‹ Archives de parasitologie (volume 3)Chapitre 54 sur 127 · ÉTUDE SUR LES NÉOFORMATIONS NODULAIRES · texte numérisé non relu

ÉTUDE SUR LES NÉOFORMATIONS NODULAIRES

ces Cobayes succomba après douze jours, avec des nodules dans les poumons, la rate, le foie et le mésentère. Betlencourt isola un bacille qu'il considéra identique à Bacillus pseudO'tuherculosis rodentium.

Courmont (1) inocula des Cobayes et des Lapins avec le produit d'une arthrite du coude de l'Homme, arthrite dans laquelle la synoviale présentait des tubercules à cellules géantes et épithélioïdes, mais sans Bacilles de Koch. Les Cobayes succombèrent avec des tubercules généralisés, tandis que les Lapins, à l'exception d'un seul, succombèrent avec une suppuration locale, mais sans tubercules. Courmonl isola des lésions de ces animaux un Streptobacille capable de reproduire les mêmes altérations. C'était un Bacille de 1 ul, immobile, se colorant par toutes les couleurs d'aniline, mais non par le Gram, souvent seulement aux deux extrémités. On pouvait le cultiver sur tous les milieux de culture : il ne liquéfiait nas la gélatine et ne faisait pas feriùenter les sucres. Dans le bouillon peptonisé, il donnait des chaînettes, dans le bouillon glycérine, des formes en Coccus; dans les vieilles cultures, des formes de 3-4 \l et parfois une sorte de long mycélium enchevêtré.

Vallée (2) trouva dans de petits tubercules du foie des Ve«Tux, un petit Bacille isolé, en petits amas, à Diplobacille immobile, se colorant par toutes les couleurs d'aniline et même par le Gram. On pouvait le cultiver sur tous les milieux de culture. Il ne liquéfiail pas la gélatine, ne faisait pas fermenter les sucres, ne donnait point d'indol, ne coagulait pas le lait. Ce Bacille délerminait, par injection chez les Cobayes, une pseudo tuberculose du foie.

Lucet (3), chez des Lapins morts avec des tubercules dans les poumons, le foie, la rate^ les reins, les ganglions abdominaux, l'intestin grêle, le ca?cum, le côlon et surtout l'appendice, trouva un Bacille assez épais, à extrémités arrondies, polymorijhe. de 3- 5 6 \L, isolé ou en chaînettes, ne se colorant pas par le (iram.

Facile à cultiver sur les ordinaires milieux de culture, donnait sur agar des colonies bombées grisâtres, ne liquéfiait pas la gela tine, donnait des cultures peu visibles sur pomme de terre, troublait le bouillon avec formation d'un voile en surface et d'un dépùt

11) Archivées de médecine, expérimtniaie, 4898, p. 48.

(2) Recueil de méd, vêt. 1897, n* 20, p. 657.

(3) Archives de Parantologie, 4898, p. 100. et 1899, p. 127.

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