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SOCIÉTÉ DE NEUUOPATHOLOGIE ET DE PSYCHIATRIE DE MOSCOU

Séance du 24 février 1900,

M. le professeur Roth présente cinq malades atteints de para/ysies oculaires de nature diverse, à savoir :

i^ Ophtalmoplégie nucléaire progressive (poliencéphalite sultaiguê à la suite d'une myélite aiguë) chez un mécanicien, âgé de vingtsix ans. Dans le cours des derniers dix-huit mois se développent lentement des phénomènes de poliomyélite dans les régions supérieures de. la moelle, en même temps qu'une lésion des noyaux des nerfs moteurs qui n'est pas celle d'une paralysie bulbaire progressive. Les noyaux du nerf facial et surtout du nerf hypoglosse n'unt presque pas soufl'ert, de même que le nerf spinal. Sont notablement atteints les noyaux des nerfs oculomoteurs, à l'exclusion de ceux qui innervent les muscles internes et l'élévateur de la paupière supérieure. L'ophtalmoplégie est certainement d'origine nucléaire, tous les noyaux sont atteints au même degré d'intensité, et les muscles sont très faibles. Les mouvements rapides des globes oculaires sont lout à fait impossibles. On dirait que les mouvements sont accompagnés d'un grand frottement ou s'efrecluent dans un milieu très visqueux. L'amplitude des mouvements est très limitée, surtout dans la direction à gauche. Les mouvements s'exécutent mieux, lorsque le malade suit des yeux un objet qui se

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déplace ; ils deviennent encore meilleurs et presque normaux lorsqu'en même temps la tète exécute un mouvement dans le sens contraire. Les mouvements latéraux s*exéciitent mieux que ceux de la convergence. On voit donc, dans ce cas, que les impulsions volontaires ne provoquent pas de contractions musculaires et que les réflexes précis et rapides du nerf optique (regard dans Tune ou l'autre direction) sont impossibles; les mouvements lents des globes oculaires suivant un objet déplacé, sont encore possibles, mais bien limités. Enfin Tamplitude normale des mouvements latéraux peut être atteinte par une rotation simultanée de la tête dans le sens contraire, ce qui facilite sans doute le travail mécanique des muscles des globes oculaires.

2® Ophtalmoplégie aiyuë d'origine syphilitique^ ayant l'apparence clinique d'une affection parenchymateuse systématisée. Phénomène de Galassi-Westphal. Le malade, âgé de cinquante ans, présente une paralysie des deux muscles droits supérieurs et une parésie des droits inférieurs ; quelques mouvements des globes en haut et en bas peuvent être exécutés grâce à Faction des muscles obliques. Les pupilles sont très dilatées, la pupille gauche un peu plus que la droite. Elles se rétrécissent rapidement lorsque les yeux se ferment ou en général lorsque se contracte le muscle orbiculaire, et elles 86 dilatent aussi rapidement, comme sous Faction de la lumière, lorsque les yeux s'ouvrent. Ce phénomène paradoxal est très accusé. Le malade contracta la syphilis à l'âge de dix-huit ans. Neuf ans plus tard, il eut un accès épileptiforme. En 1883, on nota une mydriase de l'œil gauche et la paralysie de l'accommodation. Au mois d'août 1898, on constata des vertiges, une courbature générale, une diplopie et selon toute vraisemblance, le premier jour de la maladie, une légère hémiparésie droite avec légère aphasie ; de cette époque date également l'ophtalmoplégie qu'on observe actuellement; en outre, il exista pendant quelques minutes une paralysie du nerf abducens gauche.

Les phénomènes pupillaires sont évidemment d'origine non nucléaire. Le noyau du sphincter pupillaire est évidemment intact; ii n'y a qu'une lésion de quelques arcs réflexes qui s'y rendent. La paralysie des mouvements en haut et en bas peut être expliquée par une lésion nucléaire ou par une interruption des conducteurs dans le voisinage des noyaux correspondants. L'intérêt du cas présent réside dans ce que l'affection des vaisseaux (car il s'agit ici sans nul doute d'une affection vasculaire] qui s'est constituée en deux reprises et à intervalle de quinze ans, a donné lieu à une lésion élective de quelques éléments, lésion parfaitement symétrique, qu'on n'observe ordinairement que dans les affections dégénératives primitives,

30 Paralysie pseudo-bulbiire , Biplégie faciaU et ophtalmoplégie corlico-nucléaire. — Musicien, âgé de soixante-trois ans ; ne peut

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pais fermer les yeux volontairement, mais il cligne des yeuK et les ferme lorsqu'on approche le doigt. Les mouvemenls volontaires des yeux, à gauche, à droite, en haut et en ba», sor commande, ne peuvent généraJement pas être exécutés ; de même il ne peut pas jeter un regard oblique, de côlé, sur un objet silué latéralement. Parfois cependant, les yeux du malade se tournent latérale^ ment, indépendamment de sa volooté. Mais si le malade fixe un objet qu'on déplace lentement, les yeux exécutent de» mouvements assez étendus dans tous les sens. Les mouvements oculaires deviennent même tout à fait normaux lorsquVn même temps la (été exécute une rotation dans un sens contraire. Malgré faction sufQsanté des muscles droits internes, lors des mouvements latéraux, la convergence est impossible. Dans ce cas les mouirements réflexes des globes oculaires sont plus ou moins bieu conservas, mais plus les mouvements portent le caractère des mouvements volonlaite^, plus ils deviennent limités et difficiles ; ils sont tout à fait impossibles lorsque leur direction se définit dan» la pensée.

