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EFFETS PHYSIOLOGIQUES DBS COURANTS GALVANIQUES

trice et en igoutant une résistance suffisante pour que l'intensité du courant reste la même.

Il va sans dire que, dans ces expériences, la résistance de la pile et celle du galvanomètre pouvaient être considérées comme négligeables : toute la résistance était formée dans le premier cas par Teau acidulée, dans le second par Teau acidulée et la résistance surajoutée. La méthode de substitution employée pour la mesure de la résistance s*appliquant à un corps électrolysable peut présenter des causes d'erreur par suite des phénomènes de polarisation. Ici ces causes d'erreur ne présentent aucun inconvénient, car elles ne peuvent que diminuer les indications galvanométriques et faire croire à une résistance plus grande que celle qui est mesurée ; elles ne feraient qu'exagérer la différence entre la résistance vraie du liquide et la résistance surajoutée. Si, en effet, la résistance vraie du liquide était de 150 au lieu de 200, en ajoutant 800 ohms, la force électro-motrice ne devrait pas être supérieure à 0 volts, 31.

Il est facile d'appliquer ce raisonnement aux expériences faites soit sur les animaux, soit sur le corps humain.

Nous avons affaire ici à des corps électrolysables et la force électro-motrice qui les traverse ne doit pas être toujours la même pour une même intensité de courant lorsqu'on ajoute des forces électromotrices et des résistances appropriées.

Ces faits suffisent aussi à expliquer pourquoi le nerf est seul sensible à ces variations. M. d'Arsonval a en effet démontré que le nerf et le muscle réagissent différemment suivant la forme de Tonde électrique qui les excite. Pour le nerf l'énergie de la contraction dépend surtout de cette variation ; la quantité d'électricité mise en jeu joue un rôle secondaire. L'inverse a lieu pour le muscle; l'énergie de la contraction dans ce cas dépend surtout de la quantité d'électricité mise en mouvement et beaucoup moins des variations de potentiel.

Or le muscle étant excité dans nos expériences par une quantité toujours égale, son excitabilité est restée toujours la même ; tandis que le nerf étant surtout sensible aux variations de potentiel, son excitabilité est devenue d'autant plus forte que la force électro-motrice était plus considérable.

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