‹ Archives de physiologie normale et pathologique (volume 2)Chapitre 24 sur 53 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1. Au coure de la pneumonie ou peildant ta convaleâceuce, od peut voir apparaître l'endocardite végétante-ulcéreuse.

5. La vâgétation, dans le plus grand nombre de ces cas, est liéb i l'arrfit et au développement sur l'eudooBrde du microbe pathogèbe ils la pneumonie, du pneumocoque.

3. En inoculant les fragmenta de ces végétations, nous avons pu faire apparaître chez différentes espèces animales une maladie transmiseible par inoculations et identique à celle que l'on oLtiebt eu inoculant soit le suc pneumonique, soit les cultures de pneumocoques.

4. Nous avons pu déterminer une endocardite pneumococcique ohee des animaux auxquels nous faisions des inoculations do produite pneumo niques. Pour cela, il suffit que le jour même ou la veille 'àù ait produit un traumatisme, même superficiel, à la face interne du cœur.

6. L'intermédiaire entro la pneumonie et l'endocBrctiia pneumonique est le sang. Nous y avons démontré la prëseUce du pneumoâoqUe dans deus CBB de pneumonie, dont l'un s'accompagnait précisémeul d'eiidocardite végétante.

6. Si ie sang n'est infecté que consécutivement au développement de la lésion pneumonique, l'endocardite est consécutive.

Si le développement du pneumocoque se fait ap même moment dans l'endocarde et dans le poumon, i'endocardits est coatemporaine ■

Si le pneumocoque ne donne pas lieu au développement de pneumonie, il y a endocardite pneumococcique isolée primitive.

Nous avons réalisé cette endocardite ches les animaux, tiés observations de M. Jaccouo prouvant qu'elle peut apparaître chez l'hommSi

1. Toute endocardite développée dans la convalescence d'une pneu* monie n'est pas nécessairement une endocardite à pneumocéijues. Il y a lieu d'en distinguer une endocardite à streptocoques, manifestation de l'infection pyohémique après pneumonie, que M. Jaccoud a étudiée dans une Note à l'Académie des Bciences.

Atiologie

5^ Là pneuitioniè a d'autant plus de chances d'entraîner une eodo- Cârdite qu'elle est plus infectante.

Ainsi l'endocardite s'observe ïilulôl d&ns les phéùinoQiéB ëpidémiques, dans les formes bîlieUses malignes.

Les conditions qui alfaiblissenl préalablement l'organisme la favorisent. Ainsi s'explique l'influence de la grippe, de la grostesse, des chagrins.

JLCEBEUSE PNEUMONiaUE. I!l9

9. Une lésion cardiaque antérieure peut aider à la produotioQ de l'endocardite.

10. L*époque il'appàrition eûl difficile à préciser. Là mort est survenue, comme tei-mes ex.trêmeE, au 5° jour el àû ^B".

Elle s'observe surtout la 2° el la 3° semaine, niais reste encore assez fréquente jusqu'à la fin de la 1*.

ÀNAtOHIÏ PAtHOLOGlQUE

11. L'endocardite pneumonique occupe plus souvent que les autres eudocai'diles ulcéreuses les cavités droites du cœur : 1/6 au lieu de 1/19. Elle est plus fréquente à l'orifice aortique qu'à l'origine mitral : 3/3 au lieu de 3/4.

IS. Elle peut produire les désordres les plus variables, depuis la végétation à peine visible à la loupe, jusqu'aux perforations avec anévrysme vâlvulaire.

13. Elle peut s'accompagner dé myôcardite et amener des àiiêvrysmes i la base du cceur où à ^orifice de l'aorte.

14, Les végétations sont assez régulièrement arrondies. Lee embolies sont relativement rares.

15, L'endocardite pneumonique coïncide très fréquemment avec la méningite: 45/63; 7/9 des cas.

16. Le plus souvent, à l'autopsie on trouve la pneumonie guérie. Les cas où il y a suppuration du poumon sont rares.

il. L'endocardite à streptocoques après pneumonie ne présente pas ces caractères. Elle doit s'accompagner d'infarctus suppUrés, d'embolies capillaires. Elle coïncide avec des abcès dit poumon.

SYHFTâMES

18. L'endocardite contemporaine est généralement découverte seulement à l'autopsie. Ses symptômes sont effacés derrière ceux de la pneumonie grave, dont on diagnostique souvent d'autres complications, telles que la piricsrdite ou la méningite.

19. L'endocardite consécutive est plud facile à recoDbaltre. La pneumonie terminée par défervescence, il y a quelques jours d'accalmie, auxquels fait suite une fièvre d'infection nouvelle dont on se préoccuper» de trouver la cause.

20. On peut alors observer le développement de souffles au cœur, ou des symptèmes imputables à une embolie.

Dans d'autres circonstances, la nouvelle infection pneumococcique détermine, en même temps que l'endocardite, nue méningite dont les symptômes masquent ceux de l'endocardite. Quelquefois on ne trouve aucun déscrdre local correspondant aUx phénomènes généraux.

21 ■ La 4urée de cette endocardite est très difttcile à déterminer et varie entre cinq et vingt jours a partir de sa première apparition dans les cas observés par nous ou à nous communiqués.

...,Copg[c

DIAONOaTtC

^i. La cDDstatation d'un soufTIe ne permet pas plue d'afGrmer l'endocardite, que son absence de la nier.

Il D'en est pas de môme si le souffle subit des modifications ultérieures.

23. Une flèvre d'infection dans la convalescence d'une pneumonie peut être due à d'autres agents qu'aux pneumocoques : streptocoques de la suppuration, bacilles tuberculeux. L'inTeclion pneumococciquc est la plus précoce. On songera à l'infection pj'ohémique si le sujet a présenté des manifestations purulentes, à l'infection tuberculeuse si les troubles pulmonaires se sont aggravés.

Page 1