‹ Archives de physiologie normale et pathologique (volume 4)Chapitre 137 sur 257 · ALBUMINOÏDES ET AMIDON · texte numérisé non relu

ALBUMINOÏDES ET AMIDON

nique dont j*ai parlé). Le tube plonge dans 1750 centimètres cubes d'eau distillée stérilisée.

L'appareil dialyseur II est disposé de la même manière, seulement au lieu des 100 centimètres cubes du mélange amylosique, on introduit dans son tube le blanc d'œuf (47«',6) et 100 centimètres cubes d'eau distillée stérilisée.

On ferme tout et on met les deux appareils dialyseurs quarante

heures à 40*.

Voici le résultat :

(Avec amylose.) (Sani amyloie.)

L*eau extérieure • 1620 1540

Eau de lavage -f 80 +160

Liqueur totale 1700 1700

Pour essais préliminaires — 100 —100

Restent a évaporer 1600 1600

Évaporé à • 140 140

10 centimètres cubes de la même solution de Fehling ferrocyanurée

sont réduits :

oc oc

Par 2,4 2,35

Par 2,4 2,35

Les essais préliminaires ont démontré toujours (groupes II et III) qu'il n*y avait dans Teau extérieure ni substances albuminoîdes (BrQcke ehlorhydrique ; biuret, ébuUition), ni amylose (Iode).

Avec toutes ces précautions, les expériences de ce dernier groupe sont absolument concordantes. Une seconde expérience semblable, faite en employant à peu près les mêmes quantités de blanc d'œuf, etc., conduit, la dialyse ayant été de même durée, à peu près aux mêmes valeurs que ci-dessus.

Appendice, — On ne comprendrait pas pourquoi un sucre produit dans rintérieur du tube à dialyser par des substances albuminoîdes aux dépens de Tamylose, ne traverserait pas le papier parchemin. Pourtant j'ai voulu avoir la preuve expérimentale, qu'en réalité l'amylose sacchariflée — la mallose et la glycose — passe dans l'eau extérieure, même en présence des substances albuminoîdes et des amyloses non transformées. J'ai constaté que la maltose et la glycose dialysent très bien dans ces conditions : c^s conditions sont précisément celles des expériences décrites.

J*ai installé deux appareils dialyseurs comme dans les essais de la troisième série : chacun d*eux a dans son tube la même quantité de blanc d*œuf frais et de la solution amylosique. Après avoir introduit un peu de salive dans le tube de Tun des appareils, on ferme tout et on met les appareils à 40*» pendant vingt-quatre iieures). Après ce temps, Teau extérieure est rajnenée par évaporation à un petit volume, le même dans les deux cas, et 10 centimètres cubes de la même liqueur de Fehling ferrocyanurée sont réduits : dans le cas du liquide avec salive par 1^,25; dans le cas du liquide sans salive par 2*^,2. Gela prouve une dialyse très considérable de la maltose formée par la salive aux dépens des amyloses dans le tube à dialyser, la maltose n'ayant qu'à peu près la moitié du pouvoir réducteur de la glycose.

Si au lieu d'opérer comme ci-dessus, on introduit dans les tubes renfermant le blanc d'œuf et les amyloses diverses quantités de glycose pure (1 gr., 0^,% O»*,!), on trouve que pendant un même temps, toutes autres conditions égales, la quantité de sucre dialyse dépend de la quantité de sucre contenu à Tintérieur du tube à dialyser; elle augmente avec cette dernière.

Résultat. — Le blanc d'œuf ne transforme en sucre ni Tamidon ni le glycogène.

Conclusions. — Les expériences faites avec le blanc d'œuf m'ayant donné constamment un résultat négatif quant à la production du sucre aux dépens des amyloses, prouvent, qu'à Tabri des microbes et en l'absence d'un ferment amylolytique spécial, les substances albuminoïdes dans leur état naturel ne jouissent pas de la propriété de saccharifier l'amidon ou le glycogène.

On ne saurait méconnaître que les travaux plus récents, cités au commencement de notre mémoire, tendent à la même conclusion, mais rien de plus. Les expériences faites avec le blanc d'œuf, surtout celles de la troisième série, me semblent établir d'une façon décisive que la prétendue influence des substances albuminoïdes sur l'amidon et le glycogène n'existe pas, au moins quant à l'albumine et la globuline.

Ce travail a été entrepris sur les indications de M. Dastre, que je remercie vivement de ses conseils et de l'hospitalité bienveillante qu'il m'a accordée pendant sept mois dans son laboratoire.

Page 1