‹ Archives de physiologie normale et pathologique (volume 4)Chapitre 47 sur 257 · OL • C · texte numérisé non relu

OL • C

ttl

Repos. Accomm.

A, méridien vertical.

Bepos. Accomm.

B, méridien horizontal.

Fig. 5 (Homatropine). — Formes sous lesquelles apparaît la ligne de Toptomëtre lorsque je regarde à travers le groupe de trois fentes : A, dans le méridien vertical; B, dans le méridien horizontal. — B, signifie en bas; H, en haut; N, nasal; T, temporal; 0, 0, place de l'oeil (droit).

La ligne ata appartient dans la figure A à la partie supérieure, dans la figure B à la partie temporale de la pupille. Dans la figure B (repos), les intersections se trouvent, par une erreur de dessin, trop en bas.

comprendre, il faut se rappeler qu'au delà de Tentreci^oisement, la position des lignes correspond à celle de la partie pupillaire à laquelle elles appartiennent, tandis que c'est le contraire en deçà de Tentrecroisement. Dans la figure 5 A, la ligne a a correspond ainsi à la partie supérieure de In pupille, dans la figure 5B à la partie temporale. La figure 5 A montre

* Quelquefois le point d fait un petit mouvement insignifiant vers Tobservateur. Au point p les lignes semblent au contraire quelquefois montrer une légère tendance à s'écarter un peu. Quoique je n'ai pas réussi à mettre cette dernière observation hors de doute, je n'ai pourtant pas voulu la passser sous silence, pensant qu'un autre observateur pourrait peut-être arriver à la constater, une fois l'attention attirée là-dessus. Si elle se vérifiait, ce serait la seule trace d'une accommodation négative.

CHANGEMENTS DE l'œIL PENDANT L*ACCOMMODATION. 167

en étal de repos (à Tintersection des lignes a a et Ai») une hypermétropie de 0,2 D pour la partie supérieure et (à Tintersection des lignes bb et ce) une myopie de 2,2 D pour la partie inférieure de la pupille. Pendant Taccommodation, la réfi*action de la partie supérieure augmente de 0,7 D, celle de la partie inférieure de 2.3 D. Le méridien horizontal {f!g. 5 B) montre une myopie de 1 D pour la partie nasale et de 2 D pour la partie temporale. Pendant Taccommodation, la réfraction de la partie nasale augmente de 1 D, celle de la partie temporale de 2 D. Les chiffres diffèrent <le ceux du tableau contenant les mesures de mon œil, pour des raisons analogues à celles pour lesquelles on trouve une autre réfraction avec les deux fentes étroites, placées périphériquement, qu'avec la bande large.

L'asymétrie en état de repos coïncide avec la direction en bas et en dehors du sommet de la cornée (Fangle a). L'axe du cristallin a la même direction et, suivant toute probabilité, le sommet de Thyperboloïde de la surface antérieure accommodée coïncide avec cet axe, ce qui rend en partie compte de l'asymétrie de l'accommodation ; mais la grande différence entre l'accommodation de la partie supérieure et inférieure de la pupille tient surtout à la petite descente du cristallin vers la fin de l'accommodation *, qui porte la partie la plus réfringente (le sommet de l'hyperboloïde) en bas. L'optique de l'œil ne s'améliore pas par l'accommodation ; au contraire, ce sont les parties les plus réfringentes qui accommodent le plus.

IIL Changement des cercles de diffusion. — L'expérience avec le cercle de diffusion est la plus facile à exécuter de toutes celles que je décris ici. A cause de sa simplicité, elle aurait, il y a déjà longtemps, pu attirer l'attention dans la direction de l'explication juste du mécanisme de l'accommodation. Elle est fondée sur Taspect d'un point lumineux éloigné pendant l'accommodation.

L'observation réussit le mieux si Ton dilate la pupille avec de la cocaïne ou de rhomatropine et si Ton rend l'œil légèrement myope, de façon que le point lumineux apparaisse déjà en état de repos comme un cercle de diffusion. Pendant l'accommodation on voit ce cercle augipenter un peu; en même temps on remarque que son éclat se concentre vers la périphérie, de sorie qu'on voit comme un anneau lumineux entourant un disque plus sombre. Si la pupille est bien dilatée et l'amplitude d'accommodation pas trop grande, l'augmentation de grandeur est peu considérable, on ne voit guère que le changement de la distribution de l'éclat (%. 6, 7).

On essaie de bien se rappeler la grandeur de cette augmentation et, tout en maintenant l'œil en état de repos, on place devant lui un verre

' Voir mon article : Note sur un changement jusqu'à présent inconnu que subit le cristallin pendant raccommodation (Arch, de physiol.j janvier 1892).

168 TSCHERNING.

convexe dont la force est égale à Tamplitude de raccommodation. On verra alors le cercle de diffusion augmenter deux ou trois fois plus que dans le cas précédent. La différence est beaucoup trop grande pour pouvoir être attribuée à la contraction accommodative de la pupille, ni à la pe-

Fig. 6 (Homatropine). — a, cercle de diffusion de mon œil di*oit en état de repos, regardant un point lumineux éloigné; b^ le même pendant un effort d'accommodation de 2,5 D; c, le même, l'œil regardant, en état de repos, à travers une lentille convexe de 2,5 D.

Pendant l'accommodation la lumière se concentre vers les bords du cercle et celui-ci augmente un peu, mais bien moins que lorsque l'œil, en état de repos, regarde a travers une lentille convexe dont la force est égale à l'amplitude de l'accommodation. Les mêmes phénomènes sont visibles sur la figure 7.

tite influence de la position du verre en avant de l'œil. En même temps on remarque qu'on n'a pas la distribution d'éclat particulier au cercle de diffusion de Tœil accommodé.

L'explication de ces faits est facile si Ton se âgure la pupille divisée en zones concentriques ; à chacune de ces zones conrespond une zone du cercle de diffusion. La plus périphérique de ces dernières n'augmente guère, puisque la zone correspondante de la pupille n'accommode que très peu. Les zones intérieures augmentent, au contraire, et viennent en partie coïncider avec la zone extrême d'où vient la concentration de la lumière vers la périphérie.

L'observation de mes cercles de diffusion confirme ce que j'ai dit sur Tasymétrie de mon accommodation. Pendant l'accommodation, le cercle de diffusion se dilate presque exclusivement en bas et en dehors. En état de repos, la lumière est concentrée vers la partie supérieure correspondant à la partie supérieure de la pupille, qui est à peu près emmétrope ; mais, pendant l'accommodation, la pupille étant dilatée, je vois bien l'anneau lumineux entourant le disque plus sombre. L'éclat de l'anneau reste pourtant toujours plus faible en bas.

IV. Changement aberroscopique. — Ce dernier chan*gement est peut-être le plus frappant de ceux que j'ai mentionnés ici. D'autant plus frappant que l'accommodation est forte. Il est plus facile à

Page 1