S0US*FAMILLES
Noms des genres.
ÂNOPHELINiE :
MEGARUININifi
CULIGIN^
•Heptaphle-
BOMYINiE :
Aêdeinj:: :
Anophèles Meigen, 1818.
Myzomyia R. Blanchard, 1902
Pyretophorus R. Blanchard, 1902 . . .
Myzorhynchus R. Blanchard, 1902. . .
Nyssorhynchus R. Blanchard, 1902. . .
Ccl^ia Theobald, 1902
•Christya Theobald, 1904
Total des ANOPHELiNi« : . . .
Megarhinus Robineau-Desvoîdy, 1827 .
Toxorhynchites Theobald, 1901 . . . .
Total des MEOARHININiE : . . .
Cidex Linné, 1758
Theobaldia Neveu-Lemaire, 1902 . . .
Steflfomi/ia Theobald, 1901.
Mansonia R. Blanchard, 1901
Tœniorhynchus Arribalzaga, 1891 . . .
Mncidus Theobald, 1901
*Eretmapodites Theobald, 1901 ....
Melanconium Theobald, 1903
*Lasioconops Theobald, 1903
Grabhamia Theobald, 1903
* fa (a//iomi/ia Theobald, 1903
*Etorleptiormjia Theobald, 1904 ....
Total des cuLiciNiE: . . .
*Heptaphlebomyia Theobald, 1903 . . .
Total des heptaphlebomyin^ : . . .
Aëdeomyia Theobald, 1901
*Aëdimorphus Theobald, 1903 . . . .
Uranotœnia Arribalzaga, 1891 . . . .
•Mimomym Theobald, 1903
Verrallina Theobald, 1903
Skusea Theobald, 1903
Total des aèdein^e : . . .
Total des CUUCIDM . . .
Nombre des espèces
* L'astérisque indique les sous-familles et les genres exclusivement africains.
Alfred Lingard, Observations on ihe filarial Embryos found in the gènerai Circulation of the Equidae and Bovîdae and their probable pathological significance. Fasc. I, Bursati (part I). London, Adlard and Son, 1905, — Prix : 2 sh. 6 d.
On trouvera dans ce premier fascicule tous les renseignements concernant la filariose des Chevaux et des Bœufs : description des Pilaires adultes et des embryons qui vivent dans le sang, anatomie pathologique, symptomatologie. Etant données la compétence toute spéciale de l'auteur et la renommée qu'il a su acquérir dans ces questions, son travail est appelé à prendre place dans la bibliothèque du Vétérinaire et de l'Helminthoiogue. Ils y trouveront particulièrement des renseignements très circonstanciés sur ces ulcérations bizarres des Chevaux et des Bœufs, qui ont reçu dans rinde le nom de Bursati et qui sont dues au développement dans la peau des larves de la Filaria irritans (Rivolta). Ce fascicule de 59 pages est richement illustré de six graphiques, neuf figures dans le texte et douze planches. — J. G.
D' F Noc, Technique de microbiologie tropicale, précédé d'une préface du D' A. Calmette. Paris, Doin, in-18 de 320 p. avec74fig. dans le texte. Prix, cartonné ; 4 fr.
Les médecins sanitaires, maritimes ou coloniaux, doivent aujourd'hui faire appel à l'entomologie, à la parasitologie^ à la bactériologie et à la cytologie. Ils peuvent, dans les différentes Ecoles et dans les Instituts de médecine coloniale, acquérir de solides connaissances sur ces différents sujets. Mais quand ils seront livrés à eux-mêmes, loin de la mère patrie, ils trouveront un très bon guide dans le livre à la fois succinct et complet du D' Noc. Nous félicitons l'auteur d'avoir écrit un ouvrage essentiellement pratique. Tout au plus pourrions-nous relever quchiues erreurs de nomenclature et regretter, par exemple, que l'auteur maintienne les termes impropres d'Hœniamœba et de Piroplasma au lieu de Plasmcdium et de LeLshmania. C'est là une critique qui paraîtra sans importance à quelquesuns, mais nous arrivons à une époque où l'on risque de ne plus s'entendre si l'on ne respecte pas les lois de la nomenclature scientifique.
