‹ Archives de parasitologie (volume 4)Chapitre 130 sur 169 · La sezione de.îfli Echinostomi. Ibidem, XIX, p · texte numérisé non relu

La sezione de.îfli Echinostomi. Ibidem, XIX, p

32. — Lo smembramento dei Brachycœlium. Ibidem, XIX, p. 7-10. 38. — Strongylidac. Ibidem, XIX, p. 55-152.

1900. — 39. — Contributo allô studio dcgii KIminti. Ibidem, XX, p. 1-9 pl. Ml.

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1901. — 40. — Osservazioni elimintologicbe. Ibidem^ XX, p. 89-104, pi. VI.

1902. — 41. — Il Monostamum mutabile Zeder e le sue forme aflBni. Ibidem, XXI, p. 1-40, pi. I-IX.

42. — Sopra una nuova specie délie AUocreadiinae. Archives de Parasitologie, V, p. 578-582.

43. — Œsopha(jostomum iub€rcula.tum n, sp, parassita dei Dasypus, Bolktinodei Musei di zooL e anal, comp. di Genova, n* 110. — En collaboralion avec le Prof. C. Parona.

44. — Sopra alcuni Nematodi délia collezione elmintologica del Prof. D' Corrado Parona. Atti Soc. ligiistica di se. nat. e geograp4;he, XIII.

1903. — 45. — Una nuova specie di Helicometra Odhner. Archives de Parasitoloyie, Vil, p. 373-376.

1904. — 46. — Sopra alcuni Nematodi. Annuario del Museo zooL délia r. Univ. di Napoli, I, in 4* de 4 p., pi. I

47. — Una nuova specie del génère Plagiorchis Lùlie. Ibidem^ I, in-4' de 2 p.

48. — Note distomologiche. BolL Soc. adr. se. nat., XXI, p. 193-201.

49. — Alcuni Distomi délia collezione elmintologica del Museo zoologico di Napoli. Annuario del Museo zool. delta R. Ufiiv. di Napoli, I, in-4* de 14 p., pi. II.

Stossich laisse cinq enfants, deux filles et trois garçons: en naturaliste passionné, il a donné à deux de ces derniers les prénoms de Plinio et de Linneo. — R. Bl.

Fritz Schaudinn. — Le D' Fritz Schaudinn est mort à Hambourg, le 22 juin 1906, à l'âge de 35 ans. Bornons-nous, quanta présent, à déplorer cette mort prématurée et à exprimer le très profond regret qu'elle nous cause. Nous consacrerons à Schaudinn et à son œuvre importante une

prochaine notice. *

(Congrès colonial français. — Le ^IHk^ colonial français s'est tenu

'à Paris du 18 au 23 juin 1906. La Ivlfilclion (prophylaxie et hygiène

internationale), présidée jusqu'alors par .M. le professeur Charrin, a^anl

demandé à être réunie à la 7" section (médecine et hygiène), celle-ci s'est

trouvée reconstituée avec le bureau suivant .

Présidents d'hanneur : M. le D' Kklsch, membre de l'Acadéinie de médecine, médecin inspecteur des armées;

M. le D"" Charrin, professeur au Collège de France.

Président : M. le professeur R. Blanchard, membre de l'Académie de médecine.

Vice-présidents : M. le professeur Le Dantec, de l'Université de Bordeaux ;

M. le D' Jeanselme, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris, médecin des hôpitaux.

Secrétaire : M. le D"" F. Ja.mn, médecin colonial de l'Université de Paris.

A la fin de la session, la 16* section (pharmacie et matière médicale) a émis le vœu d'être réunie à la 7' section (médecine et hygiène), à la condition que celle-ci ajoutât à son titre le mot de pharmacie. Ce vœu ayant été adopté par les deux sections en cause, puis par le Congrès en assemblée plénière, a été ratifié par le Comité directeur du Congrès.

La fusion de la section de pharmacie avec la sectipn de médecine et d'hygiène est donc délinitive. M. le professeur R. Blanchard, président depuis quatre ans de la 7^ section, conserve cette fonction. Le bureau de la T section élargie reste comme ci-dessus avec Tadjonction de M. le D' Kermorgant, inspecteur général du Service de santé des colonies, membre de l'Académie de médecine, à titre de président d'honneur, et de M. le D' Beille, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Bordeaux, à titre de vice-président.

Quelques-uns des nombreux travaux présentés au récent Congrès ont donné lieu à des discussions importantes ou ont été suivis de vœux que nous croyons utile de consigner ci-après. Tous ont été adoptés à l'unanimité, d'abord par la section, puis par le Congrès réuni en assemblée plénière.

Vœu concernant le paludisme à Madagascar, présenté par M, le professeur R. Blanchard. — La 7" section (médecine et hygiène) du Congrès colonial français,

Justement émue des progrès du paludisme k Madagascar parmi la population indigène et européenne.