^^ Paralysie psettdo-btilbait'e. Ophtalmoplégie dissodécidéo motrice, — Prêtre, âgé de cinquante-quatre ans. Plusieurs attaques apoplectiformes avec foyers corticaux ou dans le voisinage de la capsule interne. Ensuite, il s'est formé un foyer de ramollissement dans l'autre hémisphère. Il en résulta le tableau ordinaire de la paralysie pseudo-bulbaire. Les mouvements des globes oculaires sont possibles lorsque le malade suit et regarde les objets, mais ils ne s'exécutent pas à la commande. Pourtant, si le malade se représente Tobjet qu'il faut regarder, par exemple, la suspension, il réussit à mettre les yeux en mouvement dans la direction voulue. Dans ce cas il existe une interruption anatomique dans la voie idéo-motrice, tandis que la voie qui communique les impulsions motrices des images visuelles aux noyaux des nerfs oculomoteurs, reste intact. Il est possible que cette dernière voie part, de la circonvolution pariétale inférieure ou des circonvolutions avoistnantes^

5'' Ophtalmoplégie psychique d'origine hystérique, — Jeune fille âgée de dix-huit ans. Diplopie par suite du spasme du muuscle droit interne de l'œil gauche ; le spasme s'atténue lorsque l'autre œil est fermé. Immobilité complète des globes oculaires, lorsqu'on invite la malade à regarder à droite, à gauche, en haut ou en bas. Au lieu de suivre l'objet déplacé, les yeux font des petits mouvements irréguliers dans divers sens (d'une étendue de 2 mm. environ). La malade peut lire et faire des fleurs, sans accuser de diplopie. On trouve dans les antécédents de la malade une série d'autres phénomènes hystériques (paraplégie, anesthésies, spasme de Tœsopage, etc.), qui persistent encore à l'heure actuelle. Ici rophtalmoplégie est évidemment de nature purement psychique.

W. MouRATow. — Contribution à l'étude de la f(die épiieplique.

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Homme âgé de Irenle-sept an*, aux antécédents héréditaires névropalhiques, abusait de boissons alcooliques dans sa jeunesse et était sujet aux petifs accès épileptiques. En 1891, le malade eut un équivalent pshychique d'une longue durée, avec idées de gran* deur et de persécution et du délire religieux et sexuel. Il regagna ensuite toute la lucidité de son esprit, mais conserva le souvenir de son délire. L'année suivante, on note plusieurs poussées de délire religieux et sexuel. Le délire se développa et se systématisa . de plus en plus, des idées de persécution s'y ajoutèrent qui s'ag- ' gravaient et s'accusaient plus nettement lors des poussées aiguës. La source de l'idée délirante se trouve toujours dans une sensation intérieure mal délinie qui s'accompagne d'une altération de la personnalité et jjarfois aussi d'hallucinations. A la fm du séjour du malade à l'hôpital Préobrajenski, le délire devient fixe et le malade perd la notion critique quil en avait au commencement. En examinant le malade en dehors de l'état d'équivalent épileptique, on trouve chez lui des idées délirantes fixes (idées de grandeur), qui ne sont que la continuation du délire épileptique, dont il garde bien le souvenir. Les idées de grandeur se sont développées davantage, celles de persécution au contraire ont diminué. Il y a un état manifeste de démence.

L'auteur considère son cas comme parano'ia chronique d'origine épileptique (parano'ia chronica epileptica). Elle s'est développée notamment des équivalents épileptiques, elle a évolué épisodiquement, mais le délire a pris de la consistance et de la fixité à mesure que ces épisodes (équivalents épileptiques) se sont multipliés. Ce sont autant de dilTérences d'avec la folie compliquée d'épilepâie. D'autre part l'évolution progressive et la systématisation du délire distinguent cette forme de l'équivalent chronique d'épilepsie.

Discussion. — M. Postowsky, qui connaît le malade, croit que l'alcoolisme a pu jouer dans son cas un f^rand rôle et contribuer (vu la prédisposition héréditaire du malade) à l'éclosion d'une démence précoce. Cette démence était la principale raison de ce , que le malade empruntait des idées délirantes chez ses voisins de la salle.

M. Weide^hamiier, qui a également connu le malade, dit qu'il n'y avait pas chez lui de corrélation absolue entre le délire et les attaques. Le tableau clinique aurait du être complété de celte constatation que le malade était raisonneur et avait des hallucinations très accusées, notamment du coté de l'ouïe.

M. ToKARSKY ne croit pas que ce cas doit être considéré comme un type autonome, méritaut un nom à part.

M. Serbsky est convaincu qu'il s'agit dans ce cas de la folie épileptique, mais il ne voit pas de raisons suffisantes pour lui donner une nouvelle dénomination, celle de panmoia epileptica. Le nom

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pourrait prèler à confusion et d*autre part, le cas du malade de M. Mouratow renlre parfaitement dans le cadre de la folie épileptique chronique, bien connue*

MM. SouKUANOFF et Bernstbin se prononcent dans le même sens. M. Bernstein croit qu'il n'y a pas plus de raisons de distinguer plusieurs fomes de folie épileptique, que de différencier plusieurs types de paralysie générale.

Secrétaires des séances : G. Rossolimo; N. Versiloff.

XIX. Elude des l roubles puptllaires dans quelques maladies mcnt'des; par le D'' Roger Mignot. Thèse de Paris, 1900, chez Jouve.

Depuis l'époque où Baillarger signala chez les paralytiques généraux la fréquence de Tinégalité pupillaire, les travaux sur celte question se multiplièrent, mais il semble que les aliénisles limilèreiit leurs recherches aux seuls paralytiques.

