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générateur d'hydrogène, à Faide des robinets à trois voies des voluménomètres ;

2* Des deux flacons avec la tubulure intermédiaire e (%. 8) puis avec la trompe t {flg, 7), cette dernière est ensuite mise en marche. On fait ainsi passer un courant d*air dans Tun des flacons, et un courant d'hydrogène dans l'autre*; quand on juge suffisant le balayage ainsi of>éré (au bout d'une heure et demie à deux heures) : !• On tourne le robinet a {ûg, 7 et 8) (sans arrêter le jeu de la trompe) de manière à établir la communication isolée du flacon

contenant l'hydrogène, avec la trompe, puis, lorsque le courant a passé quelques instants, on ferme sf et on arrête la trompe.

On n'a ainsi que de l'hydrogène dans la tubulure e; on fait alors communiquer cette dernière avec le réservoir ^, puis on abaisse k.

Une certaine quantité d'hydrogène pénètre dans le réservoir*. — Cela lait, on ferme «'(dans le sens de la flèche (%. 7); puis on fait communiquer ff et i, on élève i, et le gaz est chassé dans une cloche E, placée sur le mercure.

2® On élève le réservoir k légèrement au-dessus du niveau du robinet «', et on établit la communication entre e et g. Le mercure

pénètre dans la branche e, puis vient jusqu'au trait de repère d (fîg. 8) où on l'arrête en fermant le robinet a. Les deux robinets sont alors dans la position représentée par la figure 8.

8** On abaisse le réservoir k, et on fait communiquer isolément le

Fig. 7.

Fig. 8.

flacon rempli d'air avec g {fîg, 3). Le mercure de la branche e rentre en g avec une certaine quantité d'air. On tourne ensuite si pour établir la communication entre la trompe et le flacon. On fait passer à nouveau un courant d'air rapide pendant quelques instants, puis on répète pour ce flacon les mêmes opérations qui ont été pratiquées pour l'autre. Ensuite, on laisse la pression atmosphérique se rétablir dans le flacon, puis on ferme lo robinet du volnménomètre. Dans le

* Pendant le passage de ce courant, on chasse tout Tair d*un voluménomètre pour le remplacer par de Thydrogène, en élevant et abaissant le réservoir mobile.

• On a préalablement chassé l'air du réservoir g et du tube / (fig. 7), et tous deux ont été remplis de mercure.

flacon à hydrogène, la pression atmosphérique est établie à l'aide du voluménomètre coirespondant; l'horizontalité des niveaux du mercure dans les deux branches de ce dernier est établie à l'aide de la lunette, puis le robinet est fermé. L'appareil se trouve alors dans la position représentée par la figure 9.

Cette série d'opérations, bien que paraissant compliquée, se fait en quatre ou cinq minutes. Au moment où l'on ferme le robinet d'un voluménomètre, on note exactement Theure, la pression atmosphé-

Fig. 9.

rique et la température de l'eau de la cuve en zinc. Ces données diffèrent naturellement pour les deux flacons, car on laisse trente minutes d'intervalle entre le commencement de l'expérience dans chacun d'eux. On voit donc que, dans chaque flacon, le volume du gaz contenu entre les parties A et rf est connu avec exactitude, la capacité de cet espace étant aussi connue (mesurée au voluménomètre).

Les muscles sont laissés pendant vingirdeux heures en contact avec l'atmosphère des flacons. Au bout de ce temps, on procède :

1** A une extraction de gaz pour l'analyse ;

2* A la mesure de la variation de volume subie par le gaz des flacons ;

3* Au renouvellement de l'atmosphère du muscle.

Extraction du gaz pour fanalyse et mesure de la variation

de volume.

On commence par l'extraction de l'hydrogène. Le voluménomètre restant fermé, le flacon est mis en communication avec le réservoir gr (ûff. 8), après avoir baissé k au-dessous du niveau de rf*. Une certaine quantité d'hydrogène est recueillie en gr, puis chassée dans une

* On aspire plusieurs fois de suite une certaine quantité de gaz dans le réser^ voir g^ puis on le chai«se à nouveau dans le flacon, dans le but de bien mélanger au restant du gaz celui des portions capillaires*

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éprouvette placi'^e sur le mercure. On fait alors rentrer le mercure jusqu'au trait de repère d et on ferme le robinet a. On répète la même opération pour le flacon contenant de Tair. Gela fait, les robinets des voluménomètres restant toujours fermés, on met à la pression atmosphérique le gaz qu'ils contiennent, et on lit à la lunette la division à laquelle se trouve le ménisque de mercure. Cela fait, on ouvre les deux robinets des voluménomètres, puis on rétablit à nouveau la pression atmosphérique. On lit la nouvelle division oii est venu se placer le ménisque de mercure, et on note en môme temps la pression atmosphérique et la température de l'eau de la cuve en zinc.

