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EXPLICATION DE LA PLANCHE

Fig. 1.

Corps étranger traamatiqae du geaou (Obb. I).

a. Noyau OBQtral osseui — b. Gartilsge diarthrodial. - c. Cartilage oiotormé à la sur&ce da aection oseeuae. ~~ d a. Déchirures du cartiiage diar- Ihrodial réparées par du cartilage embryounairs. — f. Bands Qbreuea super- Bcielle. — ( c. Trabécules 03Eeua«e ea vnia de régression cartilagineuse. — m c. Espace médullaire rempli de cartilage. — m. Moelle graJsBeuee.

Pig. S.

Corps étranger libre oatéo-earlilagiaeux da coude (Obs. Il),

f. Enveloppe QbreuM. — c. Cartilage. — t o. Trabécules osseuses présentant leur apparence aormale. — f o'. Débris de trabécules normales à la périphérie du corps étranger, — toc. Trabécules en voie da régression cartilB- ^neuae. — m g. Moelle graisseuse. — me. Moelle devenue cartilagineuse.

Fig. 3.

Corps étranger ostéo-cartilagineux d'origiae oatéo-phylique.

f. Envaloppe fibreuse. — p. Portion du pédicule. — v. Vaisseaux. — c. Fibro-carlilage daos la coque fibreuse. — t o. Trabéculee oaaeuaes. — r f. Poinls oii Tes trabécules osseuses subissent la régression fibreuse . — /. Hoella

gnisseuee.

o, o. Noyau osseux. — eh: Cartilage hralin. — 9. Sillon de Béparatian.— « r.' Cartilage préuntant l'altéraliaD velvdtîque. — es. Coucha de cartilige •lliré au-d*«sus du noyau osseux -~ t 9. Tissu spongieux de i'épipii]^*-

Fig. 5.

- . ■ Dibala à» roasiScatîoo du eartiitgt.

b. CvUlagobraliD.— t s. Tissu spODgieui de l'épiplijse.— Au. Bourgeon

HOTE iSUR LES ALTÉRATIONS HISTOLOGIQUES DU FOIE DANS LE CHOLÉRA A lA PÉRIODE ALGIDE.

Par MM. V. HAKOT at A.

.<Pl*ncbbIX.1

En dehors de la question passionnante du bacille virgule, Tanatomie pathologique du choléra offre encore de nombreux desiderata. Les dernières épidémies ont été l'occasioD de recherches minutieuses qui concourront pour une large part à la solution du problême. Toutefois, le travail d'analyse n'eat pas terminé ; il s'en faut qu'on ait poursuivi, à propos de tous les organes et dans tous les sens, les détails du processus.

En ce qui concerne le foie, les documents n'abondent pas. Et cependant il y aurait un véritable intérêt à être fixé sur les altérations que présente cet organe au cours du choléra, puisque plusieurs savants n'hésitent pas à subordonner l'évolution morbide à des modiUcations du fonctionnement hépatique.

On sait que récemment M.G.Pouchet' a déduit de recherches chimiques que les sels biliaires s'accumulent dans le sang des cholériques, et que MM. Nicati et Rietsch ■ insistent également sur les rapports qui existent entre le choléra et la cholémie, en se fondant : 1° sur des faits anatomiques établissant la constance d'une stagnation dans le cours de la bile; S* sur des faits physiologiques, tels que les résultats de l'em-

* Complea rendus de FAcadémie des sciences, 18S4.

* GomptM readaa de l'Aetdémie des soieDoea, 14 novembn 1881.

poiaonnement par les sels biliaires et de la ligature du canal cholédoque ; 3° sur des faits cliniques qui témoignent d'une grande analogie entre le choléra et l'ictère grave.

D'ailleurs, sans se préoccuper autrement de systèmes pathogéniques au moins prématurés, il est dilïïcile de ne pas supposer, à priori, qu'une affection qui concentre son action sur l'intestin grêle et perturbe si profondément la nutrition générale, ne s'accompagnera pas de lésions hépatiques qui doivent figurer parmi les plus accusées et les plus impo^ tantes. . .

Nous n'avons trouvé de données sérieuses à ce sujet que celles qui sont consignées dans le mémoire de la Commission française en Élgypte, lors du choléra de 1883*.

€ Le foie, à l'examen macroscopique, offre des altérations notables caractérisées par des taches grisâtres, jaune sale, disséminées à sa surface et dans l'épaisseur du parenchyme, par l'effacement des acini, etc.

A l'examen microscopique des pièces durcies par l'alcool vu l'acide osmique, et sur des coupes portant sur les îlots décolorés de l'organe, on constate les lésions suivantes : les travées des cellules hépatiques sont écartées les unes des autres et ont en partie perdu leur ordonnance radiée ; elles sont séparées par des capillaires , distendus et gorgés de globules ■rouges. Les cellules hépatiques elles-mêmes sont déformées en partie et ont perdu leur contour exactement polyédrique; elles sont granuleuses et présentent , quoiqu'à un degré nioindre , la même infiltration protéique que l'épithélium Tènal.

