Archives de physiologie normale et pathologique
Il ne sera question, dans cette note, que dés variations que l'on peut observer lors d'excitations électriques de même in- , tensité. Dans un précédent travail^ j'ai parlé assez longuement des variations que l'on peut attribuer à l'action du chloral et aux variations d'intensité des courants ; ici, il sera question des variations dues soit à la fatigue, soit au réveil d'excitabilité des éléments ner\'eux du cerveau.
Mes expériences oi iloralisés, et
particulièrement sur 1 ie aux mou-
vements de la patte a je donnerai
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' Recherches expéri mentales sur l'excilabiliU électrique des clrconvolulioDS cérébrales et sur la période lateale du cerveau; Paris, Alcan, 1884.
perturbateur cA/ora7 ne puisse entrer en ligne de compte. II est en effet douteux qu'il y ait dans l'espace de trois ou quatre secondes, des variations importantes dans le degré d'action de cet agent; j'ai montré qu'il faut plus de temps (quelques minutes au moins) pour que son action se fasse sentir soit dans un sens, soit dans un autre.
Le dispositif des expériences a été le même dans tous les cas. Le cerveau est excité par un courant induit ; le mouvement inscrit est celui d'une des pattes antérieures, reliée à un tambour enregistreur de Marey, communiquant avec un tambour inscripteur. La mesure du temps est fournie par un diapason à 100 V.D par seconde ; le moment de l'excitation est figuré par le style d'un signal de Desprez.
Sur chacun des tracés qui suivent, on remarquera que l'excitation est double ; il y a la clôture et la rupture du courant arrivant à deux ou trois centièmes de seconde d'intervalle ; mais l'excitation de clôture est insuffisante et ne produit aucun effet, ainsi que je m'en suis toujours assuré avant de remplacer la clef de Du Bois-Reymond par l'interrupteur Trouvé dont le fonctionnement automatique me permettait de m'occuper exclusivement des électrodes.
Ceci dît, abordons l'examen des tracés obtenus.
J'ai distingué quatre catégories de tracés, classant ceux-ci d'après la marche de l'excitabilité telle qu'elle est indiquée par la valeur des retards.
Retards uniformes : période d'état. — Les tracés indiquant une uniformité ab.solue, ou presque absolue (à moins
Vi^. t.
d'un demi-centiéme de seconde près) sont rares ; je n'en ai
rencontré que trois dans une collection d'environ cinq cents tracés. Ils indiquent une période d'état, durant laquelle il n'y a ni réveil d'excitabilité, ni diminution par fatigue. En voici un exemple : chaque retard est de 8 centièmes de seconde
II, — Période de fatigue, de diminution d'excitabilité. — Les tracés indiquant la fatigue se rencontrent très souvent; il n'est pas d'expérience qui ne m'en ait fourni plusieurs : Gh. Richet en a obtenu d'analogues. En voici un exemple. La période latente est d'abord de 1 centièmes de seconde ; puis elle est de 8,5 centièmes, et enfin de 9 et 9,5 centièmes {fig. 2).
Fig. 9.