A PROPOS DE L ELEPHANTÏASIS DU SCROTUM
») A rage de dix ans il luy vint uDe tumeur au scrotum, les Malabous la
l'ifr. 1. — Eléphantiiisis du scrotum, d'après Dionis (1714). hiy percèrent, il en sortit de la matière bien louable, Payant pensé pen-
dant quelque terne ils firent fermer oetle pliye, traigou quatre mois après il commeiiça de^senttr nue pesanteur à cette partie, il n'y flt rien de quelque lemps, et ensuite il commença à s^enfler un peu ; il fui trouver rhonmiequi l'avoit traité autrefois ; cet homme luy mit quelques remèdes, cela ne pût pas Tempècher de croître de la grosseur que vous voyez dans cette planche, au commencement il ne pou voit point marcher, mais la misère Tobligea d'aller demander l'aumône de portes en portes, il s*est accoutumé de marcher peu à peu, et de présent il ne luy fait pas beaucoup de mal, mais cela Tembarasse fort par sa pesanteur, et parce qu*il est obligé de marcher fort large.
1) L'année prochaine je vous envoyerai le derrière de la figure, afin que vous en puissiez mieux juger ; s'il se présente quelqu*autre chose, je vous en ferai part, supposé que cela vous fasse {ilaisir, oomme je n'en doute pays ; et si j'osois, Monsieur, vous demander la même chose, je le ferois, mais ne l'osant pas, je vous laisse la lit>erlé de le faire ou de ne pas le faire.
» Que si vous me jugez capable de quelque chose dans ce pals cy tous me feriez un sensible plaisir de m'employer en tout ce qui dépendra de moy ; je vous feray voir par mon attachement que je n'ay pas de plus grand plaisir au monde, que de rendre service à une personne qui a tant de zèle pour la conservation du corps humain : J'espère, Monsieur, que vous en serez bien persuadé, puisque je suis avec respect de tout mon cœur.
Monsieur,
À Ponticheri ce 15. Voire trés-humble et Irés-
Fècrier 1740, au obéissant serviteur.
Royaume de Car- Mazaret,
vatay aux Indes de la Compagnie de Jésus, d Orientales,
On a publié, depuis quelque dix ans, un grand nombre de figures représentant des individus atteints d'éléphantiasis du scrotum. En voici quelques-unes qui font partie de mes collections (fîg. 2-5J. Les ligures 3 et 4 représentent un même malade, du nom de Soalala, qui fut opéré par le D^ Conan, médecin de la marioe. La figure 5 montre le résultat de l'opération chirurgicale et l'étal des parties un an après celle-ci.
On pourrait multiplier ces figures dans de larges proportioos, car cette atroce infirmité n'est point rare, dans la plupart des pajs où sévit la filariose, et il est facile de s'en procurer des photographies. J'en possède encore un bon nombre d'inédiles, qui ne sont ni plus ni moins iutéressaqtçç que celles que chacun connaît. C est
A PROPOS DE L'ÉLI^PHANTIASIS DU SCROTUM
uniquement parce qu'ils me fournissent l'occasion de rectifier une erreur, à laquelle je suis d'ailleurs étranger, que je donne encoie ici les quatre figures ci-jointes (fig. 6 9).
Fig. 2.
Ces figures proviennent de photographies faites par L. V. (iueit, pharmacien de 2« classe des colonies, mort de la lièvre jaune au
H. BLANCHAKO
Sénégal en 1900. Elles concernent un indigène venu à riiôpital de Saint-Louis, en mars 1899, pour un volumineux éléphantiasis du scrotum qui datait de quatre ans. Ce malade fut opéré par le D' Kielïer, médecin en chef des colonies ; bien que l'opération eût
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été pratiquée dans de bonnes conditions, avec une perte de sang très minime, il alla ens'anémiant rapidement et mourut le 21 mars ; son sang ne renfermait que 900 000 globules rouges par millimètre cube.