‹ Archives de parasitologieChapitre 79 sur 161 · I. — Morphologie externe · texte numérisé non relu

I. — Morphologie externe

La description du scolex de cet animal a déjà été faite dans beaucoup de mémoires. Nous ne ferons que la rappeler ici brièvement : il est constitué par une partie médiane, prolongement de l'axe du corps, sur laquelle s'insèrent (fîg. 1) les deux organes de fixation.

Ceux-ci, au nombre de deux, accolés comme deux canons de fusil, sont latéralement disposés sur le scolex et constitués chacun par une cavité très allongée, munie de deux ouvertures, l'une antérieure, subcirculaire, en contact direct avec la muqueuse intestinale de rOphidien, l'autre postérieure, qui ressemble beaucoup plus à une fente et qui n'est d'ailleurs qu'une simple fente latérale, pouvant se fermer facilement lors de la conslilution du vide.

Lorsqu'on examine ainsi plusieurs scolex de Solenophorus, on est frappé de leur dissemblance. La raison de ce fait réside dans l'état plus ou moins pj ^ y^^ considérable de contraction ou d'extension des bo- d'ensembiedu thridies qui sont pourvues, ainsi que nous allons Tenop^horus le voir dans la suite, d'un réseau musculaire puis- megaiocesant. Celte dissemblance s'exagère même au point pnn!^*^"^^ que les bothridies d'un même animal peuvent très bien présenter des différences d'aspect et de dimensions ; plus les pièces ont été conservées dans les liquides fixateurs, et ratatinées de ce fait, et plus cette variation d'aspect est accentuée.

F. AERTS

C'est ainsi que le scolex du Solenophorus megalocephaltis parait souvent très asymétrique par rapport à son axe iongitudinal. Nous n'avons point observé que le repli interne voisin de Torifice intérieur des bothridies fût aussi net qu'il a été décrit par Leblond en 1836. Il n'y a là en effet qu'un effet cxtemporané produit par les réactifs et cela n'a rien qui puisse étonner, en raison de la variation de forme de l'appareil. Le travail de Monticelli et Créty ne présente-t-il pas (fig. 1, a-e ; 2, 3 et 3 a : 4-9 et 9 a) de nombreux états de disposition extérieure de l'appareil ; on

Fig. 2, 3, 4.— Aspects différenU da scoUex du Solenophorus, suivant l'état de contraction de l'appareil de fixation, (d'après Monticelli et Créty).

peut y observer la présence de bourrelets annulaires, comme dans les figures que nous reproduisons ici (fig. 2-4). On peut concevoir que le repli interne dû à l'action du sphincter musculaire et qui en resserre l'entrée (nous le décrirons dans la suite) ne soit pas aussi régulier sur tout son parcours et qu'il ait été accidentellement plus fort du côté interne. Ceci explique l'opinion de Leblond et fait comprendre la difficulté qu'éprouvait cet auteur à faire sortir par l'orifice bolhridien antérieur les sondes exploratrices qu'il introduisait dans l'orifice postérieur: il suffirait que sous l'action du sphincter antérieur, le repli bothridien soit en quelque sorte invaginé dans la bothridie pour que la sonde rencontrât cet obstacle empêchant son libre passage.

ÉTUDE DE l'appareil DE FIXATION DES SOLÉNOPHORES

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