XXIII. Les hallucinations dans la paralysie générale des
ALIÉNÉS, CONSIDÉRÉES SPÉCIALEMENT DANS LEURS RAPPORTS AVEC LA LOCALISATION DES FONCTIONS CÉRÉBRALES ; par
W. Julius Mickle. {The Jowmal of Mental Science, n 0i de janvier et d'avril 1882.)
On sait avec quel soin et quelle persévérance M. J. Mickle s'est adonné à l'étude de la paralysie générale des aliénés ; le mémoire dont il s'agit ici ne le cède point en intérêt aux travaux précédents du même auteur ; mais, composé presque entièrement d'observations, déjà très condensées, il échappe à l'analyse, ou plutôt ne comporte d'autre analyse que la reproduction des conclusions de l'auteur, qui sont les suivantes : Les hallucinations et les illusions ont dans la paralysie générale plus de fréquence et d'importance qu'on ne leur en reconnaît généralement. Il est probable, et cela pour les raisons indiquées, que les chiffres indiqués dans ce travail comme étant les chiffres (p. 100) , des paralytiques généraux chez lesquels on a observé des hallucinations des divers sens, sont des chiffres minimum. Contrairement à ce que l'on admet généralement, les hallucinations de la vue ne sont guère plus fréquentes d'une façon absolue, dans la paralysie générale que les hallucinations de l'ouïe. Mais, chez les soldats paralytiques, les hallucinations de la vue se rencontrent dans une proportion plus élevée par rapport aux hallucinations de l'ouïe que chez les autres soldats aliénés. Chez ces derniers, ou d'une façon plus précise, chez les soldats atteints de folie non aiguë, la paralysie générale étant exclue, les hallucinations de l'ouïe l'emportent en fréquence sur celles de la vue ; elles l'emportent également sur les hallucinations de la vue dans la paralysie générale. Chez les aliénés, en général, les hallucinations de la paralysie générale sont souvent de courte durée ; elles récidivent, sont variables, non systématisées, nombreuses, absurdes, grossières, quelquefois sans lien aucun entre elles, contradictoires les unes à l'égard des autres, et très agréables ou très pénibles. La plupart des hallucinations de la paralysie générale sont liées d'une façon intime à des lésions des centres sensoriels corticaux du cerveau. Lorsqu'on étudie les hallucinations de la paralysie générale au point de vue des localisations cérébrales, on peut tirer un parti utile de la distribution des adhérences cérébro-méningées
et des modifications de la couche corticale qui accompagnent les adhérences. Dans les cas d'hallucinations de la vue chez les paralytiques généraux, le pli courbe n'est pas affecté d'une façon aussi marquée que tendrait à le faire prévoir la théorie suivant laquelle il constituerait le seul centre cortical de la vue ; on peut en dire autant de la première circonvolution temporo-sphénoïdale, si on la considère comme le seul centre cortical de l'audition dans les cas où il existerait des hallucinations de l'ouïe. Ainsi l'anatomie pathologique de la paralysie générale ne vient pas à l'appui de l'opinion exclusive suivant laquelle ces circonvolutions constitueraient ou contiendraient respectivement les centres corticaux uniques de la vision et de l'audition. En considérant l'ensemble des cas, on constate que la circonvolution supra-marginale est plus atteinte que le pli courbe dans les cas qui s'accompagnent d'hallucinations de la vue, et que les adhérences sont souvent très accusées sur le lobule postéro -pariétal. On constate également que la deuxième circonvolution temporo-sphénoïdale paraît être plus atteinte que la première dans les cas qui s'accompagnent d'hallucinations de l'ouïe, ces cas étant pris dans leur ensemble. R. de M. -G.
XXIV. Les experts aliénistes et la responsabilité criminelle; par D. Hack Tuke. {The Journal of Mental Science, n° d'avril 1882.)
