L. OYE
depuis peu, dans des excavations naturelles où elles abondaient. « Les Vorticelles, dit Glen Liston, semblent trouver le corps de la larve du Moustique comme une place très convenable ».
Ce commensalisme singulier n*est du reste pas particulier aux Culicides; il a déjà été signalé, dans des conditions identiques, par le professeur R. Blanchard chez des Hirudinées de l'Amérique du sud, de l'Espagne, des Açores et de Syrie (1). Ces Infusoires, parasites des Hirudinées, sont des Epistylis : ils se fixent, de même que ceux rencontrés chez les Culicides, en des lieux d'élection bien déterminés, soit sur les glandes du cou, soit autour des tubercules anaux, soit encore aux interstices des différents segments du corps des Hirudinées.
Nous avons nous-mêmes observé au laboratoire, avec M. Neveu- Lemaire, des Infusoires sur des larves de Culicides, capturées dans des mares des environs de Paris. La proportion des individus atteints était assez forte : nous avons pu observer jusqu'à cinq individus infectés sur six. Mais, contrairement aux observations de Giles, les larves ne nous ont pas paru souffrir de la présence de ces parasites et, bien que quelques larves eussent leurs nageoires caudales littéralement couvertes de ces Infusoires, nous les avons toujours vues se transformer en nymphes et donner naissance à des Insectes adultes, comme dans les cas normaux.