Considérant que les diverses mesures prophylactiques dont l'efficacité ne saurait plus faire Tobjet du moindre doute, ne sont pas encore appliquées dans la colonie, tout au moins avec le développement qu'elles comportent.

Emet le vœu :

Qu'il soit procédé d'urgence, dans tous les hôpitaux et postes médicaux, à l'installation de toiles métalliques à toutes les fenêtres et portes, suivant les principes actuellement bien connus et qui, appliqués ailleurs, n'ont jamais manqué de donner les meilleurs résultats ;

Que les flaques d'eau stagnante existant à proximité des villes, villages ou habitations isolées, soient systématiquement comblées ou arrosées de pétrole ;

Que les puits, citernes et récipients quelconques d'eau destinée aux usages domestiques soient maintenus hermétiquement clos;

Que la quinine soit distribuée à titre préventif, tant aux indigènes qu'aux Européens travaillant au dehors, à l'approche et pendant toute la durée de la saison des Moustiques ;

Que la quinine soit distribuée par les autorités sanitaires et, à leur défaut, par certains représentants de l'autorité civile, dûment désignés à cet effet et responsables de l'exécution de cette mesure;

Que la quinine soit absorbée en présence des distributeurs, afin d'éviter

la fraude qui consiste en l'accaparement et en la revente du médicament à vil prix;

Que rautorité civile établisse le monopole de la vente de la quinine à bas prix, ainsi que cela se pratique en Italie ;

Que des dépôts de quinine, constamment approvisionnés, soient établis dans toutes les localités où se trouvent des représentants de l'autorité;

Que des avertissements par voies d'affiches, rédigés en langues française et malgache,' soient placardés dans toutes les localités et renouvelés chaque année, au début de la saison des fièvres, dans le but de porter à la connaissance des Européens et des indigènes les dangers résultant de la piqûre des Moustiques et la nécessité des diverses mesures préventives et curatives.

Vœu relatif au béribéri nnutique, présenté par M, le professeur Le Dantec. — Pour prévenir les épidémies de béribéri nautique à bord des navires à voile (grande pèche et grand long cours), il y a lieu de réunir une commis sion d'hommes compétents, qui aurait pour mission :

1* De déterminer la longueur maximum du séjour des marins à la mer sans relâche;

2* De varier et d'améliorer l'ordinaire des équipages;

3' De rendre réglementaire l'approvisionnement à bord de certains produits reconnus préventifs, en particulier le jus de citron.

Vœu touchant le béribéri, présenté par M, le D' Jeanselme. — La 7* section (médecine et hygiène), considérant :

Que le béribéri prend une extension inquiétante dans toutes les régions tropicales du globe et en particulier de nos possessions d'Asie, d'Afrique et d'Océanie;

Que cette maladie entraîne une mortalité considérable parmi les indigènes.;

Que tout individu même légèrement atteint devient une non-valeur et une charge pour la colonie et qu'il en résulte que la main-d'œuvre nécessaire à notre expansion coloniale est amoindrie,

Emet le vœu :

Qu'à l'exemple des autres puissances, une mission scientifique française soit chargée d'étudier les causes du béribéri et les moyens de s'en préserver.

Vœu tendant à la création d'un Institut central de parasitologie et d'un Conseil de police sanitaire dans les colonies, présenté par M. le professeur R. Blanchard. — La 7' section (médecine et hygiène),

Considérant que, sous les tropiques, les maladies de l'Homme et des animaux sont très différentes de celles que l'on observe en Europe;

Considérant que les maladies des pays chauds sont essentiellement parasitaires et se rangent sous trois catégories : zooses, mycoses et bactérioses, suivant la nature du parasite infectieux;

Considérant que, dans Tétat actuel de la science, l'étude de ces maladies

exige des connaissances techniques très spéciales, particulièrement en histoire naturelle, connaissances qu'un seul homme peut difûciiement posséder ;

Considérant que les parasites sont habituellement transmis par des animaux piqueurs ou suceurs (Acariens, Insectes), dont il importe de déterminer les mœurs et les métamorphoses, en raison des déductions prophylactiques qui en doivent découler;

Considérant enfin la grande importance qui résulte de la lutte contre les diverses maladies des animaux domestiques ou des animaux indigènes qui peuvent se trouver en contact avec ces derniers,

Emet le vœu :

Qu'un enseignement spécial des maladies tropicales des animaux soit organisé dans les pays situés sous les tropiques, ainsi que dans les pays possédant des colonies sous les contrées chaudes ;

Que les divers gouvernements fassent une enquête sur l'état sanitaire des animaux domestiques dans leurs colonies, et notamment sur l'existence des protozooscs (maladies causées par les Protozoaires);