Le travail de M. Hack Tuke est une critique, très modérée dans la forme, très amère dans le fond, de la législation, ou manque de législation en Angleterre en ce qui touche l'examen de la responsabilité criminelle devant les tribunaux. Nous ne pouvons suivre l'auteur dans tous les détails de cette importante étude : il conduit tour à tour le lecteur devant les diverses juridictions, et lui montre l'accusé constamment dépourvu des garanties les plus élémentaires relativement à l'étude de son état mental. Sans doute, il arrive parfois, souvent môme, M. Hack Tuke se plaît à le reconnaître,, que le bon sens et l'équité du juge suppléent au silence de la loi; encore faut-il que le magistrat, pour s'éclairer sur le degré de responsabilité de l'accusé, prenne des biais et tourne pour ainsi dire la loi, afin d'obtenir, malgré elle, ce que le sens commun voudrait qu'elle prescrivit. Ce que
M. Hack Tuke réclame, et nul, on le reconnaîtra, n'est plus compétent que lui en pareille matière, c'est que la législation commande ce qu'aujourd'hui elle tolère à grand peine, et que le soin d'ordonner une expertise ne soit pas laissé au caprice de magistrats dont quelques-uns n'admettent en aucun cas la doctrine de l'irresponsabilité. C'est avec l'ironie du patriotisme humilié que l'auteur constate que, dans les autres pays, on étudie, lorsqu'il y a lieu, l'état mental de l'accusé avant les débats, tandis qu'en Angleterre on l'examine après. M. Hack Tuke indique en terminant la réforme qu'il propose, mais il est aisé de voir qu'il s'accommoderait volontiers d'une procédure quelconque en pareille matière, pourvu qu'elle ne retardât pas d'un siècle sur les progrès de la science et de l'humanité. Il faut souhaiter que la voix autorisée du savant aliéniste anglais soit entendue, et que la réforme qu'il réclame avec un énergique bon sens n'aille pas grossir le nombre des réformes qui s'imposent toujours et ne s'accomplissent jamais.
R. db M.-C.
De la paralysie générale et du traumatisme dans leurs rapports réciproques; par Vallon. (Thèse de Paris, 1882.)
Ce travail comprend deux parties : dans la première, l'auteur cherche à déterminer l'influence des traumatismes du crâne sur le développement de la paralysie générale ; dans la seconde il étudie les affections chirurgicales traumatiques ou spontanées qui peuvent survenir chez les paralytiques généraux, et considère l'évolution des traumatismes chirurgicaux et leur influence sur la marche de la maladie. Nous ne pouvons faire mieux que de résumer les conclusions de cet intéressant travail.
I. En dehors de toute prédisposition héréditaire ou acquise, les traumatismes du crâne peuvent provoquer le développement de la paralysie générale. La maladie peut débuter peu de temps après
l'accident, mais ordinairement elle n'apparaît que des mois ou des années plus tard, sans affecter d'ailleurs une forme particulière qui permette de reconnaître la cause. La paralysie générale, d'origine traumatique, dont la pathogénie est complexe, se montre à l'âge où se développe ordinairement cette affection ; une certaine préparation de l'organisme semble donc nécessaire. 11 est du reste avéré que chez les sujets prédisposés, les traumatismes du crâne jouent le rôle de cause déterminante ; ils précipitent la marche de la maladie déjà en évolution. Le pronostic doit toujours être réservé dans les cas de plaies de tête ; et chez les paralytiques généraux il faut éviter les chocs même les plus légers. M. Vallon considère même comme dangereux le choc de la douche descendante. Si on pouvait reconnaître sûrement l'origine traumatique dans un cas donné de paralysie générale, on pourrait porter un pronostic favorable sur les enfants nés avant l'accident.
II. Dans la paralysie générale on rencontre souvent une raréfactien du tissu osseux qui prédispose aux fractures dont la consolidation peut être lente et incomplète, sans que cependant la guérison soit rare. Les traumatismes des parties molles donnent souvent lieu à une suppuration abondante. Les traumatismes suivis ou non de suppuration exercent souvent une influence heureuse sur la paralysie générale, dont elles arrêtent l'évolution pendant un temps plus ou moins long. De là l'indication des sétons et autres moyens du même ordre dans le traitement de la paralysie générale. La maladie, même à la dernière période, n'est pas une contre-indication à l'anesthésie et aux opérations chirurgicales. Les plaies opératoires guérissent souvent simplement, quelquefois même par première intention. Ch. F.
