DES SECOUR PUBLICS
bien incalculable qui résulterait de son exécution , ne permettent pas de douter que tout cequll y a de citoyens amis de riiumanité et de leur pays, n'applaudissent à cette entreprise et ne s'empressent d y prendre part.
Des faits innombrables ont démontré que Tinoculation de la vaccine met à Tabri des atteintes de la petite vérole (es individus qui y sont soumis. Des exemples non moins mcomestables ont appris en même temps qu'en la multipliant suivant le besoin, on peut élorgner la contagion des habitations les plus nombreuses, et même de l'enceinte d'une bourgade et d'une ville. Des Jiospiçes contenant un millier et plus d'enfàns., ont été ainsi préservés des épidémies varioleuses, en vaccinant tous ceux d'entre eux qui n'avaient point encore eu la petite vérole. Dans quelques communes où la contagion épidémique venait d'éclater , on a pu parvenir à la bloquer , à l'étouftèr dans les premières maisons où elle existait» en vaccinant tous les enfans du voisinage.
Enfin on a vu la contagion répandue sur tme vaste contrée^ s'arrêter à la porte des villes où la presque totalité des individus avait été antérieurement vaccinée.
Ces exemples mémorables donnent lieu d'espérer qu'en propageant l'inoculation delà vaccine sur tous les points^ en la rendant générale , on pourra également parvenir à bannir entièrement de la France la petite vérole. C'est à ce résultat , dont la possibilité rigoureuse est évidente , qu'il s'agît d'arriver ; et «i toutes les volontés concourent à son exécution, ainsi que tous les pouvoirs, ce grand exemple sera donné au monde par la nation française.