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ASILES D'ALIENES

sidération qu'il mérite. Sur le second point, Tauteur propose de poursuivre leur affiliation à certains grands instituts de gardemalades, point sur lequel nous n'avons pas à insister; il constate que leur mérite est reconnu dans tous les asiles et que leur situation ne peut que s'améliorer; sur le troisième point, il pense que l'association doit contribuer autant que possible à relever la situation des gardiens ou gardiennes munis de leur diplômes qui quittent les asiles pour se consacrer au service des particuliers ; ici encore, il propose d'agir en vue de les faire admettre, à litre de branche distincte, dans le Royal BritishNurses'Âssociation.

R. DB MUSCRAVE ClAY.

V. Le semce des aliénés en Hongrie, publié par le Ministre de l'Intérieur de Hongrie. (Budapest, 1900.)

L'assistance des aliénés en Hongrie, n'est méthodiquement organisée que depuis une époque récente, c'est-à-dire que ses premiers asiles publics datent de 1863 (Nagy-Szeben) et 1868 (Bude-Lipotmezo). C'est le premier rapport général publié en langue hongroise, allemande et française. L'asile royal d'aliénés de Lipolmezo est le principal et le berceau de la psychiatrie hongroise. J'en ai fait l'objet déjà d*une courte notice dans les Archives de Neurologie en 189i, l'ayant visité à l'occasion du congrès de Budapest.

Cet asile de 500 lits est souvent encombré et abrite jusqu'à 800 malades, il est conçu suivant l'ancien type de l'asile français de 1850, en ailes parallèles symétriques agglomérées avec services généraux centraux. Pour le désencombrer on créa deux asiles annexes de chroniques et incurables ou dan^'ereux à Augyafil et fîagy Kallo. Mais les mêmes causes produisant toujours les mêmes effets, ces annexes durent être employés comme asiles d'aigus et des quartiers d'hospice aménagés pour les chroniques et incurables à Szegzard, Gyôngyôs, Kapssvàr, Nystra et Gyula. Ces établissements avec le quartier d'nsile prison de Budapest (120 aliènes criminels) peuvent assister un nombre d'environ 2 000 malades. Budget général d'assistance pour les quatre asiles d'Etat : 1 183 898 couronnes.

Les cinq quartiers d'hospice reçoivent les chroniques par traité à raison de 1 cour. oO par journée de malade. Moyenne générale des guérisons et améliorations 12 p. 100.

Admission annuelle : 1 millier.

Une Société de patronage fonctionne avec une commission spéciale qui tranche les questions de sortie des dangereux et peut renvoyer certains inolTensifs à leurs familles avec secours.

Le no restranit est prescrit par arrêté ministériel. Uopere-door est appliqué à 20 p. 100 des malades à Augyalfôld. Valilement est appliqué dans les quatre asiles d'aigus: Lipotmezo, Augyafold,

334 ASILR8 d'alibnbs.

Magykallo et Nagy-Szebez. Des concerts, théâtres, tennis, sont établis pour le traitement moral, ainsi que des ateliers nombeeux. La surveillance est assurée par des sœurs, le personnel subalterne est laïc, à raison d'un agent par 10 malades.

Les médecins sont nombreux et connus par leurs travaux aux Congrès internalionaux : ce sont entre autres, MM. Ë. Kourad, G. Olah, L Salgo et Epstein. Les expertises sont contradictoires et discutées par un conseil de médecins légal analogue aux Conseils supérieurs d*hygiène. D' A. Marib.

VI. Rapports but le service médical de rAsile public d'aliénéB de Maréville, pour 1899 ; par les D**» Vernet, médecin de la division des hommes, et Paris, médecin de la division des femmes.

Ces rapports contiennent de nombreux tableaux de statistique, concernant le mouvement de la population, les entrées, les sorties, les décès et les maladies incidentes. Celui de M. Paris se termine par des considérations intéressantes et assez étendues sur la dégénérescence et la criminalité, qui sont le produit de Thérédilé, de Talcoolisme et de la misère et, contre lesquelles, la société ne prend presque aucune mesure pour se protéger. Loin de là, la nouvelle loi sur les bouilleurs de cru aggravera certainement Talcoolisme qui fait tant de ravages, surtout dans nos départements de TOuest «t du Nord.

Aliénés existant leZi décembre 1898.

Iloinnies Femmes Deu\ sexes

Meurthe-et-Moselle 282 285 567

Vosges 174 187 361

Uaute-Sa6ne 134 88 222 '

Seine 129 97 226

Territoire de Belfort 7 6 13

Autres départements et Guerre ... 33 29 62

Au compte des familles i2â 120 __242

Totaux .... 881 ' 812 4693

11 est entré en 1899, 240 hommes et 166 femmes, ce qui porte le nombre des hommes traités à 1121 et celui des femmes à 978.

La population des hommes augmente sans cesse. Elle n'était en 1871 que de 684 pour les présents au i^* janvier, de 870 pour les malades traités dans l'année et cette augmentation de la population a déterminé de Tencombrement. Le volume d'air affecté aux malades de la plupart des quartiers, calculé par M. Yernet, n'est que de 20 mètres cubes, tandis que la plupart des hygiénistes admettent que le cubage minimum doit être de 25 mètres pour les valides, de 35 mètres pour les gâteux et de 40 mètres pour les infirmeries.

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