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KlR. IC— Koïc iV: Lapin ; liilHTOuii' i parasilicufa,. — a, citilulos iii'pali<|ucs ; autour «lu tubctvult; ; c, urguiii.'» du Oiiii
iyi'<isi<|up apri'H inoculiilion (Jr Rhizi b, viicuuli-s du lu xiiiin (le di^ft^Di ipl^'nou; (i, criitn; du tubercule.
qui, en se développant, envaiiira coiiiplètenient la lumière du capillaire et fera subir au vaisseau une distension considérable. Un voit alors les cellules liépatii|ues voisines de la cellule géante subir des altérations très profondes, quoique n'étant pas en contact immédiat avec les filaments cryptogamiques : le protoplasina de ces cellules se creuse de vacuoles (fig. 1(1, b) qui s'agrandissent de plus en plus jusqu'à remplir presque en entier la cavité cellulaire. Les quelques
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parties de protoplasma sain qui subsistent sont reliées entre elles par des ponts protoplasmiques, réduits à l'état de simples filaments non granuleux et faiblement colorés en jaune par l'orange tannique ; or, comme je l'ai dit plus haut, cette zone de dégénérescence périparasitaire se borne à deux ou trois couches de cellules au plus, ce qui prouve que les toxines du Champignon, s'il en secrète, ne diffusent pas loin du lieu où il végète ; peut-être même, et c'est fort probable, mais difficile à prouver, ces lésions de dégénérescence sont-elles dues uniquement à l'action mécanique du Cryptogame, exerçant une pression trop considérable sur les éléments des tissus. Pendant que leprotoplasma subit des modifications si profondes, le noyau, lui non plus, ne reste pas indifférent : il devient homogène et les diverses particularités de sa structure disparaissent; on n'y distingue plus de filaments chromatiques ni de granulations, il fixe vivement les colorants nucléaires et apparaît comme une masse uniformément colorée en bleu foncé par le bleu de Tnna, puis il se fragmente en un nombre variable de morceaux plus ou moins irréguliers; en un mot, il subit la dégénérescence du type caryorrhexis.
Dans la rate et les ganglions, les lésions sont toujours caractérisées par la présence de filaments mycélieus plus ou moins développés, ayant pour point de départ une spore; autour du mycélium s'étend une zone plus ou moins considérable, au niveau de laquelle la structure normale de l'organe est absolument détruite et méconnaissable. Les tissus sont remplacés par un amas d'éléments à noyaux fortement colorés et très polymori)hes; ces noyaux se fragmentent souvent en morceaux très petits et irréguliers; à la périphérie, quand on approche de la région où le parenchyme tend à reprendre sa structure normale, on peut rencontrer des cellules géantes multiuucléées.
Dans l'intestin, les lésions sont les mômes, mais le nombre des éléments irréguliers et polymorphes est de beaucoup réduit; ce qui frapi)e le plus, c'est une congestion très active et une infiltration très abondante, prédominant dans la couche glandulaire, sous laquelle végètent de nombreux filaments mycéliens.
Quant au pus des abcès qui se forment au point des inoculations sous cutanées, lorsqu'on l'examine, après coloration, sur une lame de verre, on remarque qu'il est formé uniquement de leucocytes mono ou polynucléaires, dont quelques-uns ont englobé des spores.
MYCOSES INTERNES ET LEIRS l'AIIASlTKS ii;i
Que l'espèce inoculée soit pathogène ou non, (|uel(|Ufs ^spores, qui n'ont pas été phagocytées, appaniisseut de-ci de-lii, dans le cliamp du microscope entre les éléments leucocylaires (lig. 17, .•;).
L'étude du liquide périlonéai est lriïsim|)orlaule, car elle permet de comprendre le mécanisme suivant lequel les spoi'es inoculées se disséminent dans l'organisme. 11 est facile, comme on le sait, de prélever aseptiquement une certaine (|uantité de liquide périlonéai sans sacrilier l'animal; on peut ainsi suivre heure par heure, ou même plus souvent, les phénomènes qui se produisent dans ce liquide.
t'ig. n. — Pus (l'abcCa soas-ouUiDi! au point d'inoeulalion uïpc l'.tspergitlus niger chcï le Cobaye. — l, iRucocylcs ; k, spiircs iVAapergilliis niger.
On inocule donc, en même lemps,plusieurs(;obayesdans la cavité péritonéale, les uns avec des spores des espèces pathogènes étudiées précédemment, et d'autres avec des spores |)rovenant d'espèces reconnues généralement coninio iuollensives : ï'AxjnnjiUus nùjer et ie SterigmatocijHlV! pstiulaiiigra par exemple. On observe le liquide péritonéal au bout de la première, de la deuxième et de la troisième heure, ensuite de quatre en quatre heures jusqu'au cin(|uième
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jour. Voici le résumé des observations que j'ai faites avec le professeur Bodin à ce sujet :
Pendant la première heure, le liquide périlonéal, très limpide, présente son aspect normal; au microscope, on ne trouve que quel-
%» ml.