Si Ton trouve en efïet noté, de ci de là, l'existence de troubles pupillaires chez d'autres aliénés, il n'a pas été fait, du moins en France, de statistiques détaillées portant sur les différentes formes de l'aliénation menlale. Dans sa thèse, M. Mignot a cherché à combler cette lacune. Il a systématiquement examiné tous les malades de la Maison de Santé de Ville-lilvrard (159) et est arrivé ainsi à des conclusions quelque peu inattendues.

Dans un premier chapitre, l'auteur énumèrc les divers facteurs physiologiques, agissant sur la mobilité de l'iris et si^'nale, en particulier, les réflexes psychiques de Gh. Henry, de Haab, de Pillz. L'existence de ces réflexes supérieurs, ainsi que des modifications pupillaires dans les états émotionnels, lui font émettre l'hypothèse du retentissement, sur les mouvements de l'iris, des troubles fonctionnels de l'écorce. Il résume ensuite les notions actuellement acquises, et les points encore en litige, sur la situation des centres et le trajet des fibres pupillaires. Dans le chapitre suivant, Mignot décrit les divers troubles pupillaires (inégalité, troubles des réflexes, déformations, réaction paradoxale, etc.) en donne la physiologie pathologique, et insiste sur ce point, qu'à côié des troubles, résultant d'altérations manifestes des centres et fibres pupillaires, il existe des troubles, considérés comme fonctionnels, signalés dans les intoxications et les infections, et pou-

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vant, d*après lui, dépendre aussi d'états psjxhiques morbides ; tandis que les premiers sont constants et définitifs, les seconds seront variables ou momentanés, comme les causes dont ils dépendent.

Vient ensuite une revue historique des troubles pupillaires dans la paralysie générale, h^n comparant, dans les tableaux qui sont donnés, les statistiques des différents auteurs, on est frappé des différences qui les séparent. Ainsi, pour ne parler que de Taltération du réÛexe h la lumière, on la trouve dans 47 p. 100 des cas, d'après Thomscn et Mendel, et dans 88 p. 100 des cas, d*après Francotté.

L*auleur attribue ces divergences énormes, non seulement aux différentes techniques employées, mais encore aux milieux différents d'observations; et Ton a pas toujours eu soin d'indiquer la technique et de préciser le milieu.

Chez les 22 paralytiques, dont les observations font suite, tous plus ou moins avancés et, internés depuis longtemps, pour la plupart, il a été trouvé le pourcentage suivant : inégalité, 63; abolilion du réflexe à la lumière, 77; diminution de ce réflexe, 22; altération du réflexe à la convergence, 50 ; myosis, 13; roydriase, 4; déformations, 68

Dans les pages suivantes, nous voyons quelques statistiques, concernant les aliénés non paralytiques. Les auteurs cités ne donnent que des chiffres très faibles; ainsi Oebeker ne trouve l'inégalité que dans 2 p. 100 etThomsen l'immobilité des pupilles que dans 2,1 p. 100 des cas. Seuls, Verga et Gasiiglioni considèrent que les troubles pupillaires ne sont spéciaux à aucune forme d'aliénation mentale, et trouvent des altérations dans 74 p. 100 des cas.

Mignot a constaté des troubles pupillaires chez les déments organiques, les déments séniies, les délirants chroniques, les dégénérés, les intermittents et dans les psychoses des alcooliques; il en donne les observations, majs, comme le nombre des malades observés est peu important et les examens peu répétés, il n'en tire d'autre conclusion que la possibilité de l'existence des altérations pupillaires dans ces catégories de malades. Par contre, se basant sur les examens multipliés de 63 déments précoces, il établit, après Kroeplin, la fréquence de la mydriase (30 p. iOO) ; en outre, il constate aussi l'inégalité (32 p. 100) des troubles du réflexe à la lumière (62 p. 100), du réflexe à l'accommodation (12 p. 100; et des déformations (52 p. 100). Ce qui dans la plupart des cas, caractérise ces troubles, c'est leur inconstance et leur variabilité; de plus, rarement (7 p. 100), le réflexe à la lumière a élé trouvé nul à un momeut donné ; généralement, l'altération se manifeste par la lenteur et la petitesse de la réaction.

Chez 12 mélancoliques séniies, Mignot trouve avec une grande

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fréquence des troubies pupillaires et, surtout, l'altération du réflexe à la lumière (Di) p. 100) ; ce réflexe a été aboli à un moment donné dans (li) p. 100) des cas. Ici encore, il signale une vari«ibiiito très grande dans les troubles des réactions : par exemple, dans une observation, on voit une inégalité apparaissant et disparaissant d'un jour à Taulre. Dans ce chapitre, l'auteur démontre que les troubles variables qu'il oi)9erve ne peuvent être attribués aux médications suivies, car, ils en sont indépendants.

Enfin, cher 31 individus sains de tous les âges et des deux sexesil a rencontré 3 itiégadilés, un myosis, et 7 fois des déformations.

On peut, de la façon suivante résumer les conclusions auxquelles aboutit ce Iravail.

L'inégalité et les déformations, symptômes banaux, s'observent dans toutes les psychoses. Les altérations des réflexes existent également dans toutes les formes morbides, mais, tandis que le trouble observé est constant ou progressif dans la paralysie générale, la démence sénile, et les démences organiques, il est inconslanty variable, en plus comme en moins dans les autres psychoj^es et en particulier, dans la mélancolie sénile et la démence précoce. Constater lexislencc d'un trouble pupillaire, sans en spécifier les caractères, enlevé toute valeur à l'observation, mais, en aucun cas, ce symptôme ne peut être pathognumonique, car, certains auteurs ( fauzi) ont observé même dans la paralysie générale, la variabilité.

L'analyse qui précède montre tout l'intérêt du travail très consciencieux de M. Mignot. Inutile d'insister sur l'importance, au point de vue clinique, des résultats auxquels est arrivé l'auteur, en particulier pour ce qui a trait aux trouble» pupillaires de la paralysie générale, de la mélancolie sénile ou présénile et de la démence précoce. Paul Sérieux.

