Argas TRANSGARiEPiNus Whitc et Argas Kochi Nn
J'ai décrit (1) comme une espèce distincte (Argas Kochi) un mâle rapporté du Basoutoland par Christol et faisant partie des collections du Muséum de Paris.
Dans la collection du British Muséum se trouvent deux femelles, inscrites sous le nom d' Argas transgariepinm White et provenant de l'Afrique du Sud, probablement du Nord du fleuve Orange (Gariep), comme leur nom l'indique.
Cette espèce, signalée par White en 1846 (2), est décrite dans ces quelques mots: « Body ovoid, minutely verrucose, upper surface, except on the edges, pitted, margin entire. This Argas is of a brownish red; the legs rather paler ». Deux figures représentent l'Argas par sa face dorsale et par sa face ventrale. Pas plus que la description, elles ne permettraient de reconnaître l'espèce, si les spécimens types n'en avaient été conservés. Argas Kochi me paraît de la même espèce qu'A, transgariepinus, La seule différence, outre les dimensions du pore génital caractérisques des sexes, consiste dans la présence d'une saillie dorsale subterminale des tarses, presque aussi développée, chez A.
(1) G. Neumann, RevisioD do, la famille des Ixodidés, 4* mémoire. Mém, de la Soc. Zoologique de France, XIV, p. 254; 1901.
(2) H. H. Methuen, Lt/'é t^ the wilderness, or vanderings in South Àfrica; 1846. Appendix. List of Annulosa [principally Insects) found on the journey of Henry H. Methuen, Esq, Drawn up by Adam White; p. 318, pi. H, fig. 4.
transgariepinus, aux trois dernières paires de pattes qu'à la première paire, tandis qu'elle n'est bien appparente qu'aux tarses I pour A. KochL
Je présume, tant il y a de concordance entre les autres caractères, qu'il s'agit là d'une différence sexuelle et qu' Argas Kochi Nn. doit tomber en synonymie avec A. transgariepinus White.
Si l'examen d'autres spécimens d'A. transgariepinus venait à montrer la même disposition des tarses chez le çf et chez la Ç , A, Kochi devrait passer au rang de variété : A, L Kochi.
NOTE SUR SPEL^ORHYNCHUS PR^ECURSOR Nn.
PAR
Professeur à l'Ecole vétérinaire de Toulouse.
En 1902, j'ai décrit (1), sous le nom de Spelœorhynchus prsRCursoTy des Acariens très particuliers, trouvés dans la collection A'Ixodidœ du Muséum de Berlin, et qui ne portaient pas d'autre indication que (( ohne Vaterland ». Comme ils étaient accompagnés d'un Hyalomma œgyptium (L.) 9 , j'ai supposé provisoirement, avec bien des réserves, qu'ils étaient originaires de l'Afrique et peut-être parasites du Bœuf.
Cette supposition était erronée, car la réunion desSpelœorhynchfis et d'un Hyalomma était toute fortuite et le résultat des manipulations, comme il appert d'une nouvelle rencontre du même Acarien dans la collection du British Muséum. Ici, son origine est nettement indiquée par une étiquette portant « From CaroUia brevicauda. Pernambuco. — J. F. G. Smilh Esq. ».
Bien que cet Acarien ait le rostre mutilé, son identité avec les premiers Spelœœ*hynchus ne fait pas de doute. Il faut en conclure que Sp. prœcursor est originaire de l'Amérique tropicale et se trouve sur les Chiroptères.
(1) G. Neumann, Spelœorhynchus prœcursorn. g.,n. sp., nouvel Acarien parasite. Archives de Parasiiologie^ V, p. 3i, 1902.