Que soient déterminées la répartition géographique et les conditions générales de la dissémination des diverses maladies infectieuses;

Qu'il soit créé, dans chaque colonie, un Institut central de parasitologie, largement subventionné et pourvu du personnel technique nécessaire, comprenant en particulier des spécialistes en bactériologie, en mycologie, eu parasitologie animale et en entomologie;

Qu'il soit créé, dans toutes les colonies qui n'en seraient pas encore pourvues, un Conseil de police sanitaire, ayant sous sa dépendance le service des épidémies et des épizooties et ayant les pouvoirs les plus étendus pour organiser la lutte contre les maladies infectieuses;

Que l'Institut de parasitologie, le Conseil de police sanitaire et le service des épidémies et des épizooties jouissent de l'autonomie la plus complète et ne relèvent que des autorités civiles supérieures ;

Que les fonctionnaires de ces diverses institutions, qu'ils appartiennent à Tordre scientifique ou à l'ordre administratif, fassent leur carrière dans la même colonie, ou du moins dans les colonies d'une même région géographique, et puissent y parcourir tous les degrés de la hiérarchie, en raison du grand intérêt qui s'attache à l'étude méthodique et suivie des conditions sanitaires d'un même pays.

Congrès international de Médecine. — Le Congrès international de médecine, réuni à Lisbonne en avril 1906, comprenait une section de médecine coloniale, qui a été particulièrement active. A la séance du 25 avril, le professeur P. S. de MagalhÂes, de Rio de Janeiro, a fait adopter le vœu suivant :

Vœu concernant Venseignement des maladies tropicales, dans les Facultés des pays chauds. — Considérant que les maladies tropicales sont de^ maladies propres aux pays chauds, qu'elles y sont indigènes et se confondent

avec la pathologie locale, à l'inverse de ce qui a lieu dans les pays tempérés, où elles sont au contraire exotiques, rares, exceptionnelles ;

Considérant que les maladies tropicales sont les unes chirurgicales, d'autres médicales, quelques unes cutanées, plusieurs oculaires, quelques autres nerveuses, etc. ;

Considérant que cette diversité et cette variété des maladies tropicales exigeraient des aptitudes multiples, variées, différentes en ceux qui devraient les étudier et les traiter, capacités et aptitudes qu'il serait impossible de rencontrer chez un seul et même individu;

Les membres de la 17' Section (médecine coloniale) du XV* Congrès international de médecine, réuni à Lisbonne, au mois d'avril 1906. émettent le vœu suivant :

Il est à désirer, pour l'avancement de la science et la bonne organisation de l'enseignement médical, que l'élude et l'enseignement des maladies tropicales, dans les pays chauds, ne soient pas considérés comme une spécialité ; ils y doivent être obligatoires et identiûés avec l'enseignement ordinaire des différentes disciplines de la médecine courante; et qu'il soit bien statué qu'il serait impossible de faire de l'étude des maladies tropicales un enseignement unique, confié à un seul professeur;

Qu'il importe qu'on profite de l'aptitude de chaque professeur dans chaque branche de l'enseignement médical, à l'avantage de l'étude de chaque groupe des maladies tropicales ;

Que, dans les programmes de l'enseignement médical dans les Écoles et les Facultés situées dans les pays chauds, non seulement les Pathologies et les Cliniques, mais aussi la Parasilologie et l'Hygiène soient également professées, ayant toujours en considération capitale le milieu dans lequel fonctionnent ces Écoles.

La tuberculose en Anatolie. — Si l'on se livrait à une enquête sur la tuberculose en Anatolie, on serait frappé de trois faits saillants : 1* delà progression continue de la phtisie depuis une trentaine d'années; 2* de la propagation du mal du littoral vers l'intérieur; 3* de la coïncidence des modifications des mœurs du peuple turc avec les progrès de ce terrible fléau.

A part l'optimisme des gens âgés du vieux temps, tous les vieillards sont unanimes à affirmer que la tuberculose, telle qu'on la rencontre en ce moment dans le pays, était inconnue jadis. La phtisie et la scrofule existaient dans la contrée, mais elles se cantonnaient dans une famille, dans une maison, pour s'éteindre sur place, tandis qu'aujourd'hui le fléau social court les rues. D'autre part, on a remarqué que la progression de cette terrible maladie a commencé par les ports de mer de l'Anatolie, pour faire tache d'huile vers l'intérieur.

Depuis que les us et coutumes des Occidentaux s'implantent dans le pays, par suite des rapports de plus en plus intimes avec les Européenst les mœurs locales dégénèrent. En général, quand une nouvelle civilisation

s'impose dans un pays, les indigènes conimenceiit par adopter les vices de cette civilisation.