XX. Le CD npte rendu des travaux de li clinique des maladies nerveuses et psychiques du professeur V.-M. Bechtereff, 1899, t. II. Saint-Pétersbourg.

Dans cet intéressant recueil, une véritable encyclopédie, le professeur DechterefT a réuni la statistique des travaux accomplis par lui et ses nombreux élèves pendant les cinq années de 1893 jusqu'à 1898. Nous regrettons de ne pas pouvoir donner une analyse plus détaillée de ce recueil qui occupe au moins 50J pages imprimées, accompagné d'un grand nombre de tableaux comparatifs, concernant les did'éretites discussions eu cours du travaîL En première ligne se discute le régime des aliénés. Les élèves du professeur les D" Trapeznikofî et OssipofT se prononcent contre le repos absolu des aliénés, qui : 1" produit souvent une diminution considérable de poids, une perturbation dans la digestion et une

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prédisposition à ronanisflie; 29 le repos absolu n'améliore pas l'insomnie et n'exclue point l'emploi des narcotiques, il facilite, cependant, la surveillance des malades. Quand le repos absolu est biân supporté, c*est-à-dire, qfuand il n'entraîne pas une perte de poids, et ne provoque pas de l'insomnie et devient utile.

D'après le D' TrapeznikofT, l'emploi du repos absolu par la force pour les aliénés est un énorme pas en arrière. Le même auteur affirme, que la théorie, qui exige de disséminer les furieux parmi les aliénés tranquilles, conduit souvent aux résultais inverses. Le meilleur moyen d'employer le repos absolu dans le traitement des fous serait de les placer séparément dans des pièces isolées et non fermées et les surveiller sans employer de la violence.

Les statistiques des malades traités dans la clinique du professeur Bechtereff concernent les malades soignés de septembre 1893 au septembre 1898. La première statistique se rapporte à la classification des aliénés d'après leurs professions.

De toutes les professions, les professions dites libérales occupent la première place avec 2o,3 p. 100. La statistique de Mayer donne pour les mêmes professions 14,17 p. 100, pour les professions industrielles 8,20 p. 100, 7,83 p. 100 pour les domestiques, 7,01 p. 100 pour les ouvriers et 6,55 p. 100 pour les agriculteurs. La statistique suivante publiée pour les malades des asiles russes des treize gouvernements est composée pour un nombre de 5 309 aliénés (3">00 hommes et 1809 femmes) :

Total P. 100

Iloniiucs Feninicâ Hommes Femmes

Ménac^^e 16 820 O.ô o3

Agriculture 936 270 20 13

Commerce et indusirie . 342 66 10 4.1

Artisants 499 66 15 4,1

Ouvriers 381 181 12 11

Fonctionnaires d'Etat. . 343 ? 10 0.6

Militaires 113 11 3.5 »

Kcclésiastiques 81 10 2,5 0,6

Maîtres d'écoles 46 28 l.i 1,7

étudiants et élèves ... 64 12 2,0 0,7

Médecins, infirmiers . . 35 11 1,0 0,7

Musiciens, artistes ... 11 1 0,3 0.1

Après les paysans, dwit le nombre est en proportion" avec leur grande majorité d'habitants de l'Empire russe, le plus grand pourcentage revient aux professions libérales, 2o p. 100. Si on examine les aliénés d'après leur nationalité on trouve en première ligne les Uusses, 8i p. 100, viennent ensuite les Polonais, 10,9 p. 100, les Allemands, 4,5 p. 100, les Juifs, 1,8 p. 100, les Arméniens, 0,6 p. 100, etc.

Par religion les orthodoxes tiennent la tête, 81, 2 p. 100, les catholiques, 11,9 p. 100, les protestants, 4,5 p. 100, les israéhles, 1,8p.

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100, les musulmans. 0,6 p. 100, à peu près proportionnellement au nombre d'habilants de chaque religion. Ce sont les célibataires qui ont fourni au professeur BekhterefT le plus grand nombre d'aliénés , 60.1 p. 100, les mariés, 35,8 p. 100, les veufs, 2,7p.lOO, les divorcés. 0,04 p. 100. Ces données se rapprochent de* celles fournies par llagen (Stali?tiche Untersucherung ûber Geislerkraukheiten, Eralangen 1876, p. 153), qui donne pour les célibataires 61,7 p. 100 hommes, 54, 9 p. 100 femmes, et pour les mariés) 34, 4 p. 100. D'après HiiA^'en ce phénomène dépendrait : 1^ de ce fait que lo nombre de célibataires est relativement élevé parmi les habitants; 2^ les troubles mentaux subis par les jeunes gens les empêchent de se marier et 3<* l'hygiène du foyer et les coïts réguliers agissent favorablement sur le système nerveux de l'organisme. En ce qui concerne Tàge, le grand nombre des aliénés appartient aux hommes de vingt et un à quarante ans (38 p. 100 et aux femmes de seize à quarante ans (28,4 p. 100). De tous les malades du professeur Beklitcreff, 86 p. 100 appartenaient aux lettrés et 14 p. 100 aux illettrés, chiffres très élevés, vu que le nombre des illettrés habitants russes est de beaucoup supérieur à celui des lettrés.

Steinberg et Tcheremchansky admettent un aliéné pour 500 habitants russes.

D'après Hertzenstein, ce nombre varie suivant le gouvernement un aliéné pour 103 habitants dans les gouvernements de la mer Baltique, un aliéné pour 851 habitants dans le gouvernement de laroslawsk et un aliéné pour 416 habitants dans le gouvernement de Saint-Pétersbourg.

