‹ Archives de parasitologie (volume 5)Chapitre 11 sur 110 · ÀchromaticfM DIonisi · texte numérisé non relu

ÀchromaticfM DIonisi

Les Babesia sont transmis par les Acariens de la famille des Ixodidés ; les Plasmodium et les Halteridium, au contraire, sont propagés par les Moustiques, dont ils sont de véritables parasites. Ils rentrent donc dans notre étude (i). On doit rattacher à cette catégorie les six espèces suivantes :

Plasmodium malariae (Laveran, 1881); Plasmodium oivax (Grassi et Feletti, 1890) ; Plasmodium falciparum (Welch, 1897) ; Plasmodium Danikmkiji (Kruse, 1890) ; Plasmodium Ziemanni (Laveran, 1903) ; Halteridium Daniletskyi (Grassi et Feletti, 1890).

Les trois premières espèces sont parasites de THomme pendant leur phase schizogonique ; elles produisent les divers types de fièvre intermittente. Les trois dernières sont parasites des Oiseaux. En outre de ces six espèces, on connaît un certain nombre d'autres Hémosporidies des Vertébrés supérieurs, pour lesquelles le passage par l'organisme du Moustique n*est pas encore démontré : tels sont les Plasmodium Kochi (Laveran, 1899), des Singes d'Afrique,

(t) Pour la nomenclature de ce chapitre, nous avons pris pour^uldo le livre du Professear R. Blanchard, p. 4iO et suivantes.

PL prœcox (Grassi et Feleltî, avril 1890) et Pi immaculatum (Grassi et Felelti, 31 octobre 1891), des Oiseaux (1).

On sait que les Hémosporidies se multiplient au moyen d'une véritable génération alternante : une première phase de reproduction asexuée, dite schizogonie, s'accomplit dans le sang de THomme ou des Oiseaux; une seconde phase de reproduction sexuée, dite gporogonie^ s'accomplit dans l'organisme des Moustiques. La découverte de cette phase sporogonique dans l'organisme des Moustiques est due à Ronald Ross pour les Plasmodies du sang des Oiseaux, puis au professeur B. Grassi pour celles du sang de l'Homme. Elle est d'une importance capitale, puisqu'elle a définitivement établi l'éliologie du paludisme^c'est-à-dire de l'une des maladies les plus meurtrières et les plus répandues à la surface du globe.

Les découvertes de Schaudinn sont venues, du moins pour les Hématozoaires des Oiseaux, nous faire connaître un troisième état de développement, le stade Trypanosome et Spirochëte. Schaudinn assure déjà qu'il a retrouvé ce même stade chez un parasite du sang humain, le Plasmodium mcUariae, On peut donc s'attendre à voir se produire prochainement des modifications profondes dans la façon d'envisager le développement du paludisme.

L'étude détaillée de la phase sporogonique des parasites énumérés ci-dessus, c'est-à-dire des métamorphoses qu'ils subissent chez les Moustiques, nous entraînerait trop loin. Bornons-nous à en donner une description succincte, en insistant sur leurs caractères différentiels. Nous dirons ensuite quelques mots du Myxococcidium stegomyias, parasite du Stegomyia ccUnpus, rangé provisoirement parmi les Hémosporidies.

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