‹ Archives de parasitologie (volume 5)Chapitre 103 sur 110 · L. GEDOELST · texte numérisé non relu

L. GEDOELST

Professeur à l'École de Médecine vétérinaire de l'État, à Bruxelles.

L'existence de larves de Diptères vivant en parasites sous la peau de riiomme ou des animaux a été signalée à maintes reprises en Afrique.

La première constatation en a été faite en 1862 par Coquerel et iMondière (1-2), qui ont donné du parasite une description très détaillée. Il s*agissait d'une larve de coloration blanc jaunâtre, formée de 11 segments, mesurant 14"»™ de long sur i^^ de large (au niveau du cinquième segment). Le corps, de forme cylindrique, s'atténuait vers l'extrémité céphalique, tandis qu'Use renflait vers le milieu et se contournait légèrement en S. La tête présentait deux appendices antennaires globuleux munis de deux points ocelliformes, en dessous desquels on observait encore deux renflements plus petits chargés d'épines très fines sur leur bord interne. Entre ces organes apparaissaient deux crochets buccaux noirs, cornés, très aigus et recourbés en dehors. Les stigmates antérieurs s'ouvraient au bord postérieur du premier segment, qui était armé de très petites épines éparses, peu î^errées. Les segments suivants, qui augmentaient progressivement de volume jusqu'au sixième, étaient également munis de petites épines noires, triaïigulaires, courtes, disposées en rétroversion, plus abondantes et plus fortes sur les côtés et le longdu bord supérieur. Cette armature épineuse, surtout puissante sur les segments 6 et 7, se réduisait progressivement sur les segments suivants jusqu'au neuvième pour disparaître presque complètement sur les derniers segments. Le onzième segment portait les stigmates postérieurs, qui étaient superficiels et non renfermés dans une dépression plus ou moins profonde. Ils étaient constitués par deux plaques cornées d'un fauve foncé, munies de trois boutonnières à bords cornés très contournées.

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Cette même larve semble avoir été revue les années suivantes et fait l'objet en 1872 d'une nouvelle étude par Béren^er-Féraud (3-4). Cet auteur en fournit une description qui, malheureusement, manque de précision. La larve, d'un blanc légèrement brunâtre, mesurait 10 à 12"»™ de longueur sur 5™"» de diamètre. Le corps de forme cylindrique était un peu aplati de haut en bas; l'extrémité antérieure légèrement eflllée portait un petit crochet noir, en apparence bifide; l'extrémité postérieure était obtuse et portait audessus un orilice noin\tre. L'animal était formé de neuf anneaux; la peau de couleur blanche était recouverte d'une infinité de petits poils noirs dirigés obliquement en arrière, courts et rudes.

En 1879, Dutrieux (5) signale une autre larve cuticole qui parasite chez l'Homme, mais plus souvent chez le Bœuf et désignée pour cette raison sous le nom de founza ia ngombé (Ver du Bœuf). C'est une larve molle, blanchâtre, lisse et nacrée, présentant des rides transversales qui lui donnent un aspect vermiforme etannelé. Elle est munie d'un dard à extrémité noire, qui peut se projeter en avant.

R. Blanchard (6) consacre en 1893 une étude très détaillée à deux larves cuticoles africaines. La première avait été signalée en 1891 par Péringuey (22) à la South African philosophical Society et transmise pour étude par M. R. Trimen, directeur du Muséum de Cape Town. Cette larve était longue de 12'"'" et large de 5™"». Le corps d'un blanc pur, formé de 11 anneaux, s'atténue progressivement sur les quatre premiers segments et affecte la forme cylindrique sur les segments suivants. L'extrémité céphalique porte la bouche munie de deux crochets noirs, au dessus desquels se voient deux papilles arrondies, dépourvues de tache oculaire. La surface des anneaux dans leurs deux tiers antérieurs est parsemée de courtes vîllosités faiblement brunâtres. La face ventrale des anneaux 2 à 10 est divisée en trois zones par deux sillons transversaux. L'extrémité postérieure est tronquée obliquement de haut en bas et d'avant en arrière et formée par le il'- anneau qui présente à considérer l'orifice anal et les stigmates postérieurs. Les stigmates antérieurs s'ouvrent au bord postérieur et sur les parties latérales du premier anneau.

La deuxième larve décrite par R. Blanchard est dite de Livingstone, parce qu'elle a été extraite de la jambe du célèbre explo-

Archi vea de Pa ras ilologic, IX, 1 îXKi , n« 4. 'M

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rateur. « Elle est entièrement blanche, longue de o™">, large de 2min^ un peu aplatie, dépourvue de crochets aussi bieu à la bouche qu'à la surface ou autour des anneaux. Ceux-ci sont parsemés de petites spinules, disposées sans ordre apparent et d ailleurs peu nombreuses. La tôte est peu distincte; le onzième et dernier anneau est de petite dimension et porte en sa partie médiane deux orifices stigmatiques. ))

En 1896, Peringuey (7) communique à la South African philosophieal Society une larve envoyée par le 1)*^ Veale de Pretoria et déclare qu'elle est identique à celle qu'il avait signalée en 1891 et qui a été décrite par R. Blanchard.

L'année suivante, Brauer (8) décrit deux exemplaires d'une même espèce de larve. Le corps est légèrement claviforme, s amincissant plus fort en arrière qu'en avant; il est composé de 12 segments recouverts entièrement de petites épines assez fortes, plus grandes et plus serrées aux anneaux moyens. Le segment céphalique porte deux crochets buccaux, au-dessus desquels se voient deux courts renflements antennaires largement séparés et munis de 2 points ocellaires. Les stigmates postérieurs sont constitués par deux plaques portant chacune trois fentes ondulées en S converç:eanl toutes trois en haut et en dedans. Les 4'^ et 7« anneaux portent un bourrelet intermédiaire. Les épines disposées sur 4 à ;î rangées sont situées à la partie antérieure de chaque anneau et sur les bourrelets intermédiaires, la partie postérieure des anneaux étant seule inerme.

Peu après, R. Blanchard (9) donne la description de deux nouvelles larves. La première, qui mesure 10"™"» de long sur 3"»*" de large, présente 11 anneaux. L'extrémité céphalique est munie de deux crochets buccaux et de deux renflements antennaires à double point ocelliforme; l'extrémité postérieure porte les plaques stigmatiques, dont les boutonnières sont rectilignes ou légèrement incurvées à concavité interne, et disposées obliquement de haut en bas et de dedans en dehors. Les anneaux du corps, surtout du .T au 7% montrent sur leurs deux faces deux sillons transversaux et deux bosselures latérales; le sillon postérieur est plus long et plus accusé que l'antérieur; la surface des anneaux est parsemée de très pcliles épines rhitineuses noires en rétroversion disposées en ran gées irrégulières et plus clairsemées dans la moitié postérieure de

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