‹ Archives de physiologie normale et pathologique (volume 4)Chapitre 201 sur 257 · OIS · texte numérisé non relu

OIS

PENDANT LES JOUHS QUI SUIVENT SON BXTIUCTION Par M. 4. TItSOT

(Travail du laboratoire de M. Chauveau, au Muséum.)

Je me suis déjà occupé de cette question dans un travail antérieur*. J*ai jugé utile de la reprendre complètement en employant des procédés d'une précision plus grande que ceux que j'avais déjà utilisés, et en établissant la comparaison des quantités d'acide carbonique dégagées par deux muscles identiques placés l'un dans l'air, l'autre dans un gaz inerte. Dans ce but, j'ai dû modifier complètement l'appareil que j'avais employé *.

L'historique de la question ayant déjà été exposé*, je passerai de suite à la description de cet appareil. Il était nécessaire pour mes expériences, ainsi que je l'ai dit dans plusieurs publications *» * :

!• D'extraire aseptiquement les deux muscles et les enfenner dans des flacons stérilisés renfermant l'un de l'air, l'autre de l'hydrogène ;

2* D'analyser chaque jour l'air ou l'hydrogène des deux flacons;

8® De renouveler chaque jour ces gaz sans introduire de germes sur les muscles.

Toutes ces conditions ont été réalisées par l'appareil que je vais décrire et que la figure ci-dessous montre dans son ensemble {fig. 1).

Cet appareil se compose de trois parties :

A. D'une boîte en zinc remplie d'eau renfermant deux flacons

* Arch, de phyaioL^ octobre 1804.

* Arcb, de phyaioL^ juillet 1896.

analogues à celui décrit dans un mémoire précédent *, et dans lesquels on introduit les muscles mis en expérience (A, fuj, 1).

B. D'un système relié à ces deux flacons et permettant d'extraire pour l'analyse une partie du gaz de l'un ou de l'autre (B, fig, 1).

G. De deux tubes en Y, gradués, reliés aux deux flacons et l'onctionnant comme voluménomètres (G, %. 1).

A. — Four la description de ces flacons, voir mon mémoire précédent*. lisent la même capacité; les muscles sont placés dans ces

Fig. 1.

flacons ^^comme il a été dit dans ce mêmejnémoire), sur un châssis en argent. Une tubulure de chaque flacon est reliée au système B (%. 1), l'autre à un voluménomètre du système G.

Tous deux sont placés côte à côte dans une cuve en zinc remplie d'eau (%. 2). Quatre ouvertures percées dans deux parois opposées permettent l'introduction des flacons. Deux de ces orifices sont fermés par deux bouchons de caoutchouc ô, les deux autres par deux manchons de caoutchouc c ligaturés d'une part sur une tubulure /, d'autre part sur le tube métalli(|ue /. La boîte est fermée à la partie supérieure par un couvercle de zinc nmni d'un orifice o, permettant l'introduction d'un thermomètre T. On connaît ainsi exactement la

Arch. de physiol.y p. 476, juillet 18i)5.

température de l'eau de la cuve, et par suite du gaz contenu dans les flacons.

B. — Système destiné à f extraction du gaz des flacons. — Il se

Fig. 2.

compose d'un robinet à trois voies a {lig. 8) muni de trois branches ; deux d'entre elles j&, c, sont reliées aux tubulures m, m des flacons;

Fig. 3.

la troisième e est reliée au robinet a' ayant deux voies en L et quatre branches, c, /, li, /. La branche b communique avec une trompe /,

par un tube de caoutchouc; la branche /est coudée et communique avec un réservoir à mercure g^ en relation lui-même avec le réservoir k; la quatrième branche i est un tube à dégagement qui se rend sur la cuve à mercure j.

La clef du robinet a est percée de trois voies formant entre elles un angle aigu et deux angles obtus, de telle sorte qu'en la mettant dans les positions 1, 2, ou 3 (%. 4), on peut à volonté faire varier

PMitionl Potltk>n2 Positions

Fig. 4.

les communications entres les branches a, h et c. — ' En combinant le jeu de ce robinet à celui du robinet a', on voit (fig, 8), qu'on peut :

1* Établir la communication d'un seul ou des deux flacons à la fois avec la trompe ;

2** Établir isolément la communication du réservoir g avec l'un ou l'autre des deux flacons.

C. Voluménomètres. — A l'une des tubulures de chaque flacon est adapté un tube en U fonctionnant comme voluménomètre. L'une des branches b de ce tube s'ouvre librement à l'air, l'autre a porte à son extrémité supérieure un robinet c à trois voies en T, et muni de deux tubulures d et /. L'une de ces tubulures d est en communication avec l'air libre (ou avec un appareil générateur d'hydrogène) ; Fautre /, est en communication avec un des flacons contenant les muscles mis en expérience. La branche a porte deux graduations placées côte à côte, l'une en millimètres, l'autre en centimètres cubes et dixièmes de centimètres cubes. Les deux branches a et A ont exactement le même calibre. Le tube ain3i constitué est Axé par sa partie b sur la plaque g {fig. 5), l'extrémité k est reliée à une branche m d'un robinet à trois voies, par un tube de caoutchouc. L'autre voluménomètre est relié à la seconde voie n ; la troisième voie du robinet communique avec le réservoir à mercure R, qui, par suite de cette disposition, sert successivement à faire fonctionner les deux voluménomètres. Ces deux derniers sont immergés dans une cuve à eau (fig, 1) dont les parois sont formées par des glaces ; il y a en plus dans cette cuve : 1® un thermomèti'e très sensible ; 2® un fll à

plomb construit avec un crin de cheval très fin et destine^ à régler la position du réticule de la lunette.

Les lectures sont faites sur les voluménomètres à l'aide d'une lunette décrite dans un autre mémoire*. Elle est réglée do manière que les 100 divisions de Tare gradué correspondent à un dixième de centimètre cube.

La valeur du millimètre par rapport à Tare divisé est calculée une fois pour toutes; après chaque lecture, une correction est faite sur le chiffre obtenu.

Jô passerai sur les autres détails de construction de l'appareil, détails dont on se rendra suffisamment compte sur la figure 1.

Voici maintenant le manuel opératoire :

Les deux muscles étant extraits aseptiquement du corps sont placés dans les deux flacons. Les bouchons de ceux-ci sont lûtes extérieurement, puis les deux flacons placés dans la cuve en zinc destinée à les recevoir. Cette cuve est ensuite intercalée dans l'appareil. Les tubulures des flacons sont réunies à l'aide de tubes de caoutchouc, d'une part aux branches A, c du robinet a {Cig. 3), d'autre part aux branches horizontales des voluménomètres. Ces ligatures, dont une est représentée ici (%. 6), sont constituées par un tube de caoutchouc a maintenu à chaque extrémité par plusieurs tours de bande de caoutchouc b ; le tout est recouvert par un manchon de caoutchouc c, ligaturé à ses deux bouts et rempli d'eau. Toute rentrée d'air est ainsi rendue impossible.

Ces ligatures étant terminées, on établit les communications :

1* D'un flacon avec l'air extérieur, et de l'autre avec un appareil

Fig. 6.

Arch. do physiol.^ octobre 1895.

ArCH. DK PHYS., 5» SÉRIE. — VII.

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