L'ouvrage comprend quatre parties. Dans la première sont exposés les renseignements généraux nécessaires au fonctionnement du petit laboratoire que doit posséder tout praticien aux colonies. La conservation et le mode d'envoi des produits pathologiques, les notions techniques les plus
Àrchirea de Paruiiilologie, X, n« 2, 1906. 19
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connues pour l'étude des Acariens, Puces, Mouches, Moustiques, etc., font l'objet de développements spéciaux.
La deuxième partie concerne le diagnostic microscopique et bactériologique des produits pathologiques. La troisième est consacrée plus spécialement à l'étude du choléra, de la peste et de la fièvre jaune. Enfin la quatrième partie concerne la prophylaxie des maladies tropicales par la désinfection, la stérilisation de Teau, la destruction des agents de transmission (Rats et Insectes) et enfin la sérothérapie.
En résumé, excellent petit livre que nous ne pouvons que conseiller aux médecins partant pour les colonies. — J. Guiart.
B. NocHT, Ueber Tropenkrankheilen. Leipzig, J. A. Barth, in-8* de 42 p., 1903. — Prix, cartonné : 1 mk.
Conférence laite à la 77' réunion des médecins et naturalistes allemands. L'auteur y expose avec sa compétence bien connue les principales questions touchant à la pathologie tropicale et aux relations de cette dernière avec le parasitisme.
F. GuÉGNEN, Les Champignons parasites de l'Homme et des animaux; généralités, classification, biologie, technique, clefs analytiques, synonymie, diagnoses, histoire parasilologique, bibliographie. Préface du professeur Radais. Paris, Joanin, in-8* de 300 p. avec 12 pi. dans le texte, 190i.
L'étude des Champignons a pris en ces dernières années une importance toute spéciale en parasitologie. Par son article Parasites végétaux à Verclusion des Bactéries, inséré dans le Traité de pathologie générale de Bouchard (II, p. 811-926, 1895), le Professeur R. Blanchard a fait, au point de vue moderne, la première étude d'ensemble des Champignons pathogènes. Ce travail fondamental reste comme le modèle du genre; il a établi les cadres de la mycologie parasitaire et mis pour la première fois en évidence, d'une façon systématique, la part considérable qui revient aux divers groupes de Champignons dans l'étiologie des affections les plus variées.
Puis est venu l'excellent ouvrage de Gedoelst (1902). Voici maintenant un livre conçu suivant un plan différent, en ce sens que la botanique systématique et descriptive y domine presque exclusivement. Le litre, un peu long, mais du moins très clair, indique tout ce que contient cet ouvrage. Celui-ci se recommande par de nombreux tableaux dichotomiques, permettant d'arriver facilement à la détermination des genres. Des diagnoses précices et brèves caractérisent nettement les espèces, dont la plupart sont figurées. 11 est regrettable que les figures ne soient pas dans le texte même, mais groupées en planches ; une telle disposition, toutefois, a l'avantage de permettre des comparaisons. Tous les chapitres se terminent par une bibliographie très complète.
Ce livre ne fait double emploi avec aucun de ceux qui l'ont précédé ; il les complète au contraire et, à ce titre, se recommande vivement à l'attention des parasitologues. — J. G.
H. DûRCK^ Beitrâge zur pathologischen Anatomie der Pest. Sechstes Supplementhefl der Beitrâge zur pathologischen Anatomie und zur allgemeinen Pathologie herausgegeben von Prof. D' E, ZiegUr» Jena, Fischer, in-8* de 85 p., XV pi., 1904.
' Dans rinde, Tautopsie des cadavres de pestiférés est entourée de difficultés à cause des préjugés de caste et des doctrines religieuses. Aussi l'anatomie pathologique de la peste est-elle mal connue et pauvre eu documents iconographiqnes. Cet important mémoire vient donc combler .une lacune, en nous apportant le protocole détaillé de 16 autopsies, accompagné de nombreuses et belles planches en couleurs. Un court aperçu historique, les résultats de l'examen macroscopique et microscopique des cadavres, une vue d'ensemble des résultats acquis, tel est le plan de l'ouvrage, dont voici les conclusions les plus intéressantes.