Des maladies mentales et neneuses ; par M. Billod, médecin en chef, directeur honoraire des asiles de la Seine, 2 vol. in-8 (Masson, édit., 1882).
Sous ce titre, l'auteur a réuni en deux volumes de 600 pages chacun toutes ses productions antérieures, éparses dans des journaux spéciaux ; n'y sont pas compris ses travaux si appréciés sur la pellagre. Ces deux volumes constituent, comme l'a dit l'auteur, son testament scientifique. Plusieurs de ces articles et peut-être ceux auxquels M. Billod attache le plus d'intérêt, ont vieilli soit par le progrès ou la modification dans la marche des idées sur les questions qu'il a étudiées, soit parce que, par la valeur même des idées et des vues qu'ils contiennent, ces articles très justement appréciés sont tombés dans le domaine public scientifique et maintenant connus de tous.
De telles considérations expliquent les difficultés d'analyse de ces deux volumes, dont les chapitres les plus intéressants ont été
publiés il y a vingt ou trente ans. C'est un ouvrage dont ou aura une idée bien plus nette à la lecture que par une analyse qui ne peut mentionner les idées nombreuses propres à Fauteur, jetées incidemment çà et là, et constituant néanmoins un des principaux attraits à la lecture de l'ouvrage.
Le psychologue se retrouve tout entier dans les chapitres sur les lésions de la volonté, sur celles de l'association des idées, sur les diverses formes de lypémanie, sur les intervalles lucides, sur la chronicité et l'hérédité comparées dans leurs effets.
Le clinicien se révèle dans le chapitre sur la symptomatologie de l'épilepsie, dans ses recherches sur la paralysie générale et sur l'aphasie.
Dans un autre ordre d'idées, les chapitres sur le traitement de la folie, la colonisation des aliénés, les aliénés dangereux, une étude très sérieuse sur la réorganisation des services d'aliénés et une autre plus récente sur des établissements d'aliénés en Hollande, font très^ apprécier les idées de l'auteur sur le traitement et l'administrattbn. Enfin la collection des rapports médico-légaux de l'auteur, qui forment la moitié du second volume, prouve que M. Billod ne s'est désintéressé d'aucune des questions concernant l'aliénation mentale. Charpentier.
Recherches d'anatomie comparative et d'anatomie philosophique sur les caractères du crâne et du cerveau; par L. Manouvrikr. Thèse de Paris, 1882.
Contribution à Vètude de l'atrophie cérébrale infantile ; par Delhomme. Thèse de Paris, 1882.
Du traitement de l'épilepsie; par Boyé. Thèse de Paris, 1882.
Sur Vangine de poitrine; par Aubry. Thèse de Paris, 1882.
Des crises douloureuses qui peuvent se montrer sur les voies urinaires et dans les organes génitaux au cours de l'ataxie locomotrice; par Queudot. Thèse de Paris, 1882.
Essai sur abcès spontanés du cerveau ; par GuiLLEvtc. Thèse de Paris, 1882.
De la chute des ongles dans les affections nerveuses et en particulier dans l'ataxie locomotrice; par Pouget. Thèse de Paris, 4882.
Observations de mal perforant annonçant le début d'une affection, spinale; par Blanchard. Thèse de Paris, 1882.
De la tétanie; par Delcroix. Thèse de Paris, 1882.
Considérations sur les attaques apoplectiformes et épileptiformes de la paralysie générale; par A. Broquerre. Thèse de Paris, 1882.
Contribution à l'étude pathogénique du saturnisme cérébro-spinal; par Charlier. Thèse de Paris, 1882.
Névralgie vulvo-vaginale ; par Parmilleux. Thèse de Paris, 1882.
De la névralgie circonflexe ou axillaire ; par Héon. Thèse de Paris,
Des diverses hémorrhagies consécutives aux lésions des centres nerveux; par Langlois. Thèse de Paris, 1882.
Etude sur la méningite aiguè des buveurs et en particulier sur la méningite dans le delirium tremens ; par RABJEAu.Thèse de Paris, \ 882 .
