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A PROPOS DE L'ÉLÉPHANTIASIS DU SCROTOM

œuvre posthume éditée en 1565, il donne 120 figures très curieuses, destinées à illustrer son livre. La figure 58, intitulée: La grande

Fig. 6.

Flg. 7.

Jument numide de Gargantua, est vraiment intéressante au point de vue qui nous occupe ici (fig. 11). Dans l'édition de 1869, que nous avons eue à notre disposition, elle est accompagnée de la description suivante :

« Les conmientateurs (I) voient, dans cette étrange et monstrueuse

figures | de l'invention de maistre Fran | çois Rabelais : et demie | re œuvre d'iceiuy, | pour la récréation \ des bons | esprits, Paris, ln-18 de 63 feuillets non paginés, 1b65, avec 120 figures. Réimprimé à Paris en 18^ dans le tome IX de l'édition de Rabelais, par Ermangart et Ë Johanneau. avec texte explic«itif ; à Genève en 1868, par J. Gay et lils, sans légende ; à Lyon en 1869, par E. Tross, sans légende; à Paris en 1869, par a le grand Jacques », avec texte explicatif et notes. — L'édition de Paris, 1869, sans nom d'éditeur, comprend 18-244-1 V pages in- 18, avec reproduction des 120 gravures de l'édiUon originale. C'est [elle que nous avons eue entre les mains.

L'édition pr inceps des Songes drolatiques a été publiée douze ans après la mort de Rabelais. On a prétendu que Rabelais n'était pas l'auteur véritable de ces dessins fantastiques : tel est l'avis, notamment, de G. Brunet et d'Ë. Tross; l'auteur anonyme de l'édition parisienne de 1869 pense, au contraire, que la paternité de ces gravures ne saurait être contestée au grand satirique.

(1) C'est-à-dire Ermangart et Jobanneau.

Fig. 8.

Fig.9.

i-ij^ m

A PROPOS DE L ËLEPUAiNTlASlS DU SCROTUM

ligure, une allégorie aux amours de François V'et de Diane de Poitiers, ou, si nous rentrons dans le texte de Pantagruel, une image de raccouplemenl de Gargantua avec la Jument qui lui fut envoyée d'Afrique. 11 est certain que la face encapuchonnée de ce personnage représente une tète de Cheval, dont le nez vient reposer sur une énorme bedaine. Les plumes d'Oiseau de paradis qu*il porte à la main et sur la tète, Técusson qui pare son camail, le geste de bénédiction de sa main parée d'un gant magnifique, tout indique la dignité de ce masque. Mais, au sceptre qu'il tient, terminé par

Fig. 11.

un pied de Bouc, et au phallus énorme, supporté par des roulettes, qu'il pousse devant lui, nous le prendrions plus volontiers pour une repréf^entations du Dieu Priape ou de saint Guignolé. Voici le texte qui a rapport à la Jument de Numydie :

« En ceste même saison, dit Rabelais, Fayoles, quart-roy de Numydie, envoya de Affrique à Grandgousier, une Jument la plus esnorme... et avoyt les pieds fendus en doigts. . . mais surtout la queue horrible...

» Esmervei liez- vous dadvantage de la queue des Béliers de Scythie, esquelz fault afiuster une charrette au cul pour la porter, o

Pour en finir avec la série des documents iconographiques de

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