11 ni a semblé intéressant de me livrer à l'étude des coutumes disparues ou qui tendent à disparaître et des nouveaux usages établis ou qui prennent peu à peu droit de cité. En ne considérant la question qu'au point de vue de l'hygiène sociale, je suis arrivé aux considérations qui vont suivre.

D'abord, pour ce qui concerne les habitations (1).

Dans leur ensemble, les habitations turques laissent beaucoup à désirer; le côté hygiénique n'entre jamais en ligne de compte dans la construction d'une maison, en Anatotie.

L'intérieur d'une maison bourgeoise, en Asie Mineure, se fait remarquer par la propreté et la sobriété dans l'ameublement ; j'entends un intérieur turc non modernisé. Dans certaines localités pourtant, celle propreté est dlutùt douteuse. Si l'on se rapporte aux pratiques séculaires des ménages, on ne peut qu'admirer leur portée hygiénique. Ainsi, c'était une pratique courante, dans toute maison qui se respectait, que d'essuyer à plusieurs reprises les parquets à l'aide de torchons mouillés, sinon tous les jours, du moins tous les deux jours; et tous les deux ou trois mois un grand lavage et brossage des parois de tous les appartements. De plus, on n'était jamais autorisé à pénétrer dans un appartement avec ses chaussures, qu'on devait laisser au seuil de la porte. On a ainsi une idée de la propreté des gens du pays. L'usage de quitter les chaussures pour pénétrer dans un appartement relève plutôt de la civilité orientale, qui exige qu'on se déchausse et qu'on se couvre la tète devant le monde, comme marque de déférence et de respect. Quoi qu'il en soit, c'est autant une marque de politesse qu'une coutume de propreté, car le maître de la maison quitte également ses souliers avant de pénétrer chez. lui.

Ce qui frappe encore dans un intérieur turc, c'est la nudité des murs et l'absence de bibelots, ces nids à poussière en si grand honneur en Europe.

Eh bien ! à l'heure actuelle, il n'est plus une maison qui ait conservé cette rigueur dans la tenue; il n'y a plus que les mosquées où il soit défendu d'entrer avec les chaussures. On a remplacé volontiers l'essuyage au torchon mouillé par des coups de balai; les grands lavages et brossages des appartements ne s'effectuent qu'une ou deux fois par an ; les murs ont perdu leur blancheur virginale : on accroche des tapis, on cloue des photographies, des images, autant de réceptacles à poussière.

Si l'on envisage les mœurs sociales et individuelles, on est tout d'abord frappé de la misère croissante du pays; le peuple subit passivement l'oppression inique d'un gouvernement qui a adopté le système d'exercer sa tyrannie en entravant toute liberté d'action, tout commerce, toute exploitation. D'autre part, le peuple s'est créé des besoins factices, en désaccord

(1) Inutile d'entrer dans le détail des modifications qu'ont subies les constructions au point de vue architectural.

474 NOTES ET INFOriMATIONS

avec sa fortune et sa contexture héréditaire; les boissons alcooliques, frelatées, faites sur place avec de l'alcool à brûler, ont remplacé les vins et l'eau-de-vie (raki) qui se faisaient exclusivement avec du jus de raisin. La lutte pour la vie est devenue plus âpre, les moyens d'existence plus précaires. La mentalité du peuple, son genre de vie privée ont subi une évolution trop complexe pour être résumés en quelques lignes.

Qu'il me suffise de dire que le terrain physiologique des gens de l'Anatolie est en tout apte à la germination de la tuberculose, et si l'on considère les conditions également favorables à la pullulation des germes dans le milieu de l'existence journalière du peuple, par suite de l'abandon de ses coutumes hygiéniques de premier ordre, on comprendra sans peine l'extension du mal.

11 est curieux de remarquer que la tuberculose a reçu son coup de fouet dans les ports de mer où il y a le plus d'Européens, à cause de l'activité commerciale exclusive des villes du littoral. C'est aussi précisément dans ces ports de mer que sont écloses ces modifications hybrides dans le genre de vie de l'Anatoliste, pour faire route ensemble vers l'intérieur avec ce fléau social.

Conclusion, — En écartant la question de la réceptivité individuelle pour la tuberculose, réceptivité héréditaire ou acquise, qui se présente toujours sous le même aspect partout, il me semble évident que ces innovations, mal comprises dans l'intérieur turc en Anatolie, sont pour beaucoup dans l'extension du mal qui ravage le pays.