Les psychoses épi leptiques viennent en première ligne, 15,4 p. 100; la p. p. g. vient ensuite, 14,6 p. 100, les hallucinations après, 11,6 p. 100, la folie primitive, 11,4 p. 100, les aliénés hystériques, 7 p. 100, etc. D'après les auteurs du recueil, le nombre des morts varia entre 10 p. 100 et 13 p. 100. Oesleilen donne pour la mortalité des aliénés, 10 p. 100. D'après Hagen, la mortalité parmi les aliénés serait cinq fuis plus grande que parmi les gens normaux.

Des malades morts dans la clinique de M. BekhterefT 45,2 p. 100 sont morts à la suite des aiïections pulmonaires (l'i,7 p. 100 de la pneumonio, 11,9 p. 100 de la tuberculose), 35,5 p. 100 des affections du système nerveux, 11,8 p. 100 de la septicémie et 1,9 p. 100 du cirhose du foie.

Les tableaux des malades au point de vue étiologique se rapportent aux 474 malades (366 hommes et 108 femmes); 212 malades (146 hommes et 66 femmes) présentaient une tare héréditaire, soit 44,70 p. lOO. Parmi les autres causes étiologique?, l'auteur indique: l'émotion, 24 p. 100; la syphilis, 18,5 p. 100; l'alcoolisme 14,3 p. 100; le traumatisme, 9, 1 p. 100; grossesse, couches, etc., 3,5 p. 100. L'émotion a produit plus de cas d'aliénation parmi les femmes

(3T,4 p. 100) que parmi les hommes (49,9 p. 100). L'alcoolisme, le traumatisme et les fatigues ialellectuelies se renconlrent peu parmi les femmes. La syphilis (igure comme cause étiologique exclusivement pour le sexe fort. La grossesse, les couches et Tallaitemeot tienoitnt une place assez importante parmi les causes d'aliénation des femmes (15,7 p. 100). L'hérédilê est en majeure partie une des causes principales de Taliénalion. Dans 21 p. 100 de cas, Taliénation se déclara sans aucune cause occasionnelle; dans 57,5 p. 100, sous rinfluence d*une seule cause, dans 12,2 p. 100, sous rinduence de deux ou plusieurs causes. 47,8 p. 100 avaient des antécédents directs, 24 p. 100 des antécédenls indirects. Parmi les antécédents on nota 39,1 p. 100 de cas d'aliénation, 26,5 p. 100 d'alcoolisme, 14,9 p. 100 de névrose, 5,8 p. 100 de Tépileppie, 4,4 p. 100 de la tuberculose, 2,6 p. 100 d'hystérie et d'apoplexie. L'aliénation, l'hystérie et Tépilepsie se rencontrent davantage chez les femmes; l'alcoolisme, la tuberculose et Tapoplexie chez les hommes.

Au point de vue de l'influence de Thérédité les auteurs donnent les résultats suivants : l'hérédité a donné : 13,6 p. 100 de pp. g, 13,2 p. 100 des hallucinations, 12,8 p. 100 des psychoses épileptiques, 12,3 p. 100 des psychiques, 8,4 p. 100 des psychiques hystériques. En moyenne, l'auteur admet avec les autres classiques, que l'hérédité joue un rôle considérable dans les maladies psychiques, cette influence peut s'exprimer par les chiffres de 40 à 50 p. 100.

Des moyens thérapeutiques employés par les auteurs du travail analysé la thérapeutique diéto-hygiénique, occupe la place principale dans le traitement des aliénées. Comme hydrothérapie, le professeur BekhterefT préfère les bains tièdes, agissant à la fois par leur propriété sédative et comme ré^'ulateur de la circulation. Viennent ensuite les douches ticdes. L'éleclrothérapie n'est employée que pour les cas de neuro-psychose. Les bromures sont largement appliqués dans la clinique du professeur russe. On donne parfois le chloral, rarement le sulfonal; encore plus rarement l'opium et le codéine. Tel est grosso modo le résumé de cet / intéressant travail du sa\ant neurologiste de Saint-Pétersbourg. Le reste du travail contient la description des difTérenles formes pathologiques, leur classification et la description des cas particuliers. Malgré le haut intérêt que cette partie présente, l'analyse même restreinte pourrait nous entraîner loin, nous nous arrêtons seulement sur le mode de classification des maladies mentales adopté par M. BeckhterefT. Il divise ces maladies en six catégories : 1® Les psychoses ovdinaireSt comprenant la mélancolie, la manie, les hallucinations aiguës (ou amentia), l'aliénation catatonique, fimbccilité et le délire aigu; 2^ les psychoses dégénérées : la folie primaire, la folie périodique, la psycho-neurasthénie dégénérée avec idée fixe, insaniias moralis et la psychose développée sur un terrain

5â6 BIBLIOGRAPHIE .

dégénéré ; 3*^ les psychoses neuro-pathologiques : psychoees épitepliques, psychoses hystériques et pâvchoses fleurasthéniques, ps}'chose épilepticale, psychose hysiéricale et psychose neuraslhénicale; 4** psychoses toxiques, celles qui sont occasionnées par l'introduction dans Torganisme d'un agent toxique quelconque : alcoo], morphine, cocsiïne, plomb, sypbilise; o^ psychoses organiques : p. p. g., tumeurs cérébrales, atrophie du cerveau, et 6« psychoses par arrêt de développement. La statistique des maladies nerveuses se rapporte à 286 malades, dont 237 hommes et 49 femmes. L*àge qui donna le plus de malades fut celui de vingt et un à vingt-cinq ans. Parmi les cat^'gories, les paysans et la noblesse fournirent plus de malades que les autres catégories de lu vie russe; le moias fut donné par les commerçants. Les mariés fournirent ici 5'2 p. tOO et les célibataires 44 p. 100; les lettrés 160 et les illettrés 62. Les maladies nerveuses sont divisées par le professeur BechktereiTen cinq catégories :

1® Maladies des nerfs périfériques : a) névralgie, 6) convulsions,

c) paralysies, d) névrite simple, e) poli-névrites;

2"^ Maladies de Vtneéphale : a) hémorragie cérébrale, b) embolie et tronibose de Tartère sylvienne, c) meningo -encéphalite, ci) encéphalite,^) syphilis cérébrale, f) tumeurs cérébrales, h) anévrisme de la carotide interne, k) tumeurs oérébreuses, /) tumeurs du pont Varolet i7i)ophtalmopIégie.