Schâdelmessung ; kranio und kephalometrie ; von Benedikt. (Sep . abd. a. d. Real-encyclopâdie des gesammten heilkunde.)
Contribution d V étude des hallucinations de la sensibilité; par H. Aiwal. Thèse de Lyon, 1882.
Dm délire ambitieux; par Paris. Thèse de Nancy, 1882.
De la lèpre; par Hahn. Thèse de Nancy, 1882.
Essai sur la lypèmanie et le délire de persécution chez les tabétiques ; par Rougier. Thèse de Lyon, 1882.
Des indications du trépan dans les épanchements intra-crâniens consécutifs aux traumatismes ; par Joire. Thèse de Lille, 1882.
Contribution à V étude des formes frustes de l'ataxie locomotrice; par Martin. Thèse de Bordeaux, 1882.
Contribution à V étude de la crête auditive chez les vertébrés ; par Ferré. Thèse de Bordeaux, 1882.
Contribution à l'étude de V abcès cérébral idiopathique ; parSTAHL. Thèse de Nancy, 1882.
Des hémitremblements prœ et postparalytiques ; par Ricoux. Thèse de Nancy, 1882.
Asile public d'aliénés de maréville. — Le mode de recrutement des internes de l'asile vient d'être modifié. Jusqu'à ce jour, les élèves étaient nommés directement par le Préfet. Le concours vient d'être établi. — Un arrêté préfectoral règle comme suit le nouveau mode de recrutement des internes de cet asile : les élèves internes sont nommés par le Préfet, sur une liste dressée d'après les résultats du concours, et comprenant un nombre de candidats triple de celui des vacances à remplir. L'ouverture de chaque concours, autant que le permettront les nécessités du service, sera annoncée deux mois à l'avance.
Sont admis à concourir : les étudiants en médecine français et
Archives, t. IV. 26
justifiant d'au moins douze inscriptions de doctorat. Les candidats déposeront leur demande à la Préfecture dix jours au moins avant l'ouverture du concours et devront joindre : 4° leur acte de naissance ; 2° un certificat du maire de leur domicile établissant leur qualité de Français; 3° un certificat constatant qu'ils possèdent au moins douze inscriptions de doctorat ; 4° un certificat de bonne vie et mœurs. — La liste des candidats, arrêtée par le préfet, sera transmise au doyen de la Faculté de médecine.
Les épreuves du concours seront les suivantes : 1° une composition écrite sur un sujet d'anatomie et de physiologie (trois heures seront accordées pour cette rédaction) ; 2° une épreuve clinique consistant dans l'examen de deux malades, choisis l'un dans un service de médecine, l'autre dans un service de chirurgie (quinze minutes seront accordées pour l'examen de chaque malade, et dix minutes pour chaque compte-rendu oral, après cinq minutes de réflexion); 3° une épreuve de petite chirurgie, saignée, cathétérisme, bandages et appareils. Le jury déterminera la durée de cette épreuve. Les concours ont lieu au siège de la Faculté de médecine, comme pour les concours d'internat des hospices civils de Nancy. Les juges du concours sont trois professeurs désignés par la Faculté. Le concours terminé, la liste des candidats classés par ordre de mérite, avec les propositions du jury sera adressée au Préfet par le Doyen de la Faculté. — C'est avec plaisir que nous enregistrons cette réforme, réclamée depuis longtemps. Il est vivement à désirer qu'elle se généralise.
Asile d'aliénés de Ville-Evrard. — M. le D r Espiau de la Maëstre, médecin directeur de l'asile de Ville-Evrard, a été victime, le 4 4 octobre dernier, d'un accident qui aurait pu avoir les plus tristes conséquences. Un malade, B..., atteint du délire de persécution, l'a saisi par derrière et a essayé de lui crever les yeux avec les doigts. L'œil droit a été le plus fortement atteint. Bien que le traumatisme offre une certaine gravité, on espère qu'il n'aura pas de conséquences sérieuses. Nous faisons les vœux les plus sincères pour le prompt rétablissement de M. le D r Espiau de la Maëstre, un des médecins les plus dévoués de nos asiles d'aliénés.
