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I. — Lézards

Les expériences que nous avons faites citez les lézai'ds sont plus importantes que celles faites sur les couleuvres, non par leur nombre,, mais parce que les lézards que nous avons opérés et des observations desquels nous avons tenu compte, étaient tous apprivoisés, avaient déjà vécu quelque temps en captivité et étaient habitués généralement à manger dans la main. Nous nous mettions ainsi à Tabri d'une cause d'erreur très fréquente dans l'expérimentation chez les reptiles, c'est-à-dire la difficulté qu'ont certains de ces animaux de vivre en captivité. On pourrait ainsi attribuer leur mort, due à toute auti*e chose, à l'expérience même.

Opération. — L'ablation du corps thyroïde principal chez le lézard est très facile, surtout si Ton a affaire à des sujets d'une certaine taille.

Nous avons toujours opéré sur des animaux en éiat d'anesthésie complète par réther. Les lézards supportent très bien Féthérisation, a condition qu'on surveille constamment leur respiration. Nous décrirons plus loin quelques accidents qui nous sont arrivés, et la manière dont nous les avons combattus.

L'animal est couché sur le dos et autant que possible maintenu par un aide. On pratique une incision longitudinale à la partie antérieure du cou, allant depuis la partie médiane d'une ligne réunissant les deux angles du maxillaire inférieur jusqu'au sternum.

r:ette incision ne comprend que la peau qu'on dissèque, — ce qui est très facile — de chaque côté. A ce moment il est souvent utile de débriilcr, par deux entailles latérales, la première incision. Cette nouvelle incision est pratiquée au niveau du pli du cou qui se trouve immédiatement au-dessus de la partie supérieure du sternum. Elle comprend d'abord la peau et ensuite une couche musculaire membraneuse. On tombe ainsi sur le corps thyroïde tel qu'on le voit à la figure L

Il faut avoir soin, en le pinçant, de ne pas trop tirer l'organe, car il arrive facilement qu'on le déchire et qu'on laisse en place ses deux extrémités latérales. Il faut simplement le tendre, de manière à bien voir ses deux extrémités effilées, dont on sectionne avec des ciseaux fins les minces liens qui les rattachent aux parties environnantes.

L'opération faite, nous fermons la plaie par une suture continue.

L'animal se réveille dans la règle très vite et la cicatrisation des tissus se fait dans un délai variable, toujours sans complications.

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