3" Maladie de la moelle épinière et du bulbe : a) ankylose de la colonne vertébrale, b) méningite spinale chronique, c) myélite,

d) tabès d'orsalis, e) tabès dorsalis spasmodique, f) sclérose latérale amyotrophique,/t) poly-myéhtes antérieures, &)syringx)myélie, l) paralysie de Brown-Sequart, m) lésions des queues de cheval, n) amyotrophie progressive, o) paralysie bulbaire progressive.

4° Maladies organiques communes de l'encéphale et de la moelle : a) méningite tuberculeuse et meningomyélite, b) méningite tuberculeuse, pachy méningite cervicale et dorsale, c) myélite cervicale et tabès dorsale, d) sclérose en plaques di>séminées.

5<^ Névroses communes et autres maladies nerveuses communes : a) épilepsie, b) hystérie, c) neurasthénie, d) névrose traumatique,

e) chorée (mirr.), f) myoclonus multiplexe, h) paralysie agitante, k) tétanos traumatique, l) tétanie, m) myotétanie, n) maladie de Bawsedav, o) mixideme, p) hémicranie, q) maladie de lienière, r) myosthénip,^) bégayement, t) alcoolisme chronique, x) morphinisme chronique.

Parmi les causes étiologiques, la syphilis occupe la première place, (27,05 p. 100). Viennent ensuite : le traumatisme (15,2 p. 100), l'alcoolisme (13 p. 100), le refroisi«enient (10,o p. 100). les infections (7,2 p. 100), les émotions (7 p. 100), la grossesse tt les maladies des femmes (1,6 p. lOU), onanisme (0,8 p. 100), fatigue iiUeU lectueUe (0,4 p. 100 et sans cause 20 p. 100). P. Koulnojy.

UOUUAGE A M.. LE PROPBSSfiDR LaCASSAGKE.

Les collègue?, élèves et amis de notre directeur, M. Lacassa^ne^ lisons-[ious dans les Archives lV anthropologie criminelle, se réunissaient, le 23 février, pour offrir un bronze au sympathique professeur à l'occasion de sa promotion an f!;rade d'officier de la Légion d'honneur. Près de loO souscripteurs s'étaient nuis pour lui donner un souvenir matériel de celte distinction depuis longtemps méritée.

Dechaieureusesallocutionsoutété prononcées. MM. lesD'^Etienne Martin, Boyer, Uugouneucq, Claudot. MM. Arcis et Storck ont rappelé les nombreux titres de leur maître et ami, et fait un tableau vibrant de ses hautes qualités de cœur, de caractère, d'intelligence.

Leur parole émue a prouvé combien ils se félicitAieni de toute leur àme de cette récompense juâlifiée par des travaux dont le^ lecteurs des Archives connaissent le nombre et Timportanae. M. Lacassagne, profondément touché, a répondu à chaoun par les mots qui pouvaient le mieux prouvt^rses sentiments.

Cette manifestation était bien, crayons-no us, telle que le mAiire et ses amis pouvaient la désirer. Elle leur laissera à tous on profond et délicat souvenir.

FAITS DIVERS

Asiles publics d'aliknès. — Nomiriations et promotions : M. le D' Petit (Gilbert), médecin en chef à l'asile public d'aliénés du Mans, est pi omu à la deuxième classe du cadre; — M. le D' Amellne (concours de Paris), est détaché à Tasile de Montdevergues pour remplacer pendant trois mois M. le D'' Rodiet, qui a obtenu un con^é; — M. le D^ Musen, médecin-adjoint, à Armeuliêres (Noril), promu à la première classe du cadre; — M. le D'' Bon.ne, médecinadjoint à Auxerre, mi^ en congé pour raison de santé ; — M. le D"" Castain, concours de Paris, délégué comme médecin-adjoint à Auxerre, pour remplacer M. le D'* Bonne; — M. le D*" Maig.nal^

FAITS DIVERS

médecin-adjoint à Montdevergues (Vaucluse), mis en disponibilité sur demande; — M. le f)*' Rodibt, médecin-adjoint, concours de Lille, nommé à Montdevergues; — M. le D' Charon, directeurmédecin à Saint-Alban (Lozère), nommé à l'asile de Sainte-Catherine à Moulins (Allier); — M. le D*" Nolé, directeur-médecin à Sainte-Catherine, nommé directeur-médecin à Saint-Alban; — M. le D*" Boiteux, médecin «n chef à Tasile de Clermont, promu à la 1™ classe du cadre.

Sont nommés : officier de rinstruction publtqufj M. le D' Legbain, médecin en chef de l'asile de Ville-Evrard; — officiers d'Académie : MM. le D'' Bellat, directeur-médecin de l'asile de Breuty-la-Couronne ; le D' Chardon, médecin en chef de l'asile de Rennes, le D' GuYoT, directeui-médecin de l'asile de Chàlons-sur-Marne ; — le D*" SÉRIEUX, médecin en chef de l'asile de Ville-Evrard ; — le D"" SiZARET, directeur-médecin de l'asile de Saint-Ylie (Jura); — M. le D' Cuâussinard, directeur-médecin à Saint-Dizier (Haute- Marne), nommé officier d'académie à l'occasion de TExpositioa universelle, a obtenu déjà à l'exposition une médaille d'argent (classe 112), pour travaux sur l'alcoolisme.