Congrès international d'électricité. — Un second congrès international d'électricité sera tenu à Paris à partir du 15 novembre. Le gouvernement a alloué, pour son organisation, une somme de 90,000 fr. Les principaux objets du congrès sont, grâce à de nombreuses expériences, de déterminer des unités électriques, de se fixer sur les méthodes d'observation de l'électricité de l'atmosphère, et de réunir les statistiques relatives aux conducteurs de la lumière.
Société médico -psychologique.— Cette société, dans sa séance du 34 juillet 4882, a décidé de mettre au concours pour l'année pro-
chaine les deux questions suivantes. Pria? Aubanel : Existe-t-il des signes ou des indices qui permettent de reconnaître qu'une maladie mentale est héréditaire, en l'absence de notions sur les antécédents ? Exposer ces caractères. — Prix Belhomme : Des moyens propres à développer la faculté du langage chez les idiots.
Faculté de médecine et de pharmacie de lyon. — Au mois de novembre i 882, il sera ouvert à cette faculté un concours pour une place de chef de clinique des maladies mentales.
Concours pour l'internat en médecine dans les asiles publics d'aliénés de la seine. — Un concours pour la nomination à deux emplois d'interne en médecine dans les asiles publics d'aliénés de la Seine (Sainte-Anne, à Paris; ViJle-Evrard et Vaucluse, dans Seine-et-Oise) sera ouvert le lundi 4 décembre 1882, à midis précis. Pourront prendre part à ce concours tous les étudiants en médecine, âgés de moins de trente ans et pourvus de douze inscriptions. Les candidats devront se faire inscrire à Paris, au secrétariat général de la préfecture de la Seine (bureau du personnel), du 2 au 48 novembre 1882 inclusivement.
Chaque candidat devra produire les pièces ci-après : 1 ° un acte de naissance ; 2° un extrait du casier judiciaire ; 3° un certificat de vaccine ; 4° un certificat de bonnes vie et mœurs ; 5° un certificat constatant qu'il est pourvu de douze inscriptions en médecine.
Le concours porte sur l'anatomie et la physiologie. — La duré* des fonctions d'interne est de trois ans. — La répartition des internes dans les divers services d'aliénés se fait dans l'ordre de classement établi par le jury d'examen. Les avantages attachés à la situation d'interne dans les asiles publics d'aliénés de la Seine, comportent le logement, le chauffage, l'éclairage, la nourriture et un traitement fixe et annuel de 800 fr. à l'asile Sainte-Anne et de 1,400 fr. aux asiles de Ville-Evrard et de Vaucluse.
Concours pour l'internat en pharmacie dans les asiles publics d'aliénés de la seine. — Un concours pour la nomination à deux emplois d'interne en pharmacie dans les asiles publics d'aliénés de la Seine (Sainte- Anne à Paris; Ville-Evrard et Vaucluse dans Seineet-Oise), sera ouvert le lundi il décembre 1882, à une heure précise. Pourront prendre part à ce concours tous les étudiants en pharmacie âgés de vingt ans au moins et de vingt-sept ans au plus. Les candidats devront se faire inscrire à Paris, au siège général de la préfecture de la Seine (bureau du personnel), du 9 au 25 novembre i882 inclusivement.
Chaque candidat devra produire les pièces ci-après : 1° un acte de naissance ; 2° un extrait du casier judiciaire; 3° un certificat de vaccine ; 4° un certificat de bonne vie et mœurs ; 5° des certificats constatant trois années d'exercice dans des pharmacies dont une dans la même maison.
Le concours porte sur la chimie, la pharmacie et l'histoire naturelle. La durée des fonctions d'interne est de trois ans. La répartition des internes dans les divers services d'aliénés se fait dans Tordre de classement établi par le jury d'examen.
Les avantages attachés à la situation d'interne dans les asiles publics d'aliénés de la Seine comportent le logement, le chauffage, l'éclairage, la nourriture et un traitement fixe et annuel de 800 fr., à l'asile Sainte-Anne, et de 1,100 fr. aux asiles de Ville-Evrard et de Vaucluse.
Quartier d'aliénés de l'hospice saint-jacques, a nantes. — Il possède en tout 800 malades, dont 450 femmes environ. — Il y a aussi quelques enfants arriérés ou idiots, disséminés dans les services : neuf garçons et quatre filles actuellement. Aucune instruction ne leur est donnée.