Quoi de plus absurde, en effet, que le colportage incessant dans les appartements, par les chaussures, des poussières et des ordures de la rue? Si l'on se donne la peine de réfléchir, n'est-il pas illusoire de se frotter les chaussures sur les décrottoirs pour se croire débarrassé des ordures sur lesquelles on a marché toute la journée? On entre dans les appartements avec des souliers encore salis par ces ordures, qu'on frotte complaisamment sur les parquets, les tapis et sur les meubles. Ce dépôt d'impuretés plus ou moins moites, recelant des légions de microbes nocifs, imprègne en fines poussières tous les meubles des appartements. Les microbes qui« au grand air des rues et sous l'action des rayons solaires, manquaient de pouvoir pathogène, en pénétrant dans l'obscurité et l'humidité des appartements recouvrent leur virulence première. Par suite du colportage incessant de la poussière des rues dans les demeures; par suite de la multiplicité des coins, des objets accrochés aux fnurs; par suite de l'abandon de leur routine de propreté, les habitants d'une maison turque plus ou moins modernisée vivent constamment dans une atmosphère méphitique. Pour peu que leur organisme soit en état de faible résistance, ils sont bientôt attaqués par les germes répandus à profusion autour d'eux et tombent victimes de l'abandon de leurs coutumes séculaires.

Les germes diphtériques, pneumoniques et d'autres microbes pathogènes, qui pullulent dans les rues, pénètrent dans les appartements par ce mode de transport.

On doit donc être aussi sobre que possible dans le décor des appartements. Les tentures, les tapisseries sont au premier chef des foyers de poussières suspectes. Je ne vais pas jusqu'à demander leur suppression complète, mais on doit les désinfecter aussi souvent que possible : toutefois, la création d'un système de désinfection pratique pour les ménages reste à l'étude. Par contre, le nettoyage quotidien des appartements à l'aide de torchons mouillés ou humectés n'est pas dans Tordre des choses impraticables; on devrait à tout jamais renoncer aux balais qui ne servent qu'à déplacer la poussière. Quant à l'habitude de pénétrer avec ses chaussures dans les appartements, on ne peut astreindre les gens à se déchausser; ce qu'on pourrait faire pour tourner la difficulté, c'est d'inventer un système de semelles en caoutchouc, se fixant aux souliers à l'aide de ressorts et déporter des galoches quand il y a de la boue dans les rues. — D' V. Medini, interne à l'Hôpital Saint- Vincent de Paul, à Ismailia.

0 Poésiel — Le Ministre de l'Instruction Publique a créé l'an dernier en vue d'encourager de jeunes littérateurs, une bourse de voyage de 3 000 francs, qui doit être décernée annuellement et dont le premier titulaire vient d'être désigné. C'est un tout jeune poète, M. Abel Bonnard, qui est appelé à en bénéficier. lia publié récemment un volume de 260 pages, les Familiers ; l'inspiration n'en est pas trop puissante, c'est de la versification plutôt que de la poésie, mais l'auteur est jeune et le soufTle lui viendra ; d'ailleurs, il est bien connu que les voyages forment la jeunesse.

Les Familiers, ce sont les animaux qui vivent dans la maison, dans le jardin, dans le bois et qu'on rencontre à chaque pas. Les animaux les plus divers sont ainsi mis en cause ou en scène et nous trouvons dans ce volume quelques passages qui nous intéressent.

Nous les transcrivons :

LE CHANT DES MOUSTIQUES DE VENISE (page 79).

L'étranger dort ; alors, stridents, sur ses paupières,

Nous faisons nos chansons et tirons nos rapières ;

Nous sommes spadassins, danseurs, musiciens.

Il a gâté sur l'eau les reflets anciens,

Et tout le jour, le long des palais presque arabes,

Sa gondole fâcheuse a dérangé les crabes,

Mais maintenant touché par nous aux mains, au cou,

Notre homme exténué ne ronfle plus beaucoup.

Nous lui chantons : « Comment, amateur de la ville,

La laisses-tu la nuit comme une chose vile?

Viens ; ta fenêtre a droit à ton coude rêveur ;

Lève-toi ; nous t'avons éveillé par faveur.

Tu ne pouvais rester les yeux clos sans scandale.

Comme la lune est fraîche au liquide dédale.

Au carrefour marin son rayon s'est brisé ; Surprends le (lot, qui rit comme un enfant frisé. Nous te piquons afin de te tenir alerte. » — Ainsi, tant que la ville est d'étoiles couverte. Nous lardons l'Allemand ingrat, et jusqu'au soir, Les Titiens l'auront demain pour repoussoir,

^c Et nous élargissons dans sa chair massacrée

La plaie, et son malaise irrité nous récrée, Et maigres, nous goûtons la saveur de son sang»

\. Jusqu'à l'heure où, lointain, pavoisé, grandissant.

Et fier, devant la ville et déjà plus près d'elle. Comme s'il revenait de vaincre l'Infidèle, Le matin plein do cris, de gloire et de rougeur, Arbore ses drapeaux sur Saint-tieorges-Majeur. .

LE CHANT DES MOUSTIQUES (p. 81).

C'est l'heure ; notre essaim hérisse ta bougie.