Du côté de la peau, la porte d'entrée du virus est impossible à déterminer, car on ne constate jamais de lésions spécitiques. Les bubons paraissent être constants et débuter dans les ganglions inguinaux. Us forment des masses volumineuses, d'aspect grisâtre, nécrotique, avec des bigarrures hémorragiques : ils sont entourés d'une infiltration purulente et sanguinolente. Leur structure histologique est sous l'étroite dépendance du nombre et de la virulence des Bactéries qu'ils renferment. Les produits pathologiques sont de deux sortes, exsudatifs et cellulaires. L'exsudat est d'abord séreux, puis se charge de dépôts fibrineux qui finissent par envahir les vaisseaux : la thrombose qui en résulte, et qui est due à la toxicité des Bactéries, est la principale cause des lésions nécrotiques. On remarque deux sortes de cellules dans les ganglions infectés : d'abord de grandes cellules polygonales, provenant de la prolifération exagérée du revêtement endothélial du réticulum; puis de grosses cellules, dites vésiculeuscs, issues de grands lymphocytes et remplies d'une foule de débris : globules blancs et rouges plus ou moins altérés, fragments nucléaires et enfin Bacilles. Ces derniers paraissent strictement localisés dans ces cellules yésicuieuses. Dans les parties non nécrosées, les Bacilles sont extraordinairement abondants et très faciles à colorer : il n'en est pas de même dans les zones où les cellules sont détruites.
La pneumonie pcsteuse débute par des lésions de bronchite et peut aboutir à la formation de cavernes. Lessécrétions pulmonaires renferment de grandes quantités de Bacilles et constituent un danger permanent pour l'entourage du malade. Contrairement à l'opinion admise jusqu'ici, la pneumonie parait être rarement primitive et plutôt consécutive à des lésions ganglionnaires. La rate est hyperplasiée et diffluente, le foie présente des dégénérescenses étendues et des abcès, enfin les reins sont
surtout atteints de lésions glomérulaires. Ce dernier fait est très important car il démontre que les Bacilles peuvent passer dans les urines : ils sont en effet très abondants dans ce liquide qui constitue, de même que les crachats, une source d'infection presque insoupçonnée jusqu'ici.
Ce mémoire renferme un grand nombre de faits nouveaux susceptibles d'être utilisés au point de vue prophylactique. — M. Langeron.
H. OsTERTAo, E. JoEST ct K. WoLFFHûGEL, ZeitschHfi fur Infektionskrankheiten, parasitàre Krankheiten und Hygiène der Hausiiere, Berlin, R. Schœtz, 1905.
Les professeurs Ostertao, de Berlin, Jgest, do Dresde, et WolffuOgkl, de Buenos- Aires, viennent de fonder un nouveau périodique destiné à tenir au courant des progrès de la médecine des animaux domestiques. Chaque fascicule doit renfermer des articles originaux, puis un résumé cri tique de tous les articles bibliographiques pouvant intéresser les lecteurs. Cette dernière partie comprend les subdivisions suivantes : bactériologie, maladies infectieuses, désinfection, immunité, parasites et maladies parasitaires, hygiène, technique.
Ce nouveau périodique est certainement appelé à rendre de grands services; aussi sommes-nous heureux de signaler son apparition et de lui souhaiter le succès qu'il mérite.— J. G.
E. BoDiN, Les Bactéries de l'air ^ de Veau et du sol. Paris, Masson, Encyclopédie des aide-mémoire, in-16 de 197 p., 1905.
Comme la Biologie générale des Bactéries^ à laquelle il fait suite, ce livre ne ressemble en rien aux traités de bactériologie. Au lieu d'étudier successivement les différentes espèces microbiennes que l'on peut rencontrer dans l'air, dans l'eau ou dans le sol, l'auteur se place à un point de vue beaucoup plus général. Il passe en revue toutes les grandes questions théoriques et pratiques, notamment celles qui ont trait à l'hygiène générale et à la propagation des maladies infectieuses, Le tout est dominé par cette idée générale que les. Bactéries ne sont que des ferments destinés à assurer la circulation générale de la matière et à maintenir ainsi l'équilibre entre les substances vivantes et les substances inertes : elles le font en détruisant les matières organiques, en disloquant les molécules compliquées et en les ramenant à des éléments simples. Ainsi envisagées, ces questions, débarrassées des détails techniques, prennent un intérêt très général. A propos des microbes de l'air, l'auteur résume la question de la génération spontanée et étudie la dissémination par l'air des maladies microbiennes, ainsi que les moyens de défense de l'organisme.