Les malades sont employés à des travaux de culture, de jardinage. — Comme moyens de coercition, on emploie la camisole de force, le système cellulaire, les douches, les bains prolongés, généralement pendant trois heures, quelquefois quatre heures. Les bains sont installés d'une façon très précaire.— La thérapeutique est assez réduite. Le service médical comprend six internes en médecine (aucun en pharmacie), dont trois sont nommés au concours des hôpitaux de Nantes, et sont alors affectés aux sections de vieillards et de médecine proprement dite (infirmerie). Il existe un service de varioleux, avec un interne des hôpitaux ; ce service est presque toujours vide. — Les trois autres internes, dits internes aliénistes, sont nommés directement par le ministre de l'intérieur, sans concours. L'asile va prochainement être agrandi, et l'on en profitera pour apporter quelques perfectionnements dans les sections.
Ecole départementale d'infirmiers et infirmières de l'asile sainte-anne. — Les cours ont commencé le mardi 24 octobre 1882, à 8 heures du soir, dans l'amphithéâtre de l'Admission, et se continueront les mardis et vendredis suivants, à la même heure.
Programme pour Vannée 4882 : hygiène, administration, pansements, petite chirurgie et applications hydrothérapiques, physiologie, anatomie, rapports de l'infirmier avec l'aliéné dans les différentes formes mentales, petite pharmacie.
Ces cours se font sous la direction de MM. Bouchereau, Dagonet, Magnan, médecins en chef, et Quesneville, pharmacien en chef de l'asile Sainte- Anne. — Les personnes étrangères à l'établissement qui désirent suivre ces cours gratuits doivent se faire inscrire tous les jours, de 40 heures à 4 heures, à la direction de l'asile.
TABLE DES MATIÈRES
Absinthisme chronique (études cliniques sur 1'), par Gautier, 263.
Albuminurie dans les maladies cérébrales, 138; — comme symptôme de l'accès d'épilepsie, par Fiori, 224.
Aliénation, 229.
Aliénation mentale chez un sujet atteint d'anémie et de cachexie palustre, par J. Mickle, 104.
Aliénés criminels, 122, 127, 238,
Aliénés (considération sur l'hygiène des), par Pomponne, 264.
Aliénées (recherches cliniques sur la fréquence des maladies sexuelles chez les), par Danillo, 171.
Aliénés incurables et tranquilles, 143,
Aliénés (incidents d'ordre chirurgical chez les), 134.
Aliénés (éducation des), 391.
Aphasie, 96.
Aphasie traumatique, 374.
Aphasiques (capacité de tester des),
Asiles d'aliénés (aménagement et disposition), 133.
Asiles d'aliénés d'Australie et d'Asie, 250.
Asiles d'aliénés, nominations, 868.
Asiles d'aliénés de Vaucluse et de Ville- Evrard, 142, 402;— de Clermont, 142; — de Maréville, 401 ; — de Saint- Jacques, à Nantes, 404 ; — Concours pour l'internat dans les, 403.
Assassin (1') Guiteau, 271.
Assassinats par des aliénés, 143.
Ataxie locomotrice (note sur l'un des symptômes de 1'), par Mortimer Granville, 2t9.
Ataxie locomotrice (une famille atteinte d'), par Gowers, 90.
Ataxie locomotrice d'origine syphilitique (tabès spécifique), par Fournier, 139.
Ataxie locomotrice différenciée des troubles fonctionnels qui la simulent, 377.
Ataxie locomotrice suite de variole,
Ataxie locale des extrémités supérieures avec éçhidrose, 253.
Ataxiques (description de quelques pièces relatives aux lésions osseuses et articulaires des), conservées an musée anatomo-pa thologique de la Salpêtrière, par Ch. Féré, 202.
Atropine comme agent sédatif, 390.
Auscultation des parois du crâne,
Auscultation de la parole à la surface de la tête, par Adriani, 225.
Bains dans les hôpitaux et les
asiles, 270. Bilatérale (la fonction), et la sina-
piscopie, par Adamkiewicz, 89.