Un certain nombre des noyaux des cellules hépatiques sont augmentés de volume; quelques-uns offrent un diamètre double de celui des noyaux normaux et sont de véritables noyaux géants. Ce noyau présente, en outre, un étatvésicu- ■ leux manifeste; beaucoup de cellules contiennent deux noyaux.

' Stbaus, Roux, Nocabd «t Thujllibii, Recherches anatomiqoM el ttpi"mentales snr le choléra observé en 18i3; eD Egypte. iArebiv. dt phyaM-i

POIE DAKS LE CHOLÉBA. 303

Sur les pièces durcies par l'acide osmique, les cellules hépatiques contiennent un petit nombre de fines gouttelettes graisseuses; on trouve aussi quelques-unes de ces gouttelettes dans les espaces lymphatiques intertrabéculaires. L'épithélium des conduits hépatiques est intact et ne présente pas de lésions catarrhales appréciables. >

Depuis la publication de ce travail, la littérature médicale n'a enregistré aucune autre étude sur l'anatomie pathologique du foie cholérique. M. Straus, dont la grande érudition est connue de tous, ne cite que notre note à la Société de biologie', dans ses leçons publiées dans le Progrès médical^.

Au surplus, les constatations histologiques faites dans cette direction ne vaudront que passées au crible d'une interprétation très serrée; or il ne sera pas toujours facile de déterminer la part qu'il faut attribuer à des états morbides antérieurs à l'attaque cholérique ou à ces conditions banales, d'ordre général, qui interviennent dans tous tes processus quelque peu complexes.

La cellule hépatique est d'une susceptibilité, d'une mobilité extrêmes; elle se transforme, dégénère sous les aspects les plus divers à l'occasion des incidents les plus communs : l'hyperthermie, l'inanitiation, l'alooolisme, les troubles circulatoires, les états cachectiques, etc.

Si on ajoute que l'anatomie pathologique générale de la cellule hépatique est à peine ébauchée, on conçoit aisément avec quelle prudence on doit tenter d'établir un rapport entre une altération déterminée de ce protoplama et tel ou tel agent pathogène plus ou moins probable. La clef de la pathologie du foie est dans la biologie morbide de la cellule, de l'élément fondamental du parenchyme, biologie si peu connue encore et dont l'insuffisance est la meilleure explication des divergences d'opinions qui fourmillent au chapitre des alTections hépatiques.

' Hanot cl Gilbert, Comptes rendus de la SociéU de biologie, 1881, d*41, p. 685.

' Stbaus, Leçons sur ranatomi« pathologique du choléra. {Progrès médie»!, U révrier 188S.)

On n'arrivera à des conclusions significatives qu'après des examens multipliés et soumis à une critique éclairée.

Cela dit, nous allons exposer les résultats do quelques recherches que nous avons faites sur quatre sujets morts à l'hôpital Tenon, soit dans le service de M. Gaillard-Laoombe, soit dans notre propre service. Sur ces quatre sujets, deux étaient du sexe masculin et deux du sexe féminin ; tous âgés de SO à 40 ans. Tous quatre bien portants antérieurement (d'après des enquêtes plus ou moins complètes) avaient succombé dans l'algidité, en moins d'un jour et demi de maladie.

Nous avions supposé qu'en limitant notre étude à des faits comparables par leur évolution clinique, nous obtiendrions à l'examen microscopique des résultats comparables, sinon identiques ; nos prévisions ne se sont qu'en partie réalisées, ainsi qu'il ressort des détails qui vont suivre.

Premier cas (homme mort en dix-sept heures).

Les lobules hépatiques n'offrent rien d'anormal dans leur disposition générale. Les travées hépatiques ont conservé leur direction radiée. Les cellules hépatiques qui sont situées à la partie centrale des lobules sont fortement pigmentées; celtes qui sont placées èi la périphérie le sont, au contraire, faiblement.

Un grand nombre de cellules hépatiques, disséminées au hasard, possèdent deux noyaux de dimension ordinaire, ou, plus souvent, un seul noyau hypertrophié, ainsi que M, Straus l'a déjà signalé. Les noyaux hypertrophiés atteignent jusqu'à 12 et 15 (X de diamùtre; ils gardent la forme circulaire normale, ou quelquefois deviennent ovalaires; ils se montrent assez souvent un peu plus vivement colorés par le carmin que les noyaux normaux; ils contiennent pour la plupart des granulations et un nucléole nettement distincts. Les veines sushépatiques, les veines intralobulaires et les capillaires qui occupent la partie centrale des lobules sont congestionnés. Par places, ces derniers vaisseaux renferment un grand nombre de leucocytes. Les voies biliaires sont saines. La trame con-

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