Précoce incendiaire. — Ces jours derniers, le feu se déclarait à Livry, dans une maison appartenant à la dame Pasquet. C'était le sixième incendie depuis le mois de septembre dernier, sans qu'on pût en deviner la cause. Après enquête, l'incendiaire vient d'être arrêté. C'est le jeune Georges Leiigeois, treize ans, demeurant chez ses parents, à Ltvry. Il a avoué être l'auleur des six incendies et a ajouté qu'il avait voulu se venger des personnes qui ne lui faisaient pas l'aumône lorsqu'il mendiait. (Bonhomme Normand, avril.) — Nouveau fait à l'appui de l'hospitalisation et du traitement des idiots et des imbéciles intellectuels et moraux.

Adolescent parricide. — Des agents ont arrêté, cette nuit, un jeune garçon âgé de quatorze ans, chenapan de la pire espèce, nommé Robert N..., qui avait frappé sa mère d'un coup de couteau. Robert N..., dont le père est palefrenier, habite avec ses parent;:, passage Duhesme, à Monlmaitre. Il fréquentait les pires vauriens du quartier. Il s'est précipité sur sa mère parce qu'elle lui reprochait sa mauvaise conduite et qu'elle l'invitait à se démunir d'un couteaq catalan qu'il avait gagné dans une boutique en plein vent du boulevard Ornano. {Le Temps, du 2 avril 1901.)

Enfant empoisonneur. — A Ars (Ain), un jeune enfant a empoisonné sa mère malade en trempant un paquet d'allumettes dans sa tisane. (Le Bonhomme Normand du 19 au 25 avril 1901.)

BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE

JoLLY (G.-R). — Sf/pfiilis und geisteskrankhUten, — In-8* de 18 pages.

— Berlin, 1900. — ïierliner Klitî. Wochensclirift.

JoLLY (F.). — Uebereinen Fall von Perensl'àhmung nach Gelenkrheumalismus und choreaminor. — In-8® de 7 pages. — Berlin, 1900. — Chanté- Annalen,

JoLLY. — Ueber einen Fall von doppelseitiger Facialislàhmung. — ïn-8» de 8 pages, avec 2 figures. — Berlin, 1900.— Deu^«c7ie« Medicinische Wochenschrift .

JoLLY. — Ueber einen Fall von Stichverletzunf/ des RUckenmarks. — In-8® de 29 pajres, avec 2 figures et une. planche. — Berlin, 1900. — Archiv fur Psychiatrie.

Kbraval. — La pratique de la médecine mentale. — Conférences faites avec Taulorisaiion du conseil de l'Université, à l'Ecole pratique de la Faculté de médecine de Lille. — ln-18 cartonné de 487 pages. — Prix : 7 francs. — Paris, 1901.— Librairie Vigot frères.

KovALEvsKY (P.). — ÈpHepsie, traitement, assistance et médecine légale. — ln-18 de 290 pajîos, avec 7 ligures. — Prix : 3 fr. 50. — Paris, 1901. Librairie Vigol frères.

Kr.vfft-Ellng. — Médecine légale des aliénés. — Traduit sur la dernière édition allemande, par A. Uémond. — Fasc. II (Partie civile). — Paris, 1900. — Librairie Doin.

Kraepolin (P.). — ËinfUhrung in die Psgchialnsche Klinik Dreissig vorlesungen. — In-8» de 336 pages. — Leipzig, 1901. — Verlag von J.-A. Barth.

Manicomio nacional. — Memoria correspondiente al ano 1899. — Comision nacional de Caridad J.-B. publica. — ln-8' de 60 pages, avec 15 planches hors texte. — Montevideo, 1900. — Escuela Nacional de Artes y oficios.

Report on the scientific studg of the mental and physical conditions of chilhood with particular référence to children of defective constitution ; and with recommandations as to éducation and trainin^^:. ^1-8" de 118 pages. — London, 1895. Publisheb by the comittee. Parkcs Mu seum.

Reynadd (G.) et Audibert (V.). — Recherches cliniques et radiogrw hiques sur six cas d'ostéoarthropathie hgperlrophiante pneumique. — n-8« de 27 pages, avec 12 figures. — Pans, 1901. ^ Institut international de bibliographie scientique.

Spassof. iS.). — Contribution à Vétude de Vinstinct sexuel et de ses transformations dans les maladies mentales. ^1-8" de 98 pages. — Toulouse, 1901. — Imprimerie Saint-Cyprien.

Spitzka (Ed. A.). — The mesial relations of the inflected fissure; observations upon one hundred Brains. ln-8» de 13 pages, avec 5 figures.

— New-York. 1901. Nevj York medicalJournal.

Archives, 2* série^ t. XI 34

530 AVIS A. NOS ABONNES.

Stewart (R.-S ). — Ifecrease of gênerai paralysis of the Insane in England and uales. — I11-8» de 8 pages. — London, 4lH)l. — PriiUed by Àdiard and Son.

Zlccarelli (A.). — Educazionê fisica e rigenerazione di popoîo. — Brochure in-8<» de lô papes. — Napoli, 1000. — Tip. Melfi el Jocle.

Zaborowski. — Contribution à l'eihnelogie ancienne et moderne du Caucase. — In-8* de 38 pages. — Paris, IV'OÔ. — Exlraii des Bulletins de la Société d'anthropologie,

ZiCUFN .l'h.). — Leiffaden dcr Physiologischeti Psychologie in 13 Vcrlesungen. — Volume in-8'* de i08 pages, avec *j7 ligures. — leiia, ISOO.

