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DEUX CAS DE BOTRYOMYCOSE OBSERVES A ALGER

tique médicale et chirurgicale, on y trouve encore les préjugés les plus étranges. C'est ainsi que la femme qui fait Tobjet de l'observation II avait traité sa piqûre avec de Teau impure plus ou moins vinaigrée. Mais à côté de ce qu'elle m'a avoué, il y a peut-être eu d'autres contaminations ; on sait combien les déjections humaines ou animales jouent encore un grand rôle en thérapeutique dans de semblables milieux.

Observation I. — M»« M..., Italienne d'une trentaine d'années, brune, vigoureuse, exerce la profession de blanchisseuse ; elle s'est piquée, il y a environ deux mois, à l'index droit. Depuis est survenu un panaris superficiel, « un mal blanc )), suivant son expression même. Un peu plus tard, au bord interne de cet index droit est poussée une petite tumeur assez sensible, saignant au moindre contact. A diverses reprises, elle a été obligée d'interrompre son travail; les hémorrhagies, sans être très abondantes, ont été souvent prolongées et l'ont inquiétée. Elle a fait « brûler » plusieifrs fois la tumeur par un pharmacien, mais la récidive a eu lieu.

Au moment où elle se montre à moi, le 10 avril de cette année, elle porte au bord interne de l'index droit, à la hauteur de la partie moyenne de la phalangette, une tumeur, de la grosseur d'un fort pois (fig. 1). La tumeur rougeâtre, élastique, rénittente, présente à son centre un petit caillot; elle est plutôt sessile ; à son pourtour l'épiderme éclaté forme collerette. Aucun renseignement ne permet de penser que la malade ait donné des soins à des Equidés.

J'enlève la tumeur d'un coup de ciseaux, l'hémorrhagie est assez intense ; je cautérise l'implantation du petit néoplasme et je fais un pansement compressif. La malade a été revue quelques jours plus tard, la récidive n'avait pas eu lieu. J'ai demandé depuis de ses nouvelles, la guérison s'est maintenue.

Examen histologique. — La tumeur, fixée par le sublimé, a été traitée par la méthode de Borrel, puis a été incluse dans la paraffine.

Fig." 1.

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