RÈGLES POUR LE MANIEMENT DU MICROSCOPE
Le microscope présente à considérer une partie mécanique, une partie optique et un appareil d'éclairage.
La partie mécaniqtie se nomme statif ou monture : le statif est formé d*un pied, d*une platine et d'un tube. La platine supporte la préparation à examiner. Le tube renferme la partie optique.
(1) Archives de Parasitologie, XH, 1908.
Archives de Parasitologie, XII, n* 2, 1906. 12
Sous la platine se trouve Tappareil d'éclairage. La partie mécanique comprend en outre : la crémaillère pour la mise au point rapide et la vis micrométrique pour la mise au point précise.
La partie optique est formée par les objectifs n^ 2, 4 et 8 et Toculairen^'O. Ces trois objectifs, combinés avec l'oculaire, donnent les grossissements suivants : n"" 2, 30 diamètres, n"" 4, 200 dia> mètres^ n® 8, 600 diamètres.
Vappareil d'éclairage est formé d'un miroir à double face, plane et convexe, et d'un condensateur Abbe. Une des conditions essentielles pour bien observer au microscope est de savoir employer l'appareil d'éclairage d'une manière correcte et rationnelle. 11 faut obtenir un champ optique uniformément éclairé.
l*" Emploi du miroir et du condensateur. — Diriger le miroir vers la source lumineuse, fenêtre ou bec Aucr. Avec le condensateur il faut toujours employer le miroir plan, de façon à envoyer dans les lentilles condensatrices un faisceau de rayons lumineux parallèles. Employer le condensateur avec les objectifs 4 et 8. Avec l'objectif 2, écarter le condensateur en abaissant le levier et utiliser le miroir concave. Avec la lumière du jour, on obtient facilement, pour tous les objectifs, un champ uniformément éclairé en dirigeant le miroir vers une partie de la fenêtre exempte de barreaux.
Avec le bec Auer, dans le cas du condensateur et du miroir plan, on amène d'abord dans le champ du microscope (objectif 4) l'image du manchon de la lampe. Quand cette image est bien centrée, on abaisse le condensateur au moyen du levier, jusqu'à ce que le champ optique apparaisse uniformément éclairé, relever le condensateur avec Tobjectif 8.
^ Emploi du diaphragme iris. — Le diaphragme iris, qui se trouve sous le condensateur, doit être ouvert complètement lorsqu'on examine avec l'objectif à immersion des préparations colorées (Bactéries, Hématozoaires, coupes, etc.) Avec les préparations non colorées (parasites vivants) et, dans tous les cas, avec les objectifs à sec, on ferme presque entièrement le diaphragme iris, de manière ù obtenir le maximum de netteté, tout en conservant un éclairage suffisant.
TECHNIQUE DES MANIPULATIONS COMPLEMENTAinES 179
TECHNIQUE BACTÉRIOLOGIQUE
Le diagnostic microscopique des maladies causées par les Bactéries se fait en recherchant ces micro-organismes dans les liquides organiques (sang, ci*a<;hals, exsudais variés, pulpe d'organes, etc.), ou dans les cultures faites au moyen de ces liquides. Pour cette étude, il est nécessaire d'étaler le produit pathologique ou la culture en couche mince, à la surface d'une lame porte-objet, de dessécher rapidement ce frottis, de le fixer, puis de le colorer et enfin de Vexamincr,
A. — Frottis. — 1** Prendre avec un fil de platine flambé une goutte de liquide ou une parcelle de produit solide et la déposer au centre d'une lame porte-objet.
2*» Etaler soigneusement, en couche mince et uniforme. 3» Dessécher rapidement, sans chauffer, en éventant avec un carton.
B. — Fixation. — La fixation a pour but de coaguler les albu minoïdes : elle est indispensable pour conserver la forme des éléments et les faire adhérer à la surface du verre.
Pour les examens bactériologiques courants, la fixation par la chaleur est suffisante : on passe trois fois la lame porte-objet dnns la flamme d'un bec Bunsen, le côté enduit étant tourné en haut,
C. — Coloration. — Variable suivant la nature de la Bactérie à rechercher. Trois méthodes fondamentales :
l'' Coloration simple par une couleur basique quelconque bleu phéniqué ou fuchsine phéniquée).
2*" Méthode de Ziehl pour le Bacille de la tuberculose. 3^" Méthode de firam.
D. — Examen. — Après que la préparation a été colorée et séchée, la recouvrir d'une goutte d'huile de cèdre et appliquer une lamelle (1). Pour conserver la préparation, enlever la lamelle, laver avec un peu de xylol pour dissoudre l'huile de cèdre, sécher et garder à l'abri de la poussière.
1} L'emploi de lalameUe est nécessaire dans le cas particulier où on examine la préparation avec un objectiCà sec. Avec un objectif à immersion, on supprime la lamelle et on met la lentille frontale de l'objectif en contact avec la goutte d'huile de cèdre.
Coloration da Baoille de la tuberculose.
La recherche du Bacille de la tuberculose peut se faire par deux méthodes : l"" examen direct des produits pathologiques (crachats, coupes d'organes); 2^ inoculation sous cutanée au Cobaye : ce procédé permet de trancher le diagnostic, quand Texamen direct a été négatif. Les cultures faites avec les crachats réussissent rarement.