CHEZ LES REPTILES
Par le D' H. CRISTIANI Privat-docent à runiversité de Genève.
La question du corps thyroïde a fait dans ces dernières années des progrès très remarquables et l'on peut dire aujourd'hui que, si les fonctions de cette glande ne sont pas encore connues d'une manière absolue, les dernières acquisitions de la physiologie nous font prévoir une solution prochaine de ce problème si intéressant.
La nécessité de la fonction thyroïdienne pour un grand nombre d'animaux est reconnue aujourd'hui par la grande majorité des physiologistes et le nombre d'espèces animales auxquelles l'extirpation de l'organe ne paraissait pas être nuisible, diminue de jour en jour.
Parmi les mammifères ceux qui étaient considérés comme les plus réfractaires, le lapin et le rat, loin d'échapper aux effets de la thyroïdectomie, peuvent présenter, lorsque l'opération est bien conduite, des symptômes aussi bruyants et rapides que le? chiens et les chats.
C'est ce que les recherches deGley * et les nôtres ^ ont péremptoirement démontré.
Mais nous pouvons aujourd'hui aller plus loin. Contrairement à l'opinion admise, surtout pour ce qui regarde les oiseaux, les mauvais effets do Fathyroïdie ne s'observent pas seulement chez les mammifères, mais aussi chez des vertébrés inférieurs.
En effet nos expériences sur les lézards et les couleuvres, celles de Gley, Phisalix et Nicolas sur les salamandres ont prouvé que ces
' Gley, Arch. de />/ns/o/., 189:2-1893.
■ Cristiani, Arch. de pJtysiol.^ 1893.