La différence des deux volumes lus à chaque voluménomètre indique la valeur de la variation de volunje du gaz introduit primitivement dans le flacon correspondant. Cette variation de volume se compose :

1<» De la variation due aux échanges gazeux du muscle ;

2» De la variation due aux changements de température et de pression ;

3° De la variation due à l'extraction d'un certain volume de gaz pour l'analyse.

Cette dernière est connue et donnée très exactement par l'analyse. La variation totale de volume étant aussi connue, on arrivera à connaître, par les calculs suivants, le volume du gaz contenu dans un flacon à la fin de l'expérience :

1° De la variation totale de volume observée au voluménomètre, on retranche le volume du gaz analysé ramené à la température t et à la température H notées au moment des lectures. On obtient ainsi la variation de volume v due à l'ensemble des deux premières causes énoncées plus haut ;

2* Le volume du gaz introduit primitivement est ramené à la température i et à la pression H ;

3<» On ajoute à ce volume (somme algébrique) la variation de volume V calculée plus haut. Ou a ainsi le volume de gaz contenu dans le flacon à la fin de l'expérience, à la température / et à la pression H. On ramène ce volume à O et à 760 millimètres. A l'aide de la portion analysée, on trouve facilement la quantité d'oxygène absorbée par le muscle et d'acide carbonique produite.

Quant au volume de gaz introduit dans le flacon au commencement de rexpérience, on l'obtient facilement à 0*» et 760 millimètres, si l'on connait la capacité du flacon entre les points A et rf {Hg. 9) et si l'on a noté la pression et la température au début de l'expérience.

Pour mesurer la capacité du flacon, en tenant compte du muscle, des tampons de coton, etc., on se sert des voluménomètres. Je ne

parlerai que sommairement de cette opération qu'on trouve décrite dans les traités de physique : le flacon communiquant avec le voluménomètre, on amène le gaz à la pression atmosphérique, et on lit la division où le mercure vient affleurer (en ty fig. 10). Soit Vj le volume de cette masse gazeuse. Dans une deuxième opération, on met le gaz en dépression, et on lit la nouvelle division où vient affleurer le ménisque de mercure (en C).

Fig. 10.

D*aulre part, on mesure la hauteur CD de la colonne de mercure déprimante. Soit h cette hauteur et soit Vj le nouveau volume occupé par la masse gazeuse.

Si la pression atmosphérique H a été notée et si nous supposons qu'elle n'a pas varié entre les deux lectures (ce qui arrive toujours, l'opération durant en tout deux ou trois minutes), l'équation suivante nous donnera la valeur de V^.

Or, comme V^ = V| + >" {v étant la différence de volume BC constatée entre les deux lectures), on tire :

De cette valeur, on retranche la quantité OB donnée par la graduation du voluménomètre (%. 10), on connaît ainsi le volume du flacon depuis le trait de repère d jusqu'au 0 de la graduation du voluménomètre.

Dans une deuxième mesure, on calcule le volume de Tespace compris entre le robinet H et le 0 de la graduation ; cette quantité, retranchée de Vi nous donne le volume de la masse gazeuse contenue dans le flacon entre d et A, c*est-à-dire la capacité du flacon entre ces deux points.

Cetta mesure s'elTectue avec une grande précision, mieux que par n'importe quel autre procédé. Ainsi dans deux mesures successives de la capacité d'un môme flacon, j'ai obtenu les résultats suivants :

ce

Pi'emiére mesure 83,336

Deuxième mesure 83 ,348

Ce long exposé étant terminé, je vais donner le protocole d'une expérience.

Expérience (11 avril 1895). — Un chat est tué par section du bulbe à 2 heures. Aussitôt après la mort, on extrait aseptiquement à chaque membre postérieur le faisceau musculaire formé par les muscles demitendineux et demi-membraneux, muscles facilement isolables et qu'on détache exactement à leurs points d'insertion sur les os. Ces muscles sont placés dans les flacons stérilisés, puis intercalés dans Fappareil comme il a été dit; on fait chaque jour l'analyse du gaz qui entre dans les flacons, et l'analyse du gaz qu'on en extrait à la fin de l'expérience; l'expérience dure chaque jour pendant vingt-deux heures. Voici les résultats obtenus pendant les quinze jours qui ont suivi l'extraction des muscles :

Tableau

ÉCHANGES GAZEUX d'uN. MUSCLE EXTRAIT DU CORPS.

Jour.

■DSCLB PLACtf BiHf l'aOI.

Oxygène absorbé.

Aoide

carbonique

décagé.

MOtClB TLkCÉ

dans rhydrogène.

Acide

eari>onique

produit.

ec

4iî7 1,00 0,48 0,13 0,06

BirrtfaiRCB

de Tacide

carboniane

produit

dans Tair

et dans

I*hydrogène.

ce

Si nous représentons graphiquement ces résultats, nous voyons

1° Que Tabsorption d*oxygène et le dégagement d'acide carbonique par le muscle isolé du corps décroissent rapidement pendant les premiers jours, puis plus lentement pendant les jours suivants, pour devenir très faibles vers le 13* ou le 15* jour;

2** Que la quantité d*acide carbonique dégagée, plus considérable d*abord que la quantité d*oxygène absorbée, décroît plus rapidement que cette dernière, et devient plus faible qu'elle à partir du second jour.

2'* Que la quantité d'acide carbonique dégagée dans l'hydrogène décroît brusquement, et devient nulle à partir du 6* jour.

Dans une publication antérieure*, j'ai émis cette hypothèse, que peut-être, le muscle dégageait plus d'acide carbonique qu'il n'absorbait d'oxygène le premier jour, parce que, à ce moment, il entrait en rigidité, et qu'il se conduisait comme un muscle à l'état de travail. Cette hypothèse n'a plus sa raison d'être, d'après la série de faits que j'ai exposés *, et il devient évident que la seule raison qu'on puisse admettre est que, le premier jour, le muscle dégage la plus grande quantité de l'acide carbonique préformé dans son intérieur. Le fait devient du reste évident si, appliquant les principes exposés

' n^chercbes sur la respiration musculaire (Arcb. de pbysîol.t i9Qk).

dans un mémoire précédent *, on recherche les quantités d'acide carbonique dues à Taction de l'oxygène sur le muscle.

te:

Fig. 11.

A, courbe de l'acide carbonique d<^^agé dans l'air; B, courbe de Toxygènc

absorbé; C, courbe de l'acide carbonique dégagé dans Thydrogène.

Si, à l'aide de ces quantités, indiquées dans le tableau pré- Aï

mmm^

Af courbe de l'oxygène absorbé; H, Courbe de l'acide carbonique produit.

cèdent (diffJronco entre racido carbonique produit dans Tair et dans

• Recherches sur les échanges gazeux des muscles isolés du corps {Arch. de physioL, juillet 1895).

rhydrogène), et à l'aide des quantités correspondantes d'oxygène absorbées nous établissons deux courbes {flg, 12), on voit que le muscle absorbe toujours plus d*oxygène qu'il ne dégage d*acide carbonique.

Pour compléter cette expérience, j'ai remplacé, le 21* jour, l'hydrogène contenu dans Tun des flacons par de l'air, et j*ai laissé le muscle en contact avec ce dernier pendant vingt-quatre heures, puis j'en ai fait l'analyse au bout de ce temps. Le muscle a absorbé 0**,187 d'oxygène et dégagé 0*^,11 d'acide carbonique. J'ai parlé déjà, dans un mémoire antérieur*, de la signification de ce résultat.

* Recherches sur les échanges gazeux des muscles isolés du corps {Arch. de phyMiol , juillet 1895).

SUR L'ACTION ANTITOXIQUE DES ORGANES Par M. J.-E. ABCLOUt

(Travail du laboratoire de physiologie de la Faculté do médeciDe de Toulouse.;

On sait depuis les travaux de Schiff, Hégei% Lautenbach, Jacques, Roger... que le foie peut retenir certains alcaloïdes végétaux, nicotine, strychnine, etc., et qu'il faut pour tuer un animal une quantité plus considérable de poison quand on Tinjecte par un rameau de la veine porte que par une veine quelconque comme la veine jugulaire, par exemple. On sait enfin que des fragments de foie broyés avec une solution d'alcaloïde diminuent sa toxicité. Tous ces faits, exposés en détail par Roger dans sa thèse de doctorat et repris et développés par lui à propos de la strychnine dans un mémoire paru dans ces Archives (janvier 1892), sont bien connus et il n'y a pas lieu d'insister davantage.

Mais le foie n'a pas la propriété exclusive de retenir et de neutraliser les poisons. Beaucoup d'autres organes présentent aussi cette propriété, quoique à un degré très inégal. On peut même dire que le protoplasma de n'importe quelle cellule peut fixer une certaine quantité de substance toxique.

Déjà Héger a montré '(C R, de ÏAcad, des sciences, mai 1880) que si l'on fait circuler une solution de nicotine dans les vaisseaux de divers organes, il disparaît une certaine quantité de nicotine ; près de la moitié pour le foie, beaucoup moins pour le muscle, moins encore pour le poumon.

J'ai voulu comparer le pouvoir antitoxique de divers organes, placés exactement dans les mêmes conditions, vis-à-vis de deux substances toxiques à action nettement définie, la strychnine et le

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