— Libiairie G. Fischer.

Weil (a.) et Dmmam-DeiuiER (M. -S.) — Ve la gauicoliaalîon inlinhivt dans le traitement delà tulerculose lufn.onahe. — I11-8" de 7 pages.

— Paris, 1901. — Aicliivts orieuiales de iniMietine el de chirurgie.

Nous appelons vivement ratlenlion de nos lecteurs sttr r annonce des livres qui accompayne le Sommaire.

AVIS A NOS ABONNÉS. — Véchéance du l*' JUILLET

étant Vune des plus importantes de Vannée, nous prions instamment nos souscripteurs dont l abonnement cesse à cette date, de nous envoyer le plus tôt possible le montant de leur renouv^ellcment . Ils pourront nous adresser ce montant par l'intermédiaire du bureau de poste de leur localité, qui leur remettra un reçu de la sonune versée. Nous prenons à notre charge les frais de 3 p. 100 prélevés par la poste, et nos abonnés n'ont rien à payer en sui du prix de leur renouvellement.

Nous leur rappelons que. à moiyis d'avis contraire, la quittance de réabonnement leur sera présentée^ augmentée des ftrais de recouvrement, à partir du 15 Juillet. Nous les engageons donc à nous envoyer DE SUITE leur renouvellement par un mandat-poste.

Afin dévitei^ toute erreur, nous prions également nos abonnés de joindre à leur lettrée de réabonnement et à toutes leurs réclamations la BANDE de leur journal.

— Nousj^appelons à nos lecteurs que V abonnement collectif des Archives de Neurologie et du Progrès médical est réduit à 30 francs pour la Fra?ice et l'Étranger.

Le rédacteur-gérant : Bourne ville.

TABLE DKS MATIERES

Abcès du lohe temporal droit du ctTveau, par LajîrilTf, 289. — du cerveau, ])ar Ptielps, 311. — du lobe frontal, par Coiie, 40*.

AcROMÉGALiF avec autopsie , pnr Iîrook«s, 243. — avec diabète, par Chadebourne, itiS. — avec foiie, par |{!air,3*25.— , par Ferraiui,34i.

— Etude de 1' —, par Bouardî, 39J.

— Rclaliou de l'autopsie d'un c;is d'- , par Milchell et Le CoiiH, 398.

Adexo-lipomatose symétrique, par Lauiiois ei Bensaude, 40t.

Adipose dotdoureuse, par Acbard et Laubiy, 507.

ALCOOL. 'Etudes expérimentales sur radian de 1' — , |»ar Haskovec, 157.

Ai.cooLiguB. Efffls d'une lésion de têie chez un —, par Raw, 137. — Si^rne physique de l'intoxication, — , par AÛbry. 47'».

Alcoolisme infantile. 271. — et impulsion an suicide, par Sullivan, 330. L'— , 365. — de lenfauce, 367.

L'— , par Dou<»las, 418.

ALlÉ^ATIoN. L'élai de New-York et la pniholojçi.- de 1'—, par Wize, 338. Etats mentaux à la limite de 1'—, par Uosenbach, 404.

Aliénés. Le système oaseux chez les — . par Brissac, 5'». — en liberté, 93, \!68. Lésions de l'utérus chez les — , par Gurdun-Munn, 137.

Pression sanguine chez les — , par Legrain, 175. Lavage de l'estomac chfz les —, par Greehwood, 236. Augmentation des — en Italie, par Fornasari, 332. Patronage familial des — en Russie, par Bojenoff, 332. Seivice des — en Hongrie, 333. Logement des — , par Uayner, 336. Lois relatives aux — en Virginie, par Drewry, 338. Système colonial pour le traitement des — , parOsiranda. 338.

Ce que peuvent accomplir les — , par Homo. 338. Ganle des — dans les habitations agricoles, par

Blumer, 339. Colonie d'— de Lierneux, parDéperon, 355. — en liberté, 36à, 44 i. — incurables, 366, 131. — criminels de l'asile de West-ileding, par Hearder, 390.

Auesihésie chez le-^ —, par Sloddart, 419. Grandes opérations chez les —, par Sjiroat, 4^9. Uefus de nourriture chez les —, par Newt, 484. Grandes opérations chez les — , cataracte, par >Valsh.

485. Traitement des — phtisiques par l'isolement, par Blair, 486.

ALiTKMKNr dans le traitement des aliénés, par Meunier, parCasteras, Ampctks. (loupes de moelle d' - ,

par b>s'illaski, 184.

Analgésie et anesthésie thermiques consécutives à des foyers de ramollissementde la moelle allongée, par Hun, 391.

Anatomie et psychologie cérébrale,

par Stewart Patou, 312.

Anévrysme de l'artère vertébrale, par

von Monakow. 400.

Angiome segmentaire, par Gasne et

Guillain, 403.

Anof^exie hystériaue, par Gasne, 401..

Aphasie i^ensorieile, par Touche, 343.

Etat mental dans l'— , par Norman, 423. — hystérique, par Guillain, Archives de médecine expérimentale. 358.

Arriérés. Ecoles auxiliaires pour les

enfants — , par Laquer. 488.

Asile d'aliénés, 191, 332. Insuffisance des aménagements fournis par les —, par David Bower, 332.

Gardiens d'— pourvus d'une instruction spéciale, par Wood, 332.

Rapport sur T— de Maréville, par Vernet, 334. Evacuation du Sewage à r— de How Rhead, par Watson, 335. Colleclionnement des données anthropologiques dans les —, par Goodally 336. Bâtiments

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