‹ Archives de parasitologie (volume 2)Chapitre 88 sur 104 · LÉSIONS DU FOIE DÉTERMINÉBS PAR LA PRÉSENCE DES DOUVES · texte numérisé non relu

LÉSIONS DU FOIE DÉTERMINÉBS PAR LA PRÉSENCE DES DOUVES

biliaire, ne reste pas confinée en ce point ; elle fuse entre les lobules, réunit les uns aux autres les espaces porte et repousse de tous côtés le parenchyme hépatique, aux dépens duquel elle se loge. On assiste ainsi à la production d'une cirrhose qui, avec le temps, acquiert des proportions considérables. Le tissu du fois, enserré de toutes parts au milieu de ce néoplasme qui Tétouffe, subit la dégénérescence granuleuse ou graisseuse, suivant les cellules, et s'atrophie petit à petit. Il ne m'a pas semblé que l'organe, considéré dans son ensemble, diminuât notablement de volume, mais MM. Cornil et Petit, qui ont étudié la maladie chez le Bœuf et qui ont sans doute observé de nombreux cas, estiment que la cirrhose conduit à une atrophie fibreuse du foie.

Des lésions aussi importantes ont un retentissement marqué sur la nutrition générale. L'arrêt de la bile, qui n'arrive plus qu'avec difficulté jusque dans l'intestin, a pour conséquence des troubles de la digestion et de l'absorption. La compression des branches de division de la veine porte détermine une stase sanguine vers les origines dé cette même veine, d'où résulte évidemment Tascite qu'il est si fréquent d'observer au cours de la maladie. Cette affection est donc au nombre des plus graves maladies parasitaires, d'autant plus que l'on est absolument dépourvu de tout moyen d'action sur les Vers logés dans les canaux biliaires.

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