VV^. 18. — Liquide périlonéal de Cobaye, i± heures après TinoculaUon de spores dM.s/^eTj/J^/us /<î>/cr «.—/», Iiémalies; /,leuco eylos; s, spores englobées par les leucocytes.
ques-uues des si)ores inoculées et un petit nombre de leucocytes mononucléaires. Cette leucocytose devient très abondante à partir de la troisième ou de la quatrième heure et se prolonge jusqu'au troisième jour environ (fig. IS).
Fig. 19. — Liquide périlonéal de Cobaye, une heure après Tinoculation de Rhizomucor parasiti- Cî(.s\ Leucocytes ayant englobe des spores.
Les éléments cellulaires que l'on trouve dans le liquide sont des leucocytes polynucléaires nombreux et quelques mononucléaires; jus((u'au deuxième jour, le nombre des mononucléaires augmente
MYCOSES INTElINliS ET LEUHS l'AnASITES
beaucoup et, au troisième jour, les mononucléaireset les polynucléaires sont en nombre seusiblemcnl égal ; puis la leucocytose diminue {graduellement et, à la lin du Iroisiëme ou du (juatriéme jour, le liquide iiéritouéal reprend des caractères normaux aux points de vue macroscopique et microscopiiine.
Il est nécessaire de pousser l'examen plus loin, pour voir comment se comportent les leucocytes vis-à-vis des spores pathogènes et non pathogènes. Les phénomènes leucocytaires se passent de la même façon avec toutes les spores.de (|uel(|ue nature qu'elles soient; peut-être cependant avec VAsper^ilhis fumigaiiix, espèce très pathogène, la leucocytose est-elle moins abondante. La phagocytose, elle aussi, suit les mèmt's phases avec toutes les spores ; les leucocytes traitent ces spores comme des corpuscules inertes, des grains de charbon par exemple. Au début de la période de leucocytose {lig. 19), les spores sont d'abord englobées par les polynucléaires ou micropliages; jilus lard, lorsque les gros mononucléaires ou macrophages deviennent plus abondants, il n'est pas rare de les voir phagocyter quelques spores; ensuite, tout-à-fait à la fin de la période de leucocytose, lorsque les leucocytes disparaissent rapidement et que le li(|uide péritonéal redevient normal, les macrophages englobi-nt fré()uetnment des polynucléaires ayant eux-mêmes déjà phagocyté une spore (lig. 2(1). tjuand les leucocytes, de quelque nature qu'ils soient, ont accompli leur rôle phagocytaire, ils rentrent dans ta circulation et trdnsj)orlcnt ainsi les spores, comme des corps inertes, dans les viscères de l'animal. Mais ces spores n'ont pas perdu leur faculté germinative; on peut s'en rendre compte en sacrifiant des animau.\. inoculés avec des spores pathogènes et non pathogènes, au moment ou la leucocytose péri-
KiK ÏO. — [.iiiulilcpériloncul tic Ciibiiyc, 'M huurcsiipr^sl'inuculutlon d'Aupergilliif iiiger a.~n,mHcrophHgciiyiintenglol>i^unc spiire : b, e, macrophattf^s ayant onglcilx' lies micraplinKf^s ; rf, macrophagfi iiyanl cti^lobi' un mirrophaftp conicnant une
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tonéale a cessé d'exister : des fragments des viscères sont prélevés aseptiquement, après cautérisation au fer rouge delà surface, et ensemencés : ils donnent toujours des cultures positives. Ce n'est que plus tard que les spores non pathogènes disparaissent de l'économie ; en effet, comme elles se trouvent dans des conditions de température défavorables, elles ne peuvent résister à l'action des cytases sécrétées par les phagocytes qui les digèrent complètement. Les spores pathogènes, au contraire, qui sont dans de bonnes conditions de température, sont phagocytées en bien moins grand nombre et celles qui germent suffisent pour produire de graves désordres et les lésions décrites précédemment.
En somme, il ressort des faits précédents que les divers parasites que j'ai étudiés : Mucor, Rhizopus, Rhizomucor, AspergilltiSy déterminent, dans les organes et tissus des animaux sensibles, des lésions tuberculiformes caractérisées par la dégénérescence de ces tissus et organes, vraisemblablement sous l'influence des sécrétions parasitaires qui ne semblent pas diffuser beaucoup autour des éléments cryptogamiqueset, d'autre part, par l'afflux de cellules phagocytaires d'origine diverse, parmi lesquelles il faut noter la présence, en un certain nombre de cas, de cellules géantes. 11 est possible, en outre, de préciser, jusqu'à un certain point du moins, le mécanisme de la résistance des animaux à divers Champignons et de montrer que, dans ces cas, le rôle important revient à la phagocytose par les cellules endothéliales des vaisseaux.
Aussi ne puis je donner de meilleure conclusion à cette étude que celle que nous avons formulée, le professeur Bod in et moi, dans une note précédente sur ce sujet, c'est à dire que, pour les Champignons comme pour les Bactéries, le problème de l'immunité doit recevoir la même solution: celle qui a été donnée et soutenue par Metshnikov et ses élèves.