FERRIER — L'UNCINARIOSE EN ALGERIE
sujets exposés à runcinariose ont presque tous des antécédents palustres; c'est ainsi que Terreur fut plusieurs fois commise par nous, avant que notre attention ne fût attirée sur cette maladie. Notre premier malade fut pendant plusieurs jours traité pour cachexie palustre (1). Le malade qui fut l'objet de notre observation III, fut, deux ans auparavant, traité à Thôpital pour anémie palustre; il est très vraisemblable qu'il était alors atteint déjà d'uncinariose. A notre avis, il y aurait donc lieu de ne pas accepter dorénavant en Algérie, trop facilement et sans contrôle, le diagnostic de cachexie et d'anémie paludéennes.
Il serait utile que, dans diverses régions d'Algérie, des recherches fussent pratiquées dans ce sens. Ces recherches, d'ailleurs très faciles, méritent d'autant plus d'être tentées que notre colonie ne semble pas, tant s'en faut, défavorable à la propagation de la maladie. En ellet, d'après les récents travaux sur la biologie du parasite, celui-ci réclahie, pour sa conservation en dehors de l'organisme humain, un sol humide et une température en général supérieure à 16o. La température de l'Algérie, sensiblement égale à celle de l'Egypte où la maladie est très répandue, est évidemment très suffisante. Quant au sol, s'il n'est pas en général imprégné d'eau comme celui de la yallée du Nil» il n'en recèle pas moins, sur certains points et dans certaines conditions, une très forte humidité; c'est ainsi que les zones marécageuses, au grand détriment de l'hygiène générale, ne sont encore que trop répandues; en outre, partout où le permettent les ressources naturelles, les colons pratiquent des irrigations pour la fertilisation de leur terre. Les surfaces susceptibles, en raison de l'humidité du sol, d'entretenir la maladie ne manquent donc pas en Algérie. Nous ajouterons même que, les irrigations étant peu pratiquées dans le voisinage de Mostaganem, il existe en Algérie des contrées probablement plus propices à la propagation de la maladie.
L'uncinariose est une affection sérieuse, dont le moindre inconvénient est d'entraîner un certain degré d'anémie. On ne peut donc envisager sans crainte la possibilité de son extension. Aussi avonsnous jugé utile d'appeler l'attention sur les nouveaux cas d'uncinariose que nous venons de rencontrer en Algérie.
{i) Cf. Archives de Parasitologie, X, p. 77, 1905.
Nécrologie. : Lo Profeaaonr Michèle Stoaaidi. — Le professeur Michel Stossich est mort à Trieste, le 7 mars 1906 ; il était né dans cette même ville en 1857.
Elère de l'école réelle civirjue, puis de t'L'niversilé d'Innsbruck et du
Le Professeur Michkl Stossich.
Polytechnicum de Vienne, il passa l'examen de maturité eu 1873. â 16 ans. En avril 1878, il fut choisi parmi les concurrents à la chaire de zoologie, tinatomic et physiologie coaiparcc de l'Université de Messine, mais ne Fut pas nomme, à canse de sa jeunesse. De 1878 à 1882, il fait partie, à titre de suppléant, du corps enseiRuanl de l'Kcole moyenne supérieure de l'Etat, à Fiume. Le 2 décembre 1881. il passa l'examen de professeur à ItudaiKSt, pour entrer dans le corps enseignant en Hongrie. En 188.1, il fui nommé suppléant au Gymnase communal supérieur de Trieste. En Archirei de l'arasilohgic. X, n- 3, I90fi. 30
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1889, il passa à l'Ecole réelle civique supérieure ; en 1891, il y obtint le titre de professeur effectif, en 1895 celui de professeur définitif.
Elu en 1877 membre titulaire de la Société adriatique des sciences naturelles à Trieste, il a fait bénéficier cette Société savante de la plupart de