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II. — Examen histologique des vésicules

L'étude histologique technique de ces parasites renseigne d'une manière certaine sur leur constitution et corrobore, somme toute, les renseignements ci-dessus donnés. Leur technique ^inclusion, coupe), ne présente, du reste, aucune difficulté.

De l'extérieur à l'intérieur, la paroi du corps montre d'abord une cuticule anhiste, d'épaisseur apparente variable suivant le degré de rétraction de l'être, très mince dans les parties vésiculaires, atteignant une épaisseur notable dans les régions pseudopodiques, et apparaissant comme très plissée en certains endroits (fig. 6).

Sous cette cuticule, on observe une couche cellulaire, constituée

HELMliNTHES PATHOGÈNES DES MAMMIFÈRES

tion de la membrane vésiculaire et de son parenchyme quand l'élément est très distendu ; a, lacune centrale.

d'éléments très petits, très denses, fusiformes ou étoiles, plongés dans une substance interstitielle filamenteuse et élastique. C'est là une couche fibrillaire qui présente les aspects les plus variables, les plus simples et les plus compliqués, suivant l'état de distension ou de rétraction de nos parasites (fig. 7). A l'intérieur se voit un parenchyme général, de constitution plus ou moins dense. Son aspect est, du reste, fort variable suivant qu'on le considère dans une région pseudopodique ou quand la vésicule est distendue.

Dans ce dernier cas, de même que les autres couches, ce tissu n'ofïre qu'une épaisseur des plus minimes. Au contraire, à l'état de rétraction, l'ensemble paraît massif et Fig. 6.— Coupe d'une poressentiellement constitué par un tissu parenchymateux à larges mailles, présentant çà et là des lacunes irrégulières confluentes en certains points. Chez les vésicules bien caractérisées, la lacune centrale est très vaste; elle apparaît essentiellement comme produite par l'infiltration d'un liquide plutôt que comme une formation bien différenciée (fig. 6). Les limites de celte lacune sont très irrégulières et ne paraissent pas avoir de parois propres.

Dans les prolongements pseudopodiques, le tissu parenchymateux interne est particulièrement dense. Ces fibres constituent un faisceau central très épais, d'où partent des prolongements s'irradiant vers la surface cutanée, où elles vont se

mettre en rapport et en connexion avec les éléments cellulaires (fig. 8).

Les formes très rétractées montrent des lobes et des plissements ÀrcMves de Paraniologie, XII, n« 2, 1908. SO

Fig. 7. — Coupe d'une autre forme, pendant la contraction, montrant les plissements et la zone contractile sous-jacente.

superficiels où la structure de la substance du corps a aussi acquis une grande densité relative. Extérieurement, la cuticule est d'aspect épais, à contours très persillés dont la complication est de nature à amener quel()uefois certaine confusion. C'est ainsi que, dans quelques cas, des coupes passant par Textrémité interne

de dépressions profondes qui ne se trouvent pas dans l'axe de leur cavité

Flg. 8. — Vue, en coupe, d'un pseudopode montrant le faisceau axial des fibriUes s'irradiant vers la surface.

Fig. 9. — Coupe d'une forme massive, pleine et lobée. — a, lacune de parenchyme; 6, un repli d'invagination coupié en travers et simulant une formation endogène; c, repli coupé suivant l'axe de son invagination et expliquant les formations b.

d'invagination, montrent des sortes de corps endogènes plus ou moins arrondis, formés d'une cuticule, contenant un peu de substance albumineuse, que l'on pourrait facilement confondre avec des formations vésiculaires internes, comme il s'en constate chez certaines formes voisines (fig. 9). Sendrail et Cuillé ont été induits en erreur par ces apparences. Un examen attentif permet de se rendre compte aisément de leur véritable nature.

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