Cerveau (Lésion grave du — guérison), parWood, 221.
Cerveau d'un typhique, 257,
Cerveau (caractères propres aux lésions de l'écorce du), 254.
Cerveau (des métastases des inflammations de l'oreille sur le), 375.
Cerveau (localisation des tumeurs de l'écorce du), 381.
Cerveau (casuistique des blessures du), 125.
Cerveau (températures inférieures des malades atteints d'une lésion du), 88.
Cerveati (altérations anatomiques du — dans les maladies infectieuses), par Rosenthal, 89.
TABLE DES MATIÈRES
Cerveau (note sur le développement du — considéré dans ses rapports avec le crâne), par Féré, 365.
Gborée (folie associée à la), 393.
Conceptions délirantes, 255.
Conceptions irrésistibles, par Wille,
Colonies d'aliénés, 135.
Congrès des aliénistes de l'Allemagne du Sud-Ouest, 431.
Connaissance (maladies de la), par Weiss, 234.
Contraction paradoxale, 372.
Côtes fracturées dans les asiles anglais, par Linsay, 95.
Courants continus (note sur l'action des) au point vue physiologique et pathologique, par Éstorc, 145.
Délire mélancolique (rapport médico-légal sur un cas de), par Magnan, 47.
Délire des négations, par Cotard, 152, 282.
Dessiccation du cerveau, 249.
Diabétiques (Des troubles nerveux observés chez les), par Bernard et Féré, 336.
Divorce et aliénation mentale, 120, 239, 243.
Ecriture dans la paralysie générale,
par Schule, 230. Epilepsie (Importance du diagnostic
•précoce de 1'), 378.
Epilepsie gastrique, 378.
Epilepsie (Pathogénie de 1'}, par
Chirone, 223.
Epilepsie (albuminurie comme sym-
tôme de l'accès d'), 224.
Epileptiques (note sur l'état de la
pupille chez les — en dehors des
attaques), par Marie, 42.
Epileptique (cerveau d j.
Epileptiques (accidents déterminés
par les fractures chez les femmes),
par Terrier et Luc, 87.
Experts aliénistes et responsabilité
criminelle, 397.
Folie, 96.
Folie associée à la chorée, 393.
Folie morale, 388.
Folie postépileptique, par Sommer, 92.
Folies périodiques, 129.
Folie avec conscience (recherches sur la), par M ar an don de Montyel, 188.
Folies (classificaton des), par Delàsiauve, l.
Forces (état desï chez les hémiplégiques, par Pitres, 26.
Ganglions périphériques, 367.
Gaucher aphasique, 121.
Goitre exophthalmique, par Panas,
Hallucinations unilatérales, 117.
Hallucinations dans la paralysie générale, considérées spécialement dans leurs rapports avec les localisations cérébrales, 396.
Hémiataxie posthémiplégique, par Ugo Bassi, 224.
Hémianopsie, 254.
Hémiplégie (note sur un cas d') avec paraplégie spasmodique, par Féré, 61,
Hémiplégiques (état des forces chez les), par Pitres, 26.
Hyoscyamiue, 137, 235,
Hystérique (paraplégie — chez un enfant), 380.
Hystéro-epilepsie, par Mills, 222.
Idiote (cerveau d'), par Reinhard,
Idiots (éducation des), par Davis,
Impulsions sexuelles perverties (importance médico-légale des), 131.
Infectieuses (altérations an atomiques du cerveau dans les maladies — ), 89.
Insula (les lésions du lobule de 1') par Perdrier, 262.
Invalides psychopathiques de la guerre de 1870-71, par Schwaab et Frœhlich, 233.
Iris (centre cortical de Y) chez les oiseaux, par OElh, 226.
Leptomémingitis hémorrhagica,présentant les symptômes de la paralysie progressive, par Bechetrew, 90.
Maladie de Ménière (note sur la — et en particulier sur son traitement par la méthode de M. Charcot), par Féré et Demars, 220; — par Gellé, 273.
Maladies mentales aiguës et curables (traitement des), par Burin ann, 95.
TABLE DES MATIÈRES
Maladies mentales et nerveuses par Billod (bibliographie), 399.
