quatre heures. — L'observation II est celle d'un homme de quarante-quatre ans. Ici Tataxie fut précédée, dix-huit mois avant Tapparition des premiers phénomènes, d'une perte de la parole également soudaine, sans perte de connaissance; il recouvre quelques minutes plus tard la parole, mais le soir du même jour, il perd soudain connaissance pendant trois quarts d'heure. Le jour suivant la parole est encore un peu embarrassée, mais ce trouble n'est que de courte durée; il est vrai que pendant quelques semaines il éprouve une certaine lassitude générale. Pas d'affections viscérales, pas de perturbations psychiques, pas de syphilis. -~ Ces accidents ne relèvent ni d'une affection cardiaque, ni de l'alcoolisme chronique, ni d'une sclérose

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en plaques, ni de la syphilis. Leur évolution les classe à côté des attaques qui se montrent si fréquentes dans la paralysie générale. Or, on sait que celle-ci peut être elle-même précédée pendant plusieurs années de symptômes tabétiques. En tout cas, en attendant que ces deux malades deviennent paralysés généraux, on peut, comme l'auteur, admettre qu'ils dérivent d'un trouble cérébral en rapport immédiat avec le tabès. Des attaques épileptifornies, justiciables des mêmes appréciations se montrent dans les mêmes conditions. On n'en sait pas davantage sur leur pathogénie. Voir les observations de M. M. Vulpian (Revue de médecine, 1882), de MM. Debove [Prog. médical, iSSi), Lecoq (Revue de médecine, 1882). P. K.

IV. Un cas de tumkur cérébralk avec surdité centrale unilatérale;

par Adolf Struempell. (Neurol. Centrulhl., I8S2.)

Faisant abstraction des troubles de la motilité et de la sensibilité qui furent ceux habituels, nous relèverons l'état de l'ouïe. L'oreille gauche présenta successivement de la dyscacousie, des bourdonnements (sifUements, sons de tlûte, gazouillements d'oiseaux), une complète surdité même au contact de la montre sur les os du crâne ; en même temps incapacité absolue de localiser l'origine des perceptions auditives transmises par l'autre oreille. Intégrité clinique et anatomique de l'oreille droite. Intégrité anatomique de l'oreille gauche ; un gliome occupe la pariétale ascendante et les circonvolutions pariétales continues. L'auteur rattache l'état de l'ouïe à la lésiju du lobe pariétal; malheureusement il existait en même temps des phénomènes oculaires témoignant de l'auf^mentation de la pression intra-crânienne, et la tumeur, grosse par elle-même comme une pomme, est entourée du ne large zone de ramollissement qui s'étend dans tous les sens. P. K.

V. Contribution a l'étude de la réaction dégénérative aux COURANTS FARADiQUEs; par Alfred Kast. (Nearol. CvntralbL,\HS2,)

La réaction dégénérative aux courants farad iques (An S Z > Ka SZ) constituerait dans les paralysies atrophiques un symptôme clinique de bon présage en ce sens 'qu'elle indique avec certitude que l'appareil neuro-musculaire n'est que légèrement lésé, et qu'elle fait espérer une issue favorable des phénomènes paralytiques. P. K.

VI. HÉMIATHÉTOSK aiguë du côté gauche (?) SANS AFFECTION EN FOYER ;

par KiRCHHOFF. (Arch, f, Psych, u. Nervenk,, XIll, 3.) Buveur, indemne de rhumatisme. A soixante ans. énorme dilata-

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tion du cœur avec insuffisance valvulaireet gène de la circulation en retour. Cirrhose hépatique. Très violents accès de dyspnée accompagnés de troubles de la motilité qui se montrent vingt-deux jours avant la mort sur tout le côté gauche du corps. La forme des mouvements, leur sélection sur les extrémités, leur continuité, même pendant le sommeil, Timpuissance de la volonté imposent le diagnostic d'athétose auquel contredisent la participation des muscles oculaires, et masticateurs, et du facial entier, ainsi que l'étendue des phénomènes. Pas de troubles de la sensibilité ; pas de paralysie franche. Aucun foyer cérébral. M. KirchhofT rapproche ce fait des accidents semblables dus à l'anémie (chorea dimidiata d*Eulenburg), à la résorption biliaire (excitation cérébrale) de Talrophie jaune aiguë du foie. Peut-être Tathétose a-t-elle aussi le cœur pour origine : action réflexe par Tintermcdiaire du nerf vague gauche qui semble innerver presque à lui seul Forgane central en question, si Ton en juge par la différence de volume qu'il présente au-dessus et au-dessous de lui. P. K.

VU. Contribution a la casuistique des tumeurs ci^RÉBRALKs; par RicHTKR (de lïalldorf). (Allg, Zeitsschr, f. Psych,, XXXIX, ;>.)

Un homme de quarante-sept ans, jouissant d'une bonne santé habituelle, est atteint d'accès d'épilepsie avec perte de connaissance, de troubles intellectuels avec perte de la mémoire, d'agitation maniaque furieuse: inconscience des actes. Les convulsions ressemblent, vers la fin, aux mouvements involontaires que produit Félectrisation ; ces décharges s'effectuent à l'occasion des actes intentionnels. Troubles de la vue : papilles étranglées. Deux mois et demi plus tard, soudain perle de connaissance, flaccidité des membres, insensibilité, immobilité, thorax Hie^ respiration dillicile.P.50; T.R. 35<*,5.^ Le cœur cesse de battre le lendemain soir. A la base du cerveau, entre les deux nerfs optiques, apparaît un néoplasme tendu, rosé, qui vient faire saillie entre les lobes frontaux, et soulever le corps calleux; il occupe la partie inférieure de l'insula et le gyrus rectus du côté droit. C'est un gliome qui a atteint le genou du corps calleux, la partie inférieure du gyrus fornicatus des deux côtés, la corne antérieure du ventricule latéral gauche, la cloison transparente. A droite, la transformation porte sur la paroi interne de la corne antérieure du ventricule, la bandelette optique, l'origine de l'olfactif, la partie antérieure de la couche optique et sa région moyenne, la partie inféro-antérieuredu noyau caudé, la partie inférieure de l' insu la et les circonvolutions frontales et pariétales voisines, le gyrus uncinatus, la capsule interne, etc. La lecture de la description histologique complète permet seule d'en apprécier l'étendue. * P. K.

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