‹ Archives de parasitologie (volume 5)Chapitre 71 sur 110 · LA LUTTE CONTRE LE PALUDISME EX ALGÉRIE · texte numérisé non relu

LA LUTTE CONTRE LE PALUDISME EX ALGÉRIE

SOUS le nom de correspondants, sont plus spécialement chargés de nous renseigner sur les points à préserver, les mesures à employer, les ressources et les concours locaux sur lesquels il sera permis décompter. Un personnel auxiliaire se créera ainsi, qui se mettra à la disposition de M. Sergent, pour l'organisation de la défense.

De leur côté, le Gouvernement, les grandes administrations, les grandes compagnies, les chefs de chantiers agricoles et industriels, ne nous marchanderont pas leur concours. D'aucuns se sont déjà mis en rapport avec la Ligue, lui demandent des renseignements et se déclarent prêts à eHectuer les travaux de préservation qu'elle leur conseillera.

Ces efforts combinés ont déjà porté des fruits. Les résultats sont bons et, de tous points, comparables à ceux obtenus en Italie et en Corse par les mêmes moyens.

Naturellement, il fallait s'y attendre, la Ligue a rencontré c|uelques adversaires; mais cela n'a fait que rendre la propagande plus intéressante et plus vive, et hâter la mise en pratique des procédés de préservation; car, tiux objections théoriques, leL Ligue s'efforce de répondre par des faits.

La plus grosse objection de nos contradicteurs aux arguments tirés des essais de M. Sergent, c'est que ses résultats favorables ont été obtenus au cours de deux années où, sans doute à cause de la grande sécheresse, le paludisme fut rare partout. 11 est bien facile de répondre à cette objection : M. Sergent a pris grand soin de ne comparer ces deux années qu'à l'année immédiatement précédente, où la sécheresse et la rareté générale du paludisme n'avaient pas été moindres; et de cette comparaison ressortent à l'évidence les avantages acquis aux endroits préservés par notre collaborateur.

Cette campagne antipaludique se continuera et s'étendra cette année, qui fut particulièrement pluvieuse, durant toute la saison endémo-épidémique; et nous ne doutons pas un instant que le succès ne couronne nos efforts en confirmant les résultats actjuis.

La Ligue, avons-nous dit, ne s'en tiendra pas là : elle considère comme le complément et le couronnement de son œuvre la fondation d£ sanatoriums pour convalescents, non point d'établissements luxueux, mais d'installations très simples, ce qu'on a appelé d'un mot heureux des sanatoriums de fortune; créations

Page 1