‹ Archives de parasitologie (volume 3)Chapitre 40 sur 127 · IJ^M · texte numérisé non relu

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Fig. 3.

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considérer comme des parasites, qui envahissent aussi les noyaux des cellules épithéliales et qui, dans une phase de leur développement, sont constitués par les Cytoryctes, plus la zone claire qui les entoure.

Toutes les figures appartiennent à des foyers Taccinaux de répithéliom eomëen do Lapin. Les préparations ont été exécutées soit par raclage, soit par ^ coupes, avec fixation au sublimé acéUque et coloration à rhématoxyline de

Delafleld. Pour les particularités relatives à la technique des préparations microscopiques, voir mon premier travail, indiqué à la note 1, sur le contrôle du vaccin grâce aux inoculations coméennes.

SOUVENIRS MALGACHES léBB Moustiques

PAR

le D' P. &. JOLiT,

Médecin de la marine.

Les Moustiques d'un terme général, car les diverses variétés sont le plus souvent mêlées les unes aux autres, sont des malfaiteurs nocturnes. Le soir, aux Couleurs (1), ils se lèvent par myriades des sols humides, des bois ; émanent des marécages, se dégagent des rizières, quittent la protection des Palétuviers. Ils sortent brusquement de Tombre, ils viennent on ne sait d'où, et comme la brume du crépuscule monte aux soirs d'automne lentement au-dessus de nos champs, ce cuisant brouillard, en ces pays à brusque nuit, s'élève rapidement: il vous couvre les jambes, gagne les mains et les bras, il monte, monte, et comme les aiguilles d'une pluie fine et glacée, d'innombrables et brillantes piqûres vous criblent la nuque, vous lardent le visage.

Alors vibre à vos oreilles la harpe éolienne la plus harmonieusement terrible qu'on puisse imaginer. Ce sont des centaines et des centaines d'ennemis dont le ziziement ne cesse et qui de toutes parts vous assaillent. Mais les plus redoutables sont les moins bruyants, ce sont les femelles, qui, on le sait, piquent seules, généralement. Souvent, même, elles sont silencieuses à jeun; et lorsqu'elles bruissent, gorgées de sang, leurs vibrations plus lentes ont un son grave facile à distinguer.

Ces observations sont aisées, lorsqu'on se trouve dans une chambre en ttHe à tète avec deux ou trois Moustiques. Mais en plein air, dans la brousse, on ne pense qu'à se défendre. Plus de travaux, plus de collectes, plus de chasse possibles; il faut s'agiter, se protéger. Lutte atroce auprès de laquelle celle du Lion de la fable n'est qu'un jeu ; car c'est partout à la fois que l'on est attaqué :

(1) On désigne, dans la marine, sous le nom de Couleurs, le pavillon national, et l'heure à laquelle on le hisse le maUn, et l'amène le soir.

en vain on écrase d'un coup dix, vingt, quarante Moustiques sur ses mains, sur sa figure; le sang coule; il en revient cinquante, cent, des milliers.

Et ce ne sont pas seulement les parties découvertes du corps qui sont la proie de ces Insectes : leur armature buccale est telle, qu'ils sucent le sang à travers les vêtements. Ils traversent la triple épaisseur de toile d'un pliant sur lequel vous êtes assis, du pantalon et du caleçon. La couverture de laine réglementaire dans la marine et épaisse environ d'un centimètre, enroulée deux fois autour des jambes ne protège pas contre leurs piqûres.

L'assaut à soutenir est si rude que des hommes dont la vie est vouée aux dangers et aux combats demandent grâce à ces minuscules bourreaux, et souvent sont obligés de fuir lorsque l'heure approche où ils vont surgir. Je connais des postes, Ampasimena, par exemple, dans la baie d^Ampasindava, où l'on est obligé, à moins de nécessités de service, de dîner bien avant le coucher du soleil, car plus tard cela devient impossible, et d'aller aussitôt se réfugier sous les moustiquaires. Dans ce poste, personne, blanc ou noir, n'échappe à la fièvre dès le premier mois de séjour.

Et ce n'est pas à la pointe du jour que cesse le supplice; il faut que le soleil soit déjà haut à rhori/.on, entre huit et neuf heures suivant la saison, pour que les moustiques regagnent leurs repaires.

Heureusement, je me hâte de le dire, leurs innombrables et inexorables légions ne sévissent pas également en tous temps et en tous lieux. Pendant la saison sèche le nombre de ces Insectes diminue très considérablement. Du commencement de juin au mois d'octobre on n'a presque pas et souvent pas du tout à en souffrir sur la côte Ouest de Madagascar. Sur la côte Est, où il pleut toute l'année, on a toujours des Moustiques. Dès que reviennent les orages et les pluies d'hivernage, et jusqu'à ce que le mois de mai ait desséché les mares, ils pullulent. Ce n'est pas la fraîcheur relative de l'atmosphère, c'est la sécheresse, le manque d'eau douce indispensable aux larves qui les rend moins nombreux.

Tous les lieux ne sont pas également infestés. Là où il n'y a ni eau douce ni humidité, il n'y a pas de Moustiques. Ainsi, à Djiboutil, désert de sable où ne poussent que des maisons et, faute d'eau douce, pas la moindre végétation, on ne souffre pas des

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