Nous sommes les buveurs de nuit, et notre orgie.

C'est ton sang; à ta chair nous sommes attachés.

Hommes, quand dans vos lits vous vous êtes couchés.

Et que déjà sur vous le repos pend ses grappes,

Ce que vous appelez draps, nous l'appelons nappes,

Et nous nous attablons au dormeur, entamant

La bouche que la belle eût gardée à l'amant.

Gare à toi ; nous craignons l'Hirondelle, non l'Homme.

Nous sommes les archers venimeux de ton somme.

Et défaillant, criblé de nos traits qu'il retient,

Ton rêve est tout pareil à saint Sébastien.

Celui que nous piquons portera nos trophées.

Nous laissons au vieillard nos marques agrafées,

Et nous goûtons aussi l'enfant, et nous mettons

Des barbes de boutons aux imberbes mentons.

Etoiles, grâce à nous l'Homme vous voit. L'horloge

Sonne minuit. Quand l'aube à la fin nous déloge.

Tes yeux seront tirés à ton carreau blémi,

Et tu t'éveilleras, mais n'auras pas dormi.

Tout honteux tu fuiras le jour et l'embrassade

Du franc soleil avec ta figure maussade.

Et nos traces cuiront à tes poignets chagrins ;

Demain tu plairas moins aux femmes, je le crains.

Tu te froisses toi-même aussi ; tu te mutiles ;

Ne nous pourchasse pas de tes mains inutiles ;

N'irrite pas nos dards rancuniers ; nos défis

Te narguent, sur ta joue et sur tes yeux bouffis.

Nous sommes des buissons cruels aux pieds des songes. Nous sommes les pillards soupçonneux: tu t'allonges, Tu te crois sauf; tu veux risquer tout l'appareil De ton rêve, à travers le désert du sommeil. Tu risques, plus furtif que l'air que dans les platanes, Mille Chameaux, portant au moins mille sultanes, Et des gemmes, et des trésors turcs et persans. Tu veux n'entendre plus nos tourbillons perçants. Mais tant que l'un de nous dans ta chambre susurre. Tremble, ta caravane immense n'est pas sûre.

LA PUNAISE (p. 99).

Je t'attends ; au penchant des monts que tu soumets, Tu grimpes, tu prétends talonner les sommets, Puis, quand tu redescends à l'auberge, bonhomme, Tu souris déjà d'aise en pensant à ton somme? Tu veux dormir? Essaye et te voilà couché. Sur ton corps chatouilleux qu'est-ce qui t'a touché ? Tu frémis? Ce n'est rien, repose une minute. Mais voici le combat nocturne, aux armes, lutte, Repousse nos assauts sur ton lit soulevé. Non, tu cèdes, tu fuis vers le fauteuil crevé. Ruine abandonnée où quelque Mite ronge.

Et nous t'y laisserons à ton pénible songe. Tu ne graviras pas de montagne demain. Et nous, flairant encore l'odeur d'un être humain. Grasses, pleines de sang dont tu nous désaltères, Sans plus garder nos rangs comme des militaires, Tandis que le fauteuil étroit te rompt les bras, ' Nous promenons notre victoire entre tes draps. Fuis, après mille tours, fières de tes désastres. Quand Orion, navire immense gréé d'astres, Sombre à demi déjà dans l'aube qui pâlit. Nous rentrons en triomphe aux fentes de ton lit.

LES MOUCHES (p. 221).

Entre. Ne sois pas fier avec le paysan. Assieds-toi sur la chaise et demeure. A présent Te voilà barbouillé d'un tourbillon de Mouches. Nous sommes sur ton nez même, et si tu te mouches Nous emplissons les plis de ton mouchoir. Parler Est dangereux pour toi, car c'est nous avaler. Partout, sous le plafond bas, aux coins de la salle. Nous écœurons l'air fade avec notre essaim sale.

NOTES ET INFOttMATIONS

Tu nous vois, tellement nous raflolons de toi.

Comme sur un morceau de sucre, sur ton doigt.

Sur tes genoux aussi nous sommes appâtées.

Subis-nous. Le jour luit dans les vitres heurtées

11 ne faut pas plisser ta bouche avec dédain,

Car tu mortifierais le rustre, citadin.

Lui, portant notre essaim qui le chatouille et grouille

Il ne bouge pas plus qu'un couteau sous la rouille;

Et nous traînons aussi sur sa pipe à côté.

Il t'olTre du raisin que uoùs avons goûté ;

Prends-le ; ce sont ici les coutumes agrestes

Que les Hommes à table aient pour repas nos restes, .

Et nous sommes sur vous comme sur un bétail :

Nous sommes le fâcheux et le morne éventail ;

De tous les essaims d'or nous sommes l'ombre obscure,

Nous n'avons ni le miel ni même la piqûre,

Et les buffets de nous voudraient être cssuvés ;

Mais nous étourdissons les Hommes ennuyés.

