partie L' {fig, 6) est déplacée de manière à
amener Taxe optique de la lunette à passer par
le sommet du ménisque, le chemin parcouru
sur Tare divisé indiquera la distance AB en
AC
unités égales à jrrr {fig 8). Or, dans la gradualuu
tion du mesureur et du comparateur, une di-
vision AC a la valeur de -t-. Donc une division
de Tare a une valeur de rrrr^Tr. Ainsi, les divi-
Fîg. 8.
sions de cet arc indiquent des demi-millièmes de centimètre cube.
Fig. 9.
L'axe optique de la lunette est donné par deux flls rectangulaires placés dans l'intérieur, Tun horizontal, l'autre vertical. Voici maintenant la manière d'effectuer les lectures :
La lunette étant placée sur le côté gauche de l'eudiomotre (%. 9), est dirigée vers un miroir E placé en arrière et dans lequel se reflètent les images du com- 7\ "^ parateur et du mesureur.
Les graduations de ces tubes ont été faites du côté du miroir, sur la face F. La lunette est d'abord mise horizontale à l'aide des vis A et B, puis elle est placée verticalement et l'axe optique amené le \)\\is près possible du ménisque de mercure au niveau duquel on veut faire la lecture.
Cela fait, en tournant légèrement la vis G, on amène facilement l'axe optique à coïncider avec le trait de graduation convenable (A, %. 8) ; puis, i>ar la manœuvre indiquée plus haut, on recherche la valeur de AB (%. 8).
En déplaçant la vis G, on modifie quelque peu l'horizontalité de la lunette, mais d'une quantité si faible qu'il est impossible d'en apprécier l'influence sur les lectures.
L'appareil nous étant connu, je vais décrire le manuel opératoire de l'analyse d'un mélange gazeux. Il faut, en premier lieu, mettre l'appareil en marche, ce qui consiste : 1** à remplir l'ampoule D d'une solution de potasse à 10 0/0
2» à disposer une petite quantité de cette solution sur le mercure de l'ampoule A ;
8** à remplir d'un gaz inerte et à la pression atmosphérique l'espace compris entre le trait de repère r et le robinet B.
Ges opérations s'effectuent de la manière suivante : on ajuste un tube de verre sur le tube de caoutchouc V, puis on le relève verticalement ; on fait communiquer le réservoir A avec l'extérieur par le robinet B, puis on verse de la potasse par le tube de verre après avoir ouvert le robinet M ; lorsqu'on juge que l'ampoule D en contient une quantité suffisante, on verse du mercure dans le tube, de manière à en remplir le caoutchouc et la branche H, et à éviter le contact de la potasse avec le robinet M. Gela fait, on ouvre N et on fait glisser le réservoir K le long du plan incliné L, jusqu'à ce que quel-
DEGAGEMENT D*HYDHOGÈNE ET D* AZOTE PAH LES MUSCLKS.
Pofiu'on 1
Pot'ttion 2
Potition 3
que peu de potasse ait pénétré dans le réservoir A ; il ne reste plus : 1** qu'à obtenir dans ce dernier un mélange d*air et d'hydrogène en proportions convenables, et à le faire détoner ; 2** à élever le réservoir F jusqu'à ce que la potasse vienne affleurer au trait de repère r . Ces deux opérations sont décrites plus loin.
L'appareil est ainsi prêt à fonctionner, les quatre robinets M, N, F, B, sont fermés. Le robinet B est dans la position 2 (%. 10).
Voici les opérations successives que l'on a à effectuer dans une analyse :
1"^ Transvasement du gaz à analyser dans le mesureur ;
2* Première mesure de volume ;
3* Transvasement du gaz du mesureur dans le laboratoire pour l'absorption de l'acide carbonique ;
4* Transvasement du gaz du laboratoire dans le mesureur ;
5" Deuxième mesure de volume ;
6** Introduction dans le mesureur d'une certaine quantité d'hydrogène;
7* Mesure de ce volume d'hydrogène ;
8« Passage de l'hydrogène dans le laboratoire ;
9** Détonation ;
10® Transvasement du résidu du laboratoire dans le mesureur ;
H® Mesure du résidu.
Toutes ces opérations peuvent être ramenées à trois. Il sufHt de décrire les manœuvres 1, 8 et 4 pour connaître la manière d'effectuer une analyse.
A. — Introduction du gaz à analyser ou de V hydrogène servant
à l'analyse.
Je ne ferai qu'indiquer sommairement les opérations consécutives à effectuer :
Immerger la pointe du tube aspirateur ;
Elever le réservoir du mesureur jusqu'au niveau du sommet du tube, le robinet R étant dans la position 1 {fig, 10) ;
Fermer ce robinet (position 2, tig. 10), lorsque le mercure sort par la pointe du tube aspirateur ;
Placer sur ce dernier la cloche contenant le gaz à analyser, comme le montre la figure 3, puis découvrir la pointe du tube aspirateur en abaissant T ;
Mettre le robinet B dans la position 1 et abaisser progressivement le réservoir du mesureur jusqu'à ce qu'on ait la quantité voulue de gaz ou la totalité du contenu de la cloche ;
Laisser pénétrer, à la suite du gaz, le mercure dans le tube aspirateur jusqu'au robinet et fermer celui-ci (position 2) ;
Ouvrir doucement le robinet et manœuvrer en même temps le réservoir du mesureur, de manière à faire arriver le mercure au trait de repère correspondant au 0 de la graduation du mesureur ;
L'affleurement étant étabH, mettre le robinet en position 2 ;
Mettre le gaz à la pression atmosphérique en manœuvrant le réservoir du mesureur et déterminant l'affleurement exact des sommets des deux ménisques, au fil horizontal de la lunette ;
Lire le volume. Lire immédiatement après le volume du comparateur en ayant soin de répéter auparavant la manœuvre précédente,
B. — Transvasement du gaz du mesureur dans le laboratoire.
Elever le réservoir du mesureur pour mettre le gaz en pression assez forte ;
Ouvrir le robinet B (position 1) et le fermer (position 2) au moment où le mercure a rétrogradé jusque vers lui ; Mettre le robinet B dans la position 3 ;
Ouvrir le robinet P {fîg, 3). Le gaz pénètre dans le laboratoire et
le mercure s'abaisse dans celui-ci.
On élève alors progressivement le ■■■■^^ réservoir du mesureur jusqu'à ce que le mercure arrive à la partie supérieure du tube.
Si l'on cherche à absorber l'acide
carbonique, il faut déterminer la
rentrée du gaz dans le mesureur,
puis le chasser à nouveau dans le
J>>j^^ ( fl 1 ^x<*^ laboratoire. Cette manœuvre, répétée
^*>rçQ I — }sr^<^ plusieurs fois, a pour but de bien
BHB mélanger le gaz contenu dans les
^^^ tubes de communication avec celui
'^' * du laboratoire, et de déterminer
ainsi une absorption complète de l'acide carbonique.
Si c'est l'hydrogène qu'on transvase dans le laboratoire, on le refoulera complètement dans celui-ci et on fera arriver le mercure jus-
DÉGAGEMENT d'hYDROGÂNE ET D*AZOTE PAR LES MUSCLES. 673
qu'en a (ttg. H) à une petite distance du coude formé par le tube b. On met ensuite le robinet B (%. 3) en position 2 ; avant de faire passer Tétincelle, il faut ouvrir le robinet P et, par Tintermédiaire du réservoir F, mettre en dépression de quelques centimètres do mercure le gaz du laboratoire.