Maladies mentales (influence des maladies aiguës sur la genèse des), par Krœpelin, 105.
Manie avec prédominance des hallucinations de Toule (guérison au bout de trois ans d'un accès de — ), 391.
Méniere (Etude clinique du vertige de — dans ses rapports avec les lésions des fenêtres ovale et ronde), par Gellé, 273.
Microcéphalie (notes et observations sur la — ), par Bourneville et Wuillamié, 52.
Moelle (lésions unilatérales de la),
Moelle (affections de la), localisation, 395.
Moelle (dégénérescence funiforme des cordons postérieurs de la) accompagnée de méningo-myétite en foyers), 383.
Moelle épiniere (sarcome de la), à marche latente siégeant au point d'émergence du plexus brachial, par Adamkiewicz, 323.
Moelle épiniere (sur les vaisseaux de la), par Adamkiewicz, critique par Duret, 357.
Monomanie religiense (discussion à propos d'une prétendue) — par Delasiauve, 1.
Monument à Darwin, 271.
Morphinisme, par Fr. Mûller, 97.
Mutilation chez un mystique, 270.
Myélite (deux cas de — ), 3S2.
Nécrologie : Lagardelie, 143.
Négations (délire des), 152, 282.
Nerveux. 372.
Nerveux (troubles — observés chez
les diabétiques), par Bernard et
Féré, 336.
Névroses (traité des), par Axenfeld
et Huchard, 260.
Nominations, 268.
Œdème cérébral circonscrit comme cause de symptômes de lésions en foyer, 256.
Oreille (des métastases des inflammations de 1'— sur le cerveau), 375.
Pacchioni (granulations de), 368.
Paralysie agitante (essai sur une
forme rhumatismale de la), par
Vesselle, 263.
Paralysie générale (réflexe tendineux dans la), 387.
Paralysie générale et traumatisme, dans leurs rapports réciproques, par Vallon, 398.
Paralysie progressive périodique,
Paralysie spasmodique (note sur un cas d'hémiplégie avec), par Féré,
Périencéphalite purulente consécutive à une infection septique,
Prix Esquirol, 237; — Aubanel, 237; — Belhomme, 117.
Protubérance (affection de la), par Remak, 249.
Psychopathies chroniques (procédé pour couper les accès d'agitation chez les malades atteints de — à l'aide des injections de quinine et de bromure de potassium), 386.
Pupille (note sur l'état de la), chez les épileptiques en dehors des attaques), par Marie, 42.
Réflexe tendineux dans la paralysie
générale. 387.
Responsabilité criminelle, 397.
Responsabilité des faibles d'esprit,
Rhéostats à manivelle, 253.
Sarcome de la moelle épiniere, par Adamkiewicz, 323.
Sclérose latérale primitive à issue insolite, par Westphal, 247.
Sens génital (inversion du), — et autres perversions sexuelles , par Charcot et Magna n, 296.
Sensitif (le faisceau), et les troubles de la sensibilité dans les cas de lésions cérébrales, par Ballet,
Sexuelles (recherches cliniques sur la fréquence des maladies — chez les aliénées), par Danillo,
Sexuelles (perversions), 296.
Sinapiscopie, 89.
Société de psychiatrie et psychologie légales de Vienne, 256 ; — Société médico-psychologique,l 16 236 ; — Société psychiatrique de Berlin, 12»;— Société dé psychiatrie et des maladies nerveuses de Berlin, 246.
Statue de Ph. Pinel, 142.
Stupeur, 258.
TABLE DBS MATIÈRES.
Tabac (société contre l'abus du),
Tabès incipiens, par Erlenmeyer,
Températures inférieures des malades atteints d'une lésion cérébrale, par Sklowsky, 88.
Température (basse), par Kasyreff,
Thomsen (Maladie de), par Westphal, 246.
Transfert (une application pratique
du), 371.
Tumeurs du cerveau (localisation
des), 381.
Ventricules cérébraux (études sur les hémorrhaçies primitives, immédiates ou directes, des), par Sanders, 227.
Zones hystérogènes (recherches sur les), par Gaube, 265.