Parmi tant de présents le printemps nous apporte.

Nous moussons sur le seuil et recouvrons la porte,

Et toi, pour voir l'air pui* avec les Châtaigniers,

Tu regardes dehors, comme les prisonniers.

— Et maintenant, allons relire Les Sonnets du Docteur^ de Camuset.

Un nouveau piôge à Puces (VII, 109). — Le piège à Puces que nous faisons connaître par la présente note est dû à l'esprit ingénieux du D' F. Lahille, chef du Bureau de Zoologie appliquée du ministère de

lAgriculture de la République Argentine. Nous n'en ferons qu'une description sommaire, le dessin ci-contre le reproduisant avec fidélité.

Une petite lame de bois, longue de GO mm, large de 20 mm, épaisse de 2 à 3 mm, est enduite de glu; celle qu'on emploie pour le papier tuemouches convient très bien, parce qu'elle reste longtemps sans sécher. Cette lame de bois glisse à frottement, par chacune de ses extrémités,

dans la rainure dont est creusé un cube de liège, maintenu écarté de son congénère par des fils de fer qui forment la carcasse de Tappareii et ont d'autre part l'avantage d'empêcher les vêtements d'être salis ou tachés par le contact de la glu. Les quatre fils de fer des angles donnent à l'appareil sa solidité; ils sont plus forts que les autres; celle des faces par où la lame de bois est introduite ou extraite, en est dépourvue.

Ce piège est très léger et très facile à construire. Introduite dans les vêtements, la glu se ramollît à la chaleur du corps et les Puces ne tardent pas à venir s'y coller. — Lucien Iches.

Monstiqnaire électrique. — L'appareil que je décris ci-après a été désigné par son inventeur, M. Ghaulin, sous le nom de Moustiquaire électrique. Il est destiné à détruire dans les appartements, au moyen du «ourant électrique, les Moustiques, les Diptères en général et les autres Insectes cafjables de vol, importuns ou dangereux.

Cet appareil consiste en une sorte de lanterne cylindrique, formée de deux cercles horizontaux superposés, rattachés l'un à l'autre par une série de chaînes parallèles et verticales. Celles-ci sont reliées par deux bornes à une source d'électricité; elles sont disposées de telle manière qu une chaîne communiquant avec le pôle positif du courant se trouve entre deux chaînes communiquant avec le pôle négatif, et réciproquement. Au milieu de l'appareil on place une lumière, lampe électrique ou autre, qui attire les Insectes; en cherchant à passer entre les chaînes, dont l'écartement est très faible, ils les touchent avec leurs pattes ou leurs ailes, ferment le circuit électrique et tombent foudroyés. En installant cet appareil le soir dans sa chambre, quelque temps avant d'y séjourner, on détruit la plus grande partie, sinon la totalité des Insectes. On doit veiller à ce que les chaînes pendent bien parallèlement et sans contact.

Le mode d'installation de l'appareil varie suivant la nature du courant électrique dont on dispose :

1" Le courant est continu, à 110 volts, par exemple. L'éleclrocution des Insectes n'est infaillible qu'avec un courant alternatif; il s'agit donc de transformer le courant continu en courant alternatif. On y arrive de deux manières :

Ou bien on charge à l'aide du courant continu un petit accumulateur ; par l'intermédiaire d'une bobine d'induction, comme celles dont on se sert pour les automobiles, cet accumulateur fournit alors un courant alternatif au circuit spécial de la moustiquaire électrique;

Ou bien on installe, dans une partie quelconque de l'immeuble, un appareil inverseur de courant, qui transforme le courant continu en courant alternatif, et une bobine d'auto-induction, surélevant le voltage obtenu;

2" Le coura7it est alternatif, II suffit alors de monter en dérivation la moustiquaire, avec une lampe à incandescence placée sur le circuit, comme résistance, pour éviter que les plombs du coupe circuit ne soient

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(ondud par suilc du conlact éventuel de deux dialiies ou de riulerjrasftion accidenlclle d'un corps étranger. Si le courant alternatif est d'un voltage insuirisant. on relève ce voltage par une petite bobine d'auto in duction ou survolteur.

La niousti(|uaire (électrique est conçue dans un esprit essentiellement pratique. L'inventeur s'est attaché à n'employer que des éléments pou-

vant se rencontrer partout, nolannncnt sur les automobiles. Un laleur de deux vulU est sullisaut; or, sur les automobiles, les accumulateurs sont ffi5néralcment doubles, donnant un tulat de quatre volts; il siiRit donc de les découpler ponr avoir sous la main l'accumulateur nécessaire. Quant à la bobine d'allumage, réglée à quatre volts, il est facile par un simple réirlagc du trembleur à l'aide de la clef, de la faire (onctionuer sous deux volls. Le voyageur peut aisément transporter bobine et accumulateur dans sa chambre el, avec <|uelques mèlres de fil souple, relier le lout'aux deux bornes de la moustiquaire.

L'emploi de la moustiquaire électrique est (outaussi facile pour le vova gcur sans automobile. Il suflît d'; réunir dans une même boite une bo-

bine et un accumulateur; une telle cassette ne dépasserait pas 0"20 de hauteur sur 0"12 à 0"15 dans les deux autres dimensions; elle serait d'un poids très peu considérable et, par conséquent, facile à transi)orter comme bagage à la main. Certains accumulateurs de petit volume et d'un prix très réduit peuvent marcher d'une façon régulière pendant dquze heures environ. Ou peut maintenant, dans la plupart des villes, les faire charger pour un prix modique dans les garages d'automobiles. Si l'on dispose du courant continu, on peut charger soi-même son accumulateur.

Avec une seule bobine et un seul accumulateur, on peut actionner plusieurs moustiquaires à la fois, montées en dérivation.

Cet appareil très simple, d'un poids et d'un volume négligeables, peut rendre de grands services dans une foule de circonstances. Nous le croyons appelé à jouer un rôle important dans la lutte contre les Moustiques. N'aurait-il que l'avantage d'être aisément transportable et de procurer des nuits paisibles aux personnes qui voyagent dans les pays où ces Insectes sont abondants, il mériterait d'être signalé ici. — R. Bl.

Un brin d'homonr. — Dessins d'Henriot dans la Revue comique de Vlllustration :

Un bambin montre à son grand'père un petit Chien qu'il tient dans ses mains :

(< Viens donc voir le petit Chien, comme il est gentil!... Il n'a que trois jours et il a déjà des Puces. » — 5/ avril i906,

— Un Marseillais à son interlocuteur :

« Oui, Monsieur, dans ma jeunesse j'avais les yeux tellement brillantd que, quand la nuit venait, j étais obligé de fermer les paupières pour ne pas attirer les Moustiques ! » — 14 juillet 1906.

Proverbes haïtiens. — M. Chenet, éditeur à Port-au-Prince, vient de publier un recueil de proverbes haïtiens, avec leur traduction ou équivalent en français. Cueillons-y quelques perles :

Caca yé pas zalinettes. — La cire des yeux n'est pas des allumettes.

Gnon sel douette pas jam tué pou. Un seul doigt n'a jamais tué des Poux.

Caca bef pas gâteau. La bouse de Vache n'est pas du gâteau.

Documents curienz ou inédits V, 189). — Nous avons quelque peu négligé cette rubrique, pour laquelle nous avons pourtant rassemblé d'assez nombreux documents ; nous lui donnerons désormais plus d'importance.

Nons publions ci-après le fac-similé, légèrement réduit, d'une notice de deux pages in-4^, publiée en germinal an XII (mars-avril 1804). Ce document avait pour but de faire connaître la vaccine en France, de la propager et d'amener des adhérents à la Société, nouvellement créée, pour l'extinction de la variole.

L'original mesure 245"" sur lîK); les lignes ont une largeur de 120'"

Archives de Parasitologie, X, n» 3, 1906. 31

PROSPECTUS. BUREAO

Société pour r extinction de la petite Vérole en France^

par la propagation de la Vaccine.

LuES nombreuses expériences faites en France depuis quatre ans, établissent, d'une manière incontestable, que la vaccine préserve de la petite vérole ^ par un procédé aussi sûr dans ses effets qu'il est doux et simple dans son action* Ses succès sont établis sur plus de cent mille faits vérifiés par le comité éentral.

Depuis quatre ans que ce comité suit, avec autant de zèle que d'impanialité , les progrès de la vaccine , il ne s'est pas offert un seul Êiit qui puisse ébranler la confiance publique ; il a été prouvé que tout ce qu'on a dit ou écrit de contraire» était l'œuvre de la mauvaise fol ou de l'ignorance.

Il s'agit maintenant de s'occuperdes moyens de répandre les bienfaits de cette méthode salutaire, et de parvenir.; comme on en a l'espoir, en rendant cette pratique générale» à bannir entièrement la petite vérole.

Tel est le but de la nouvelle société qui vient de se former à Paris, sous les auspkes du Ministre de l'intérieur , et qui, fone dé)à de tous les moyens que le Gouvernement peut mettre à sa disposition , désire y réunir le concoun de toutes les lumières, de tous les talens» de tous les genres de crédit et d'autorité.

L'arrêté ci-joint du Ministre de rintérieiu* fera connaîo'e fe plan et l'organisation de la Société.

L'extrême importance du projet dont elle s'occupe , le

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