Les microbes de l'eau donnent lieu à la discusion des problèmes de la contamination et de la purification des eaux de sources, à l'examen des moyens prophylactiques que l'on peut opposer aux Bactéries pathogènes.
Les pages consacrées aux microbes du sol constituent peut-être la partie la plus importante de l'ouvrage, car elles nous éclairent sur la destinée des matières organiques dans le sol. Partant delà molécule albuminoîde, lourde et complexe, nous passons par les phénomènes ^e la putréfaction et de la nitrification, qui ramènent l'azote aux végétaux, sous une forme assimilable. Un autre cycle, non moins, intéressant, est celui que, grâce aux fermentations forméniques, parcourent les matières ternaires, dont les formes les plus condensées sont les celluloses. Les méthodes d'épuration biologique des eaux d'égout, par les fosses septiques et les champs d'épandage, constituent une des applications les plus intéressantes et les plus importantes des propriétés fermentatives des Bactéries du sol. Aussi sont-elles l'objet d'une étude toute spéciale, qui sert en même temps de conclusion à l'ouvrage, en montrant l'action des Bactéries opposée à celle de l'ensemble des êtres vivants. — M. Langeron.
F. Bezançon, Précis de Microbiologie clinique. Paris, Masson et C'', in-8* de XVI-429 p. avec 82 fig.
Depuis une dizaine d'années, l'auteur fait des démonstrations pratiques de bactériologie au laboratoire d'anatomie pathologique de la Faculté de Médecine de Paris; il était donc tout désigné pour écrire un tel ouvrage. Il y donne, à l'usage des cliniciens, de très utiles renseignements sur la bactériologie, envisagée plus spécialement dans ses rapports avec le diagnostic. Les quelques pages eonsacrées aux Champignons et aux Protozoaires parasites sont très insuffisantes; elles sont bien loin de donner une idée du rôle considérable que ces organismes jouent en médecine et de l'importance de leur détermination clinique.
L. LuTz, Les Microorganismes fixateurs d'azote {morphologie et biologie). Paris, Lèche valier, un vol. gr. in-8* de 187 pages, 1904.
L'auteur étudie la fixation de l'azote en elle-même, sans s'inquiéter de la nitrifîcalion, c'est-à-dire des modifications ultérieures subies par l'azote fixé. Il insiste particulièrement sur la morphologie et la biologie des microbes fixateurs d'azote, en particulier sur les Bactérides des Légumineuses, et signale les applications agricoles qui eu découlent. Comme il ne parle pas de la nitrification, il en résulte qu'il laisse de c6té les questions les plus intéressantes pour l'hygiéniste; nous ne pouvons donc consacrer à cet ouvrage une longue notice. Nous tenons du moins à insister sur la clarté de l'exposition et sur l'importance de la documentation. Ce livre est une synthèse parfaite de la question; tous ceux qui s'intéressent aux problèmes de bactériologie générale le liront avec fruit. — J.-G.
Nécrologie. — Jean Pierre Mégmn (pi. III cl IV) est mort à Vincennes, le 30 décembre 1905, dans sa 78' année. Il a été emporté par une congestion pulmonaire, après quelques jours de maladie. Prévenu de son état par M'"*Mégnin, j'ai pu le voir encore l'avanl-vcille de son décès. Je le savais en danger, mais je ne croyais pas sa mort si prochaine. A part quelques douleurs rhumatismales dans la jambe, il avait été jusque-là d'une santé robuste et d'une activité cérébrale et physique vraiment remarquable.
MÉGMN était un travailleur infatigable. Vétérinaire militaire, il a suppléé par un labeur acharné à l'insuffisance de sa première éducation scientinque, et cela dans des garnisons de province où les moyens de travail lui faisaient totalement défaut. Il était déjà très connu par ses premiers travaux sur les Acariens, quand il fut affecté à la garnison de Vincennes; il y nt un long séjour, qui lui permit de se mêler aux milieux scientifiques parisiens et d'y prendre la place que lui réservaient ses importantes découvertes. De là date la très active production qui lui a valu sa juste notoriété. Successivement Président des Sociétés Zoologique (1885) et Entomologique de France, membre de la Société de Biologie, puis de r.\cadémie de Médecine, il a eu les honneurs dus à son grand mérite. Je ne dirai pas qu'il les ait eus à l'heure opportune, car sa candidature académique subit deux ou trois échecs successifs; mais qu'importe"? Son nom survivra, tandis que celui de quelques-uns de ses adversaires est déjà presque oublié. Ses travaux considérables sur les Acariens et sur la faune des cadavres, son livre sur Les parasites et les maladies parasita ires (1880), les remarquables dessins dont il a illustré ses nombreuses publications, lui assurent une renommée durable et du meilleur aloi.
Je connaissais MÉGNiN depuis plus de vingt-cinq ans; il entrait à la Société Zoologique de France en 1879, à l'époque où j'en devenais secrétaire général. J'avais alors 22 ans; il en comptait 52; dès cette époque, il voulut bien m'honorer de son amitié. Depuis vingt-six ans, celle-ci ne s'est * jamais démentie : aussi n'est-ce pas sans émotion que j'adresse l'adieu suprême à l'ami fidèle, au savant consciencieux et sagace, au naturaliste ingénieux dont la mort laisse un grand vide dans les rangs des Parasitologucs français.
MÉGMN corrigeait les épreuves d'un dernier ouvrage. Les Insectes Buveurs de sang et colporteurs de virus, quand il est tombé malade. Il se montrait très préoccupé de ce petit livre et en vint un jour à exprimer le désir que je fusse chargé de la revision des épreuves. Mis au courant de ce désir par M*' Mégnin, j'allai le voir aussitôt et le tranquillisai.
Archives de Parasitologie, X, 1906.
PIERRE HÉGNIN
■ MBHE UB LACADÉM:» DE MÉDECINE
16 Janvier IHffl — 30 Décembre 1903
ff
Archives dt Paranlaiogie, X, 190;.
PIEKRE MEGHIN
iNOTES ET INFORMATIONS 295
C'est ainsi que, à partir de la page 37, j'ai revu toutes les épreuves, m'en tenant autant que possible à la simple correction typographique et m'efforçant de respecter son texte et sa pensée. — R. Bl.
Le Professeur Calmette titulaire du prix Âudiffred. — Sur le rapport de M. LiARD, l'Académie des sciences morales et politiques a décerné le prix François-Joseph Audifired, de la valeur de quinse mille francs et destiné (( à récompenser les plus beaux, les plus grands dévouements de quelque genre qu'ils soient » à M. Calmette, professeur à la Faculté de Médecine de Lille, directeur de l'Institut Pasteur de cette ville. — Le Temps du 29 octobre 1903.
Nous applaudissons de tout cœur à cette récompense si méritée.
Un prix de 10 millions. — M. Medevios A duquerque, député à la Chambre brésilienne, vient de faire voter un prix de 10 millions en or, qui sera décerné, sans distinction de nationalité, à l'inventeur d'un remède préventif ou d'un traitement eflicace pour la guérison de la tuberculose, du cancer et d'autres maladies contagieuses. Une Commission internationale sera nommée par le ministre de l'intérieur du Brésil, avec mission d'examiner les mémoires qui lui seront soumis et d'allouer, s'il y a lieu, le prix de 10 millions. Dans tous les cas, le prix ne sera décerné au bénéficiaire qu'après deux expériences nettement probantes.
Vœux adoptés par le Congrès colonial français de 1905. — La septième section du Congrès colonial français de 1905 (Médecine et Hygiène coloniales), présidée par M. le Professeur R. Blanchard, a formulé les vœux suivants^ qui ont été adoptés ensuite à l'unanimité par l'Assemblée générale du Congrès.