LÉSIONS
LÉSIONS CAUSÉES PAR LES LARVES DE GcutrophUtjtë intesttnalis.
Lorsqu'on ouvre l'estomac d'un Cheval que Ton vient de sacrifier, il est bien rare, à défaut de larves, de ne pas y trouver des traces plus ou moins nombreuses de leur implantation dans la muqueuse. Presque tous ceux que j'ai eu l'occasion d'observer renfermaient des larves dont le nombre variait entre 2 et 358, mélangées à des lésions en plus ou moins grande quantité ; plus il y avait de lésions, moins nombreux étaient les parasite», et inversement. Il est fréquent d'en rencontrer une centaine à la fuis, mais ce nombre est souvent dépassé : Vallisnieri en a compté 600, Numan 1013 et même davantage, dans le même estomac.
En France, les larves les plus communes sont celles de G. intextinalis^ ensuite viennent celles de G. hœmorrh&idalis et de G. naisali$. J'en ai recueilli 1120 dans 12 estomacs de Chevaux, à Rennes, dans le courant de l'été dernier: une seule appartenait à la seconde espèce, toutes les autres étaient des larves de G. intestinalis.
Leur endroit de prédilection est le sac gauche de l'estomac ; elles sont groupées sur cette portion de la muqueuse gastrique, au voisinage de la crête qui la sépare de celle du sac droit, la tète enfoncée dans des alvéoles (fig. 7). Il est exceptionnel, dit Railliet, de les voir installées sur la muqueuse veloutée du sac droit; lorsqu'on les trouve en cet endroit, le plus souvent ce sont des larves qui se sont déplacées après la mort de l'hôte. Mais alors elles ne sont pas fixées dans des alvéoles. Puisque les exemples en sont très rares, je pense qu'il n'est pas sans intérêt de signaler les deux cas suivants.
Dans le premier (iig. 8), les larves, au nombre de 119, sont groupées, serrées les unes contre les autres, sur un espace à peu
près rectangulaire mesurant il centimètres de long sur 8 centimètres de large. L'ensemble forme une grappe à cheval sur la ligne festonnée qui sépare les deux sacs, mais tandis qu'elle empiète d'un
F[\i. 7. — Portion de la muqueuse gastrique du Chevai envahie par les larves de Gastrophilus intestinalis. Grandeur naturelle. On aperçoit nettement la ligne de séparaUon des deux sacs. Des larves sont implantées sur la muqueuse du sac gauche, mélangées à des alvéoles vides.
centimètre à peine sur la muqueuse gauche, elle envahit la partie droite sur une longueur de 7 centimètres. Je me suis assuré qu'à ce niveau la crète intermédiaire aux deux sacs ne faisait pas un
LARVEâ DE OASTROPHILES (OESTRIDES)
détour à droite pour englober la masse des parasites. J'ai détaché de la paroi les larves qui cachaient cette ligne (fig. 9) et me suis convaincu que celle-ci ne s'écartait pas sensiblement de sa direction normale. A la place de chaque larve existait un alvéole caractéris-
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Fl^. 8. — Groupe de larves de Gastrophilus intestinaUs flxées sur la muqueuse du sac droit de l'estomac du Cheval. Grandeur naturelle.
tique et sufiisamment profond pour attester qu'il était de date ancienne.
Dans le second cas, les larves étaient au nombre de 28 et appartenaient toutes à l'espèce Gastrophilus intestinaUs, comme ci-dessus.