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DÉGAGEMENT D*HYDRO «KNE ET D* AZOTE PAR LES MUSCLES

expériences ont été faites, je décrirai ici l'eudiomètre de précision de M. Ghauveau, instrument avec lequel ont été faites les analyses de gaz dont les résultats ont été publiés dans ce travail et dans plusieurs mémoires antérieui*s.

Cet instrument, dont Tensemble est représenté par la figure 1, est composé essentiellement des parties suivantes :

Fig. 1.

!• Un mesureur^ destiné à effectuer les mesures sur le gaz en expérience ;

2® Un laboratoire^ dans lequel s'effectue Tabsorption de Tacide carbonique et la combinaison de Toxygène à l'hydrogène par l'étincelle électrique ;

666 ' ' J. TissoT.

3* Un tuhe (Faspiration, destiné à amener le gaz à analyser dans le mesureur';

A"" Un robinet à trois voies rectangulaires (en T), permettant de faire communiquer ensemble les trois parties précédentes ;

5* Un comparateur^ destiné à effectuer automatiquement les corrections de température et de pression ;

6® Une lunette^ servant à faire les lectures de volume sur les tubes gradués.

Mesureur, — C'est un tube en Y, dont une branche A est graduée et reliée au robinet à trois voies R (%. 2). L'autre branche B s'ouvre

librement à Tair. La partie G du tube est fixée sur la plaque D, puis reliée par un tube de caoutchouc au réservoir à mercure E, lequel peut être élevé ou abaissé à l'aide d'une manivelle F. Le calibre intérieur du tube est de 8 millimètres environ ; dans la graduation, faite en demicentimètres cubes, les plus petites divisions ont sensiblement entre elles un écartement de 1 millimètre et représentent des vingtièmes de centimètre cube. Le 0 do Ifi graduation correspond au trait de repère 0*.

Laboratoire, — Il est constitué par un réservoir A (//gr. 3) en communication, d'une part, avec le robinet B par le tube G, d'autre part par le tube E avec le réservoir D rempli d'une solution de potasse ; enfin, en dernier lieu, avec le réservoir mobile à mercure F, par le tube G. Le réservoir à potasse D porte à sa partie inférieure un tube bifurqué dont une branche H sert à l'introduction de la potasse, et dont l'autre I communique avec le réservoir à mercure K mobile sur le plan incliné L. Les robinets M, N, P servent à établir ou à interrompre les communications.

* Le mesureur et le comparateur sont immergé^ dans une cuve à eau (voy. ûg. i). Par ce moyen, ou est sûr que les gaz contenus dans le mesureur et dans le comparateur sont à la m^me température.

DEGAGEMENT d'hYDROGÀNE ET D*AZOTE PAR LES MUSCLES. G67

Le tube C porte à sa partie inférieure un trait de repère r. Sur les côtés du réservoir A sont appliquées deux pièces métalliques ee, en relation avec deux fils de platine pénétrant dans Tintérieur du réser-

Fig. 3.

voir et destinés à la production de Tétincelle qui fera détoner lo mélange d'oxygène et d*hydrogène.

Tube d'aspiration, — Ce tube (R, %. 3), en relation avec le robinet à trois voies B, se rend à la cuve à mercure S. Son extrémité libre, amincie et recourbée, permet rextraction absolument complète du gaz contenu dans une cloche U de forme appropriée. La cuve à mercure S est en communication avec le réservoir T, qui peut être abaissé ou élevé, de manière à découvrir la pointe du tube aspirateur ou à rimmergor.

Comparateur. — C'est un tube en Y, semblable à celui décrit précédemment {mesureur) f mais dont une des branches A est fermée et dont l'autre B s'ouvre librement à Tair ; ce tube a exactement le

même calibre intérieur que le mesureur, et la branche A porte une graduation analogue à celle décrite pour ce dernier {/Ig. 4).

Dans la branche A, on a enfermé un volume d'azote pur tel que, si la pression atmosphérique était de O^jTôO * et la température 0*, le volume de ce gaz sec serait exactement de 5 cen-

Èj timètres cubes. Le volume occupé par

fi] B cette masse gazeuse à un moment quel-

I conque donne facilement la variation de

I volume subie par les 5 centimètres

cubes d'azote à la température et à la pression actuelles. I*es volumes du mesureur et du comparateur étant mesurés à la même température et à la pression atmosphérique, le volume du gaz analysé sera ramené à 0® et 0°,760 par un calcul très simple. Si, par exemple, le volume lu au comparateur est de 5**,4 ^'^- *• et le volume lu au mesureur 12 centi-

mètres cubes, on ramènera ce dernier à 0* et 760 millimètres en

efTectuant le calcul suivant

I^a correction de tension de la vapeur d'eau est faite en même temps que les corrections de température et de pression, les gaz contenus soit dans le comparateur, soit dans le mesureur étant toujours saturés de vapeur d'eau. Dans le comparateur, on a introduit, en même temps que l'azote, une très petite quantité d'eau qui comble l'espace angulaire compris entre la paroi de verre et le ménisque de mercure (%. 5). La même opération est faite à chaque analyse pour le mesureur.

Fig. 5.

Lunette, — C'est une lunette ordinaire portant un niveau N {fig, 6). Elle est supportée par deux pièces B et C appUquées sur la pièce D. Une vis E (fig. 7), fixée dans une pièce F qui permet de la manœuvrer, s'engage dans la pièce G sur laquelle elle se visse. La pièce D servant de point d'appui à la pièce F, on voit qu'en faisant tourner cette dernière, on élèvera ou on abaissera C et, par suite, Textrémité H de la lunette, l'autre extrémité K restant à peu près immobile. En tournant, la vis entraîne avec elle la pièce L mobile sur un arc A, divisé en 100 parties (en pratique, c'est la partie L' qui, poussée

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