‹ Archives de parasitologie (volume 3)Chapitre 45 sur 127 · RECHERCHES EXPÉRIMENTALES · texte numérisé non relu

RECHERCHES EXPÉRIMENTALES

En possession de ces données intéressantes à plus d'un titre, et afin de déterminer, d'une façon plus exacte et plus complète, la véritable nature des corpuscules déjà vus par Raynaud et autres, dont je viens à mon tour de constater l'existence et que je suppose appartenir au groupe des Saccharomyces, j'ai recours aux cultures. Mais, pour éviter les insuccès de ceux qui m'ont précédé et en vue d'obtenir, seulement et presque à coup sûr leur évolution, j'emploie au lieu des milieux de culture ordinaires usités en bactériologie, deux substratums acides et sucrés, le liquide de Raulin et celui de Cohn modifié par l'addition de 5 p V© de glycose anhydre, milieux que je sais très favorables aux végétaux de la classe des Blastomycètes.

Mes prévisions se réalisent et rensemencement de quelques ballons, placés à l'éluve à 37% me donne rapidement, abondamment et d'emblée à Télat de pureté, de magnifiques cultures d'une Levure bien vivace, que pour la facilité de sa description je désigne, sans y attacher d'autre importance, sous le nom de Saccharomyces linguoefdlosae qui rappelle son origine.

En présence de ces faits et à litre de contrôle, je prie le D^ P. Lambry de bien vouloir me remettre, à la prochaine occasion, un nouvel échantillon de ces productions pileuses linguales. Avec une très grande amabilité, il se met à ma disposition et m'apporte.

FIk 3. — Culture de 48 heures, à 37" en liquide de Raulin. X 672.

Fig. 4. — M^me culture! Les cellules du Saccharomyces ont été colorées par le Gram. X 672.

quinze jours plus tard, le produit d'un nouveau grattage. Comme dans le premier, j'y constate la présence des corpuscules de Raynaud qui, ensemencés dans les mômes conditions, fournissent d'abondantes cultures de la même Levure.

A la fin d'août, un nouveau et dernier prélèvement donne encore un résultat identique sous tous les rapports, résultat que contrôle, sur ma demande, M. Boulanger, chef du laboratoire des Levures à rinstitut Pasteur de Lille, et à qui j'adresse ici tous mes remerciements.

Dans ces conditions, je me crois en possession, sinon du parasite lui-même de la langue pileuse, au moins d'un Saccharomyces très intéressant, puisquMl semble exister fréquemment au milieu des lésions qui caractérisent cette affection : aussi, j'institue à son sujet une série de recherches spéciales dans le but de déterminer,

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