EN MILLIMÈTRES
VENTOUSE ORALE
VENTOUSE VENTRALE
11,7 sur 2,5
11,3 sur 2,9
11,7 sur 2.3
10,7 sur 2,5
10,3 sur 2,3
11,8 sur 3
10 sur 2
10,7 sur 2,3
13 sur 2,8
11,1 sur 2,3 Moyenne
p. VERDUN ET L. BRUYANT
Appareil génital femelle. — Placé dans la région médiane du corps, il comprend d'avant en arrière : l'utérus, Tovaîre et lerec«ptaculum seminis ; il s'élend depuis la ventouse ventrale jusqu*au tiers postérieur du corps.
L'utérus, brunâtre, décrit de nombreuses circonvolutions entre les caecums intestinaux : il est bourré, à peu près sur tous les échantillons, par des œufs de couleur foncée, et va s'ouvrir au pore génital juste au-dessus de la ventouse ventrale. Quant aux anses utérines, leur largeur varie de 110 à 130 |t chez les petites formes et de 120 à 150 |i chez les grandes formes.
L'ovaire, avoisin^é par une glande coquillière à apparence un peu rayonnée, présente trois ou quatre lobes arrondis. Voici des exemples de ses dimensions chez quelques échantillons de grandes formes.
GRANDES FORMES
SPÉCIMENS
LONGUEUR
LARGEUR
En moyenne, on a 630 \i. pour la plus grande longueur sur Soo\l pour la plus grande largeur.
petites formes
SPÉCIMENS
LONGUEUR
LARGEUR
Les mêmes mensurations eflectuées chez les petites formes fournissent les chiffres ci-dessus :
£n moyenne, 630 [/. sur 320.
Le receptaculumsemmis est situé en arrière de l'ovaire : il est ovale allongé et piriforme. Sa longueur, chez les grandes formes, varie de 540 à 900 [^ et sa largeur de 270 à 400 |a; chez les petites, il mesu re de 590 à 900 p. sur 250 à 395 |i.
Les vitellogènes siègent latéralement à droite et à gauche en dehors des cœcums intestinaux et des canaux excréteurs principaux ; ils s'étendent du niveau de la ventouse ventrale à celui de l'ovaire. Us sont constitués par six à huit groupes de follicules glandulaires, lesquels forment tantôt une bande continue et compacte, tantôt sont séparés par des intervalles qui semblent représenter la place d'amas folliculaires atrophiés. Les variations dans l'aspect offert par les vitellogènes, ne paraissent pas être en rapport avec la taille et avec la pigmentation des individus. Ainsi, chez des formes de 14 à 15™"", il est fréquent de voirdes amas de follicules manquer de chaque côté. Dans d'autres cas, et toujours chez des individus de mêmes dimensions, il y a d'un côté une bande glandulaire à peu près continue, de l'autre côté au contraire, seulement trois ou quatre groupes de follicules bien développés et séparés les uns des autres.
Des faits identiques s'observent chez les formes mesurant moins de 13 mm, Là aussi les interruptions dans les vitellogènes sont extrêmement fréquentes, soit d'un côté seulement, soit des deux côtés à la fois; ce caractère est si évident qu'il est visible à l'œil nu chez les échantillons des deux formes qui sont assez transparents. En ce qui concerne l'extension des vitellogènes, elle est essentiellement variable avec la taille des individus, puisqu'ils s'étendent toujours entre le niveau de la ventouse ventrale et celui de Tovaire; toutefois, la longueur de ces glandes comparée à celle de la Douve paraît être dans un rapport constant, ou peu variable, et sensiblement égal à un tiers; par exemple, chez un spécimen delln»™5, les vitellogènes s'étendentsur un espace deSi^^î); chez un autre de 15 "û™, ils ont 6"*"".
Les vitelloducles partent du dernier groupe de follicules et vont rejoindre la région de l'ovaire en s'infléchissant un peu vers l'arrière.
Archives de Parasilologie^ Xil, n» 1, 1908. 8
114 p. VERDUN ET L. BKUYANT
Appareil MALE. — Les deux testicules ramifiés qui le représentent sont situés, Tun derrière Tautre, dans la partie postérieuredu corps; le plus souvent le premier ou anlérieur possède quatre branches se ramifiant à leur tour; le postérieur en a cinq également subdivisées. On observe aussi des ramifications courtes semblant se faire normalement à la surface du corps. Elles se manifestent par une masse plus colorée qui pourrait, à première vue, en imposer pour un organe particulier. Les branches testiculaires s'étendent presque jusqu'aux bords latéraux du corps; les ca?cums intestinaux sont placés sur leur côté dorsal. Leur largeur moyenne est comprise entre 145 et 160[a, mais elle peut varier de \2o à 180 ti et cela aussi bien pour les grandes formes que pour les petites.
Les testicules occupent environ le quart de la longueur du corps chez les petits individus (2'n'n4 chez un échantillon de 10mm) et une surface un peu plus grande chez les^grandes formes (4mm chez un individu de 14"^"™ 5). Toutefois ce caractère n'a qu'une valeur tout à fait relative car il n'a rien d'absolu.
La vésicule séminale qui vient déboucher au pore génital semble commencer toujours vers le tiers postérieur de l'utérus.
Appareil digestif. — L'appareil digestif comprend un pharynx épais, court, auquel fait suite un œsophage plus court encore qui se divise presque immédiatement en deux caecums non ramifiés qui s'éloignent l'un de l'autre et vont atteindre à peu près l'extrémité du corps où ils se rapprochent. Le pharynx mesure environ 250 à 280 |x, l'œsophage environ 200 |i.
Appareil excréteur. — Il est constitué par deux canaux excréteurs latéraux, parallèles aux caesiums et extérieurs par rapport à eux. Vers le tiers postérieur du corps ils se jettent dans une vésicule excrétrice. Ainsi que le montre la micropholographie, cette vésicule apparaît comme un conduit médian, sinueux, à bords déchiquetés, dont le calibre va en diminuant d'avant en arrière et ((ui se termine au pore excréteur, c'est-à-dire à l'extrémité postérieure du corps. Dans son ensemble, cette vésicule a la forme d'un triangle très allongé, dont la base antérieure, placée en arrière de l'ovaire, reçoit les canaux excréteurs et dontlesommetcorrespond au pore excréteur. En avant elle mesure en moyenne 540 «x de large et 200 |x seulement vers le milieu de sa longueur. Plus bas sa largeur tombe entre 90 jt et 125 u. suivant les points. Il n'y a pas de
SL'H LA DUALITE SPECIFIQUE DE LA DOUVE DE CHINE llO
différence notable à signaler dans la disposition de l'appareil excréteur, chez les deux formes, et, en somme, les données précédentes concordent fort bien avec les descriptions données successivement par les divers auteurs.
Œufs. — La figure 2 montre un certain nombre d'œufs reproduits par la microphotographie. Les quatre premiers au grossis-
Fig. 2. — (JEufs de Clonorclti» endemicus. — Les (|ualre premierî», pclile (orino pigmentée, x 820: les deux derniers, grande forme blanclie, x 820 et 1000.
sèment de 820 diamètres, appartiennent à de petites formes pignvsntées; les deux autres au grossissement de 820 diamètres pour lavant-dernier et de 1000 diamètres pour le dernier, se rapportent à de grandes formes blanches. On voit de suite comme il existe peu de différence entre ces divers œufs, et combien il serait malaisé de se baser sur leurs caractères pour les rattacher à une espèce ou à une autre d'une manière générale. La forme de ces œufs est ovalaire; à l'un des pôles, ils présentent un clapet délimité par un rebord saillant, auquel fait suite généralement un léger étranglement; à l'autre pôle existe souvent un court pédicule ou bouton, de longueur variable.
En examinant les œufs d'échantillons de diverses tailles etdiffé-
116 p. VERDUN ET L. BRUYANT
reminent colorés, voici les variations que nous avons pu constater.
En ce qui concerne les dimensions, nous donnons, ci-après, la moyenne des mensurations pratiquées sur des œufs de grandes et de petites formes, en envisageant successivement dans chaque variété les types clairs et sombres.
CEufs des grandes formes claires : 27 à 2J (t sur 15 à 16 (j.
— — sombres ; 29 à 30 (x sur 15 à 16 {x
— des peUlcs formes claires : S7 à 2J \l sur 14 à 16 {t
— — . sombres : 26 à 29 (a sur 15 à 16 |jl
En somme, on voit que sous le rapport des dimensions, les œufs ne présentent pas de différences notables chez les divei^s types et on peut prendre comme moyenne définitive pour les diverses formes 'Àdk 2,^ \l sur 13 à 16 a.
Le clapet présente un bombement plus ou moins marqué suivant les individus : d'une manière générale il est sensiblement plus bombé chez les grandes formes que chez les petites.
Ce caractère n'est d'ailleurs pas absolu, car il souffre de nombreuses exceptions, et chez un même individu on peut parfois rencontrer des œufs dont le clapet est plus ou moins bombé.
Le rebord saillant du clapet est aussi plus ou moins prononcé : il est plus marqué, en général, chez les individus où le clapet est plus bombé et inversement.
Le rétrécissement antérieur semble aussi^plus net dans le même cas et par suite chez les grandes formes. Mais comme ces caractères du rebord et du rétrécissement polaire sont sous la dépendance de ceux du clapet, il s'ensuit qu'eux aussi sont loin d'être sans exceptions et de posséder une valeur absolue.
B. — Étude du deuxième lot.
L'étude du deuxième lot peut offrir certains avantages, car les spécimens qui le composent ayant été recueillis chez divers individus, il est aisé de se rendre compte quelle peut être l'influence exercée par l'hôte sur les variations des caractères spécifiques.
Ce deuxième lot comprend sept petites formes et une seule
SlîR LA DUALITÉ SPÉCIFIQUE DE LA DOUVE DE CHINE
grande. Voici, dans le tableau ci-dessous, les dimensions